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LIQUIDO - Float (2005)
Par GEGERS le 23 Juillet 2010          Consultée 885 fois

Le célèbre musicien Robert Johnson avait, dit la légende, offert son âme au diable en échange d'un incommensurable talent. Ce que la légende ne dit pas, c'est si le talent offert par le Malin au malheureux guitariste était proportionnel à la qualité de l'âme fournie par ce dernier. Si c'est le cas, nos quatre LIQUIDO doivent l'avoir mauvaise, car deux explications s'offrent à eux :

1.Ils se sont fait rouler par Belzébuth
2.Ils constituent une belle brochette d'âmes pourries

La première supputation semblant peu probable (les potes de l'Antéchrist disent généralement de lui qu'il est réglo), nos quatre teutons se doivent d'envisager sérieusement la seconde option...

En bon commerçant, Satan leur avait pourtant laissé espérer le meilleur : un premier album couronné de succès, et surtout un tube « Narcotic », qui fit du groupe une star interplanétaire le temps de quelques mois. Puis les portes des cieux se refermèrent, présage de sombres temps à venir. Portant son fardeau telle une croix, LIQUIDO multiplia alors les albums anecdotiques comme d'autres multiplient les pains, jusqu'à ce Float, indigent en tous points. Les cerveaux des quatre musiciens ont-ils connu un Exode vers l'Egypte ? Toujours est-il que le punk rock gentillet des débuts n'est plus, malgré une signature chez le label metal Nuclear Blast. Tout juste subsiste-t-il sur « Bulletin », dont les réminiscences à la « The kids Aren't Allright » d'Offspring en font un des rares vrais bons titres de cet opus. Dans ce marasme surnage également l'électro-rock « Ordinary Life » qui, avec un petit coup de pouce supplémentaire du Malin, aurait pu devenir un tube énorme, au même titre que « Narcotic ». Mais la mer s'est retirée (qui a dit « s'est ouverte ? »), ne laissant que bulots agonisants et galets coupants. Les tentatives de durcissement de ton et d'évolution vers un modern-rock aux riffs plaqués s'avèrent infructueuses (« The Standard », « No Sensitive Healing », « Prostitute »). Le rock mielleux est au pire risible, laisse au mieux indifférent (« Flip to Play »). Et surtout, le rock électro dorénavant totalement assumé par le groupe est tout bonnement indigeste (« Lay Your Head Down », « Love Me » et son irritant chant féminin, « Mr Office », « Fake Boys/Girls » et ses voix trafiquées). Même la ballade de l'album, pourtant habituellement réussie, vire au ridicule malgré les efforts et l'implication d'un Wolfgang Schrödl dont la voix grave et introspective fait toujours des merveilles (« The Final Strike »).

Satan a repris son dû, laissant LIQUIDO désemparé et nu (même plus un linceul pour se vêtir). Crucifié, le groupe agonisant sera finalement achevé sur son opus suivant, confirmant ainsi l'adage depuis devenu célèbre : « Qui vend son âme au diable va au devant d'albums minables ».

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- Wolfgang Schrödl (chant, guitare, piano)
- Wolfgang Maier (batterie)
- Stefan Schulte-holthaus (basse)
- Tim Eiermann (chant, guitare)


1. Flip To Play
2. Lay Your Head Down
3. Love Me Love Me
4. Bulletin
5. Mr. Officer
6. Ordinary Life
7. Fake Boys/girls
8. No Sensitive Healing
9. The Final Strike
10. High Roller
11. Drag Me Down
12. The Standard
13. Jump Off
14. Valentine
15. Prostitute [bonus Track]



             



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