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Buddy HOLLY - The Chirping Crickets (1957)
Par ERWIN le 13 Juillet 2010          Consultée 1506 fois

Dans la lignée des pionniers initiateurs du Rock’n’roll, nous attaquons ici la courte discographie d’un personnage attachant et dont la vie fut courte, telle celle d’un héros romantique : Charles Hardin Holley, dit "Buddy Holly". Sa postérité est parvenue jusqu’à nous malgré le faible nombre de chansons qui nous sont parvenues. Elle est cependant vivace tout comme sont vivaces les mythes entourant la destinée du chanteur guitar-hero de Lubbock, Texas. C’est ainsi que, pour l’éternité, Holly symbolise le jeune américain moyen, une espèce de Clark Kent au quotidien, qui n’aurait besoin ni de cape ni d’enlever ses lunettes pour se transformer en Superman. Autre détail qui a son importance, il est accompagné par les Crickets… Quand je vous dirai qu’un petit groupe de Liverpool s’est appelé les « Beatles » en l’honneur des Crickets, et que c'est Paul McCartney, son fan numéro 1, qui détient aujourd'hui les droits des chansons de Buddy Holly, vous saisirez mieux l’importance du combo pour les générations suivantes : comme les Crickets chantaient tous, les Beatles en ont fait autant. Tout cela laisse rêveur.

Les Crickets sont aussi le premier groupe à populariser l’ensemble orchestral composé de deux guitares, d’une basse et d’une batterie. Nous nageons donc dans la grande cosmogonie du Rock’n’Roll, sur des sentiers non balisés, mais ô combien essentiels.

« That’ll Be the Day » est le plus grand succès qu’eut Holly pendant sa courte vie, il atteignit d'ailleurs la place de numéro 1 du Billboard américain. Toujours surprenant d’entendre le chant moqueur et si personnel de ce jeune homme qui ressemble plus à un premier de classe binoclard qu'à un rebelle pionnier du Rock. Ce morceau comporte un chouette solo de guitare et des rythmiques appuyées très modernes pour l’époque, que l’on peut rapprocher du travail effectué par Eddie Cochran dans ces même années de gloire. Précisons que le titre de la chanson provient d’une réplique de John Wayne dans « La prisonnière du désert » en 1956.

« Oh Boy » est l’archétype des standards créés par Buddy Holly. On y ressent la grande influence de ses racines texanes, des gimmicks countrysants y apparaissent en permanence. Mais les grandes innovations sont présentes : une guitare solo positionnée en avant, et cette voix agressive tout en restant juvénile. Le rythme dépote sec.

La rythmique de « Not Fade Away » est avant gardiste même si les jeunes gens n’ont pas réellement encore compris que la formule magique n’est plus éloignée du tout. Un embryon des futurs standards du Rock’n’roll. « Maybe Baby » sonne très moderne, la batterie donne au morceau un beat agressif et rentre-dedans. Alors que « Tell Me How » est entraînante à souhait, et présente des ingrédients festifs.

Malgré des influences diverses allant du Blues au Gospel en passant par la Country, on peut légitimement affirmer que Buddy Holly et les Crickets jouent le Rock’n’Roll le plus blanc qui soit, ce qui n’a rien de péjoratif, il s’agit seulement d’un élément culturel de la puritaine Amérique des années cinquante.
Les solos déjà techniques et élaborés de « I’m Looking For Someone To Love » prouvent déjà toute la versatilité du jeune musicien, même s'il faut admettre que son niveau technique n‘atteindra jamais celui d'Eddie Cochran, de Cliff Gallup, ou de James Burton.

Je suis moins fana des tentatives de l’échalas brun sur les slows malgré une atmosphère digne de Noël : « It’s Too Late » est aujourd’hui vraiment datée, ce qui lui donne aussi un petit air suranné pas si désagréable. C’est aussi le cas de « Send Me Some Lovin » sa sister ship… On a même du mal à les distinguer l’une de l’autre. Je ne vous conseillerai donc pas les slows de Holly pour emballer vos soupirantes.
« An Empty Cup » vous plongera sans pitié dans le monde des 50’s, dans ce que ces années de gloire auront fourni de plus inconsistant, mais tel n'est pas le cas du très joli solo de guitare exécuté par Buddy sur ce titre. « Last Night » est à peine plus supportable, les chœurs des Crickets y touchent au ridicule.

Note réelle : 2.5 arrondie à 3 pour les multiples raisons historiques qui font de ce disque un précurseur et une bible pour les jeunes d’alors.

Admettons que ce matériel a, excepté les deux titres classiques, plutôt mal passé le cap du temps. Il est néanmoins indissociable d’une période charnière de l’histoire du rock, une époque ou tout était création et innovation. A ce titre The Chirping Crickets est exemplaire.

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   ERWIN

 
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- Buddy Holly (chant , guitare)
- Jerry Allison (batterie)
- Larry Welborn (basse)
- Nicky Sullivan (guitare rythmique)


1. Oh Boy
2. Not Fade Away
3. You’ve Got Love
4. Maybe Baby
5. It’s Too Late
6. Tell Me How
7. That’ll Be The Day
8. I’m Looking For Someone To Love
9. An Empty Cup
10. Send Me Some Lovin
11. Last Night
12. Rock Me My Baby



             



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