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- Membre : The National

CLOGS - The Creatures In The Garden Of Lady Walton (2010)
Par STREETCLEANER le 3 Avril 2010          Consultée 1397 fois

CLOGS est un groupe formé de musiciens originaires des Etats-Unis et d’un australien (Padma Newsome), cette formation étant emmenée par Bryce Dessner qui officie, par ailleurs, dans le groupe The National, au registre plutôt rock / post-punk revival, et dans lequel collabore également Padma Newsome. L’ensemble des musiciens est de formation classique et ceux-ci se sont rencontrés, pour la plupart, à la fin des années 90 lors de leurs études à la Yale School of Music. On a parfois classé CLOGS comme étant un ensemble de musiciens classiques jouant dans un esprit de rock indépendant.

The Creatures in the Garden of Lady Walton est le cinquième album du groupe. Il suit de peu un EP dénommé Veil Waltz, sorti cette année, mais ce sont quatre années qui séparent cet album du précédent Lantern (2006), qui avait été très bien reçu par la critique.

CLOGS développe une musique contemporaine (musique de chambre d’avant-garde, ou musique néo-classique serait peut-être un meilleur indicateur) plutôt minimaliste, mélodique, parfois folk, et qui trouve aussi sa richesse dans la diversité de ses influences (musiques du monde -indienne principalement- jazz, post-rock). Essentiellement instrumentale, la musique est ici rehaussée de la présence d’une chanteuse classique (Shara Worden – que l’on connaît dans My Brightest Diamond - et qui est soprano) quand ce n’est pas Padma Newsome lui-même qui chante. D’ailleurs, c’est lui qui a écrit les compositions alors qu’il résidait en Italie, au milieu d’un jardin botanique.

Ce cinquième album, au nom digne d’un conte ou d’une nouvelle (les créatures dans le jardin de Madame Walton), nous invite à parcourir un jardin. Celui de Lady Walton, dans lequel il serait apparemment possible de rencontrer quelques créatures. Peut-être des créatures étranges. En tout cas, dans le cas présent, ces créatures ne sont pas effrayantes, loin de là. Si l’album s’ouvre de manière un peu particulière sur des chants polyphoniques et des chœurs quasi-religieux (« Cocodrillo »), l’ensemble délivre des ambiances très sereines, très calmes, mélancoliques, nostalgiques aussi, des moments très beaux et agréables à l’oreille. C’est un jardin verdoyant dans lequel on nous propose de nous balader. Lentement, plutôt très lentement, afin de profiter au mieux des songes apaisants qu’il nous suggère. La nature qui s’offre à nous n’est pas simplement visuellement belle, elle fait appel à tous les sens. Et ce jardin est sans doute aussi un jardin de senteurs. Difficile d’y résister, surtout si l'on s’y allonge. On sera littéralement happé par sa magie. On s’échappe pendant quelques instants à la gravité terrestre pour gagner les abords d’un monde léger, insouciant, éthéré, dans lequel on vivrait au rythme de la nature.

Après avoir franchi une porte d’entrée (« Cocodrillo ») qui se veut un peu folle et bizarroïde, on voit le jardin se dessiner peu à peu devant nous (« I Used to Do »), un peu à la manière d’une balade enchanteresse, car il y a de la gaieté et de l’insouciance dans cette guitare. La suite se fait encore plus intéressante sur « On the Edge » où apparaît la soprano dans une espèce de pièce surréaliste inspirée de la musique folklorique indienne. Un beau moment qui se prolonge sur « Red Seas », une superbe ballade à la guitare acoustique et chantée très mélodieusement, un morceau dans lequel interviennent également des percussions, et qui voit l’intensité monter brièvement dans ce cheminement avec, également, « Adages of Cleansing », un titre certes très calme mais qui comporte quelques instants plus chaotiques en son milieu. Mais le plus beau passage reste sans doute « The Owl of Love », un morceau plus typé musique classique période "Renaissance", joué à la guitare, laquelle accompagne la soprano pour nous transporter dans la partie du jardin où les contours d’un château commencent à se profiler derrière les arbres. Des instants là encore, calmes et mélancoliques, de toute beauté. Comme les superbes arpèges de « Last Song » qui nous envoient côtoyer l’esprit d’un DEAD CAN DANCE nostalgique et triste pour des émotions sacrément prenantes.

Cet album est finalement une balade sereine, magique, légèrement surréaliste, pleine de charmes et de romantisme. On vient de voyager à peu de frais dans un monde où l’on peut se reposer au milieu de la nature. Un monde enchanteur qui s'offre à nous, un peu comme si on ouvrait une parenthèse dans notre espace-temps pour rêver quelques instants. De beaux instants...

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- Padma Newsome (chant, violon, mélodica, piano)
- Bryce Dessner (guitare, ukulele)
- Rachael Elliott (basson, mélodica)
- Thomas Kozumplik (percussions)
- Invités :
- Shara Worden (soprano, chant sur les titres 1,3,5,6,9, 10)
- Sufjan Stevens (chant sur le we were here)
- Matt Berninger (chant sur last song)


1. Cocodrillo
2. I Used To Do
3. On The Edge
4. Red Seas
5. The Owl Of Love
6. Adages Of Cleansing
7. Last Song
8. To Hugo
9. Raise The Flag
10. We Were Here



             



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