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ACID HOUSE/IDM  |  STUDIO

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1991 Frequencies
1996 Advance
2003 Sheath
 

- Style : Phuture
- Style + Membre : Afx/lfo

LFO - Frequencies (1991)
Par SEIJITSU le 19 Septembre 2009          Consultée 1782 fois

Je me suis toujours posé une question très importante lorsque j’écoutais un disque datant de Mathusalem : peut-on apprécier à sa juste valeur un album sorti à une époque révolue que l’on n’a pas connue ? Surtout si le disque en question a vieilli ?
Cette question je me la suis posée à de nombreuses reprises en écoutant ce Frequencies de LFO, le disque culte de ce groupe pour pas mal de fans d’Acid House et d’IDM.
LFO est d’ailleurs un grand nom de « l’intelligent techno » et il fait parti des pionniers du genre avec Aphex Twin. Car si ces derniers sont dotés d’une réputation à faire rougir le petit DJ de comté, c’est tout simplement parce qu’ils ont provoqué une révolution du milieu électronique en leur temps, tout en permettant de créer de nouvelles bases pour l’avenir.
Pour en revenir à LFO, Frequencies réinvente tout simplement la techno. Le groupe utilise une base acid house certes, car très en vogue au début des années 1990, mais ces derniers, malgré le groove prédominant sur ce disque, expérimentent et triturent des morceaux régulièrement soutenus par de douces nappes de claviers planantes, tout en les mélangeant à des beats virevoltants et agressifs.

C’est donc un disque parfaitement ancré dans son époque et malheureusement, les effets du temps ont parfois tendance à le marginaliser, en raison de sonorités cheap et d’une mentalité adolescente très immature et insouciante. N’oublions pas que les raves party sont encore autorisées à l’époque, il est donc tout à fait normal de ressentir beaucoup de naïveté dans les arrangements et les sons qui composent ces titres.
Une philosophie d'ailleurs totalement opposée à l’album qui suivra et qui peut être résumée en une phrase comme : "on expérimente mais on reste dans l’esprit de la déconne". Le seul disque qui pourrait se rapprocher de cet état esprit tout en étant sorti à la même époque est sans aucun doute Experience de Prodigy.

Néanmoins malgré son côté old school, ce disque reste une merveille. Et pourquoi donc je vous prie ? Tout simplement parce que le groupe nous pond des hymnes et des morceaux intelligents qui s’écoutent aussi bien dans son fauteuil que sur le tarmac d’un aéroport lors d’une rave party plus ou moins légale.
Les sonorités acides, malgré leur côté parfois vieillot, se révèlent furieusement addictives avec le temps et donnent du caractère à cet album. Les kicks de caisse claire vous lobotomisent le cerveau et les bip-bip et autres sons extraterrestres vous envoient au-delà du septième ciel !

Pas convaincus ? Il vous suffit pourtant de jeter une oreille (n’oubliez pas de la récupérer par contre, hahaha *PAF*) sur les deux gros tubes de l’album que sont l’acide « LFO » et le brûlant « We Are Back ». Et il ne faut pas oublier non plus d’autres morceaux moins connus mais tout aussi géniaux comme « Nurture », « Tan Ta Ra » et ses clochettes obsédantes, « You Have to Understand » et « Love is the Message », dont les voix typiquement dance ne me provoquent même pas de nausées, en raison d’une belle variété de sons et de nappes de claviers joyeuses et douces qui tiennent la route.
Difficile donc de ne pas remuer sur sa chaise en écoutant de telles tueries, d’autant plus que le groupe nous sort également de son chapeau magique des titres précurseurs de l’IDM. Une techno posée qui ne se danse plus vraiment, comme un « Simon from Sydney » tout droit débarqué d’une autre dimension, l’étrange « El Ef Oh! », l’ambient spatial de « Think a Moment » et la quatorzième et dernière piste sans nom ambient elle aussi.

Frequencies est donc une onde sonore qui nous arrive en plein cortex et qui prouve que malgré un son typiquement ‘90s’, un disque d'électro est encore capable de nous faire rentrer dans son délire. Un délire que je n’ai d’ailleurs jamais connu étant donné mon jeune âge, mais qu’importe, car il existe une poignée de disques qui dès leur intro nous donnent l’intuition que nous écoutons le bon disque et que la suite sera tout aussi extraordinaire, voire même plus. Ce premier effort de LFO en fait évidemment parti, il vous suffit d’écouter le message vocodé de cette fameuse intro qui nous dit : "Brian Eno, Tangerine Dream, Kraftwerk, Depeche Mode and the Yellow Magic Orchestra, this album is dedicated to you."
Tout en revendiquant l’influence de leurs idoles et en leur rendant hommage, Mark Bell et Gez Varley inventent à eux deux tout un mouvement avant-gardiste qui aura de beaux jours devant lui.
Ils sont forts ? Oui, très fort.

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   SEIJITSU

 
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- Mark Bell (arrangements électroniques)
- Gez Varley (arrangements électroniques)


1. Intro
2. Lfo
3. Simon From Sydney
4. Nurture
5. Freeze
6. We Are Back
7. Tan Ta Ra
8. You Have To Understand
9. El Ef Oh!
10. Love Is The Message
11. Mentok 1
12. Think A Moment
13. Groovy Distortion
14. Track 14 (sans Nom)



             



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