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John Lee HOOKER - Endless Boogie (1971)
Par MANIAC BLUES le 20 Janvier 2009          Consultée 2138 fois

Au début des années soixante-dix, le blues-rock jouit d’un franc succès. Des groupes comme les Canned Heat ou les Ten Years After sont adulés depuis leur performance au festival de Woodstock. John Lee Hooker a toujours su s’adapter aux modes. Il réussit sans peine à s’insérer dans la scène blues-rock californienne. Il enregistre alors le fameux album Hooker'n'Heat avec les Canned Heat. Confortablement installé dans le paysage musical de San Fransisco, John Jee Hooker continue dans la même voie avec Endless Boogie. Les jeunes raffolent de morceaux s’étirant sur des longueurs interminables, dépassant parfois les dix minutes : les musiciens ne se privent pas en effet d’exhiber tout leur talent dans de longues et infinies improvisations. C’est l’un des phénomènes de mode hérité du rock psychédélique des années soixante, mode qui commence d’ailleurs à s’essouffler.

John Lee Hooker n’aime pas jouer ces boogies interminables, mais il n’a pas vraiment le choix : il doit plaire. En effet, dans le milieu du blues, on peut vite sombrer dans l’oubli, ce qui faillit lui arriver d’ailleurs dans les années quatre-vingts. Endless boogie dure plus de soixante-dix minutes pour onze titres, ce qui est vraiment inhabituel pour un album de John Lee Hooker. Plus court, beaucoup plus court, ce disque aurait pu être très bon mais malheureusement l’ennui s’installe vite. Une autre caractéristique frappante est le nombre considérable de musiciens. John Lee Hooker n’a pas vraiment pour habitude d’être entouré d’une cohorte de batteurs, bassistes, guitaristes, pianistes.

En fait, Endless boogie ressemble parfois fort à une « jam session » ; celles-ci étaient monnaie courante à l'époque. Si vous avez toujours rêvé d’entendre John Lee Hooker se frotter à des musiciens de la trempe de Steve Miller ou encore Carl Radle dans l’art de l’improvisation, vous adorerez tout particulièrement des titres comme « Pots on, Gas On High » ou « Endless Boogie Parts 27 and 28 » : John Lee Hooker ne manque pas d’humour dans l’intitulation de ce classique de son répertoire ! Il faut dire que qu’il l’avait déjà enregistré quelques mois auparavant avec les Canned Heat.

Des titres comme « Standin’ at the crossroads » ou encore « Doin’ the shout », un peu brouillon quand même, réussissent à rompre la monotonie qui finit inévitablement par s’installer. John Lee Hooker rend également hommage à Jimi Hendrix et Janis Joplin, décédés tous les deux peu de temps auparavant, avec « Kick hit 4 Hit Kix (Blue for Jimi and Janis) » où la présence d’un piano électrique rend l’atmosphère appréciable.

Enregistré en trois jours à San Fransisco, Endless Boogie sans être mauvais donne tout de même l’impression d’avoir été bâclé. John Lee Hooker semble parfois un peu noyé autour d’une masse de musiciens. Comparé aux albums des années soixante, Endless Boogie qui manque un peu de personnalité est loin d’être essentiel dans la discographie de John Lee Hooker.

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1. (i Got) A Good’ Un
2. House Rent Boogie
3. Kick Hit 4 Hit Kix (blues For Jimi And Janis)
4. Standin’ At The Crossroads
5. Pots On , Gas On High
6. We Might As Well Call It Trough(i Didn’t Get Marri
7. Doin’ The Shout
8. A Sheep Out On The Foam
9. I Don’t Need No Steem Heat
10. Sittin’ In My Dark Room
11. Endless Boogie Parts 27 And 28



             



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