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TECHNO/AMBIENT  |  E.P

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Bradley STRIDER - Bradley's Robot (1993)
Par SASKATCHEWAN le 23 Janvier 2009          Consultée 1509 fois

Richard D. JAMES, ou le type qui utilise sept pseudos différents la même année pour sortir ses disques. Il n’a même plus l’excuse des labels, puisqu’à l’époque (1993), il n’officie plus que sur Rephlex et Warp ; ni même l’excuse du genre pratiqué, puisque la musique proposée varie peu entre les divers pseudos. Alors pourquoi cette étrange lubie ? Tout simplement pour brouiller des pistes déjà bien gadoueuses, et, accessoirement, assurer la pérennité de deux labels prometteurs mais fragiles. En effet Warp, au début des années 90, ne peut compter que sur LFO et NIGHTMARES ON WAX, avant le lancement de sa série Artificial Intelligence, qui assurera la mainmise du label sur la scène de l’électro expérimentale. Plus encore, Rephlex, fondé en 1991 par Richard D. JAMES et Grant WILSON-CLARIDGE, dépend essentiellement des différents pseudos du premier larron, les deux seuls autres artistes du label étant inconnus à l’époque. Le prolifique DJ Cornouaillais constitue donc une véritable aubaine pour ces deux structures naissantes, chacune de ses sorties étant synonyme de vinyles en rupture de stocks.

Le pseudo de Bradley STRIDER, utilisé une seconde fois en 1993 pour l’EP Bradley’s Robot, ne semble pas avoir d’autre fonction que de permettre au tout jeune label Rephlex de sortir ses premiers LP. Comme sur Bradley’s Beat, Richard D. JAMES semble avoir pioché dans son stock de vieilles cassettes pour dénicher les quatre morceaux du vinyle. Ces fameuses cassettes, vraisemblablement enregistrées à partir de la fin des années 80 jusqu’au début des années 90, semblent avoir constitué la source principale des nombreuses sorties du Cornouaillais jusqu’au Selected Ambient Works Volume 2, ceci expliquant la parenté que l’on peut établir entre les différents pseudos. Ces mêmes pseudos qui, paraît-il, n’étaient rien d’autre que les noms de ces différentes cassettes, réutilisés pour les sorties « officielles ».

Bradley’s Beat n’était vraiment pas terrible, Bradley’s Robot sera « tout juste moyen ». Pourtant l’EP recèle deux bons morceaux sur sa Face B, un peu monotones certes, mais sympathiques. Le premier possède une mélodie éthérée dans le plus pur style Ambient Techno, tandis que le second ressemble beaucoup à un remix de « Quoth », sorti la même année (cf. POLYGON WINDOW), avec peut-être un aspect tribal à la Digeridoo (cf. APHEX TWIN) en plus.
La Face A, quant à elle, se révèle beaucoup moins intéressante. La première piste est un morceau de Techno étrange, que l’on croirait joué à la cithare ; avec à la clé l’impression de se promener dans une jungle luxuriante, comme sur l’Analogue Bubblebath Vol. 4 (cf. AFX). La deuxième piste est un morceau Ambient Techno somme toute très classique parcouru par quelques fioritures synthétiques ; rien de très emballant si on le compare à des compositions du même genre chez APHEX TWIN et AFX (« .000890569 » sur l’Analogue Bubblebath Vol. 3 par exemple).

Bradley’s Robot, comme son prédécesseur, s’en va rejoindre la petite troupe de sorties anodines made in Cornouailles. En 1993, le talent de Richard D. JAMES se trouve plutôt sur Warp, avec des sorties comme On, Quoth et Surfing On Sine Waves.

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