Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 


FINGER ELEVEN - Finger Eleven (2003)
Par FROMAGE_ENRAGE le 2 Septembre 2010          Consultée 888 fois

Le Canada. Il a beau y faire un froid glacial, cela n'empêche pas les groupes d'y pousser abondamment. Premiers noms qui risquent de vous venir à l'esprit : Sum 41, Billy Talent ou autres Simple Plan. Autant de formations souvent appréciées par un jeune public avide d'une musique radiophonique, énergique et simple.

Aujourd'hui nous nous intéressons à un groupe un peu différent de toutes ces frasques adolescentes de bas étage. Finger Eleven, bien que pas moins foncièrement orienté « d'jeunz », n'a pas vraiment envie d'enfiler ses Vans pour filer au skate-park le plus proche. Finger Eleven a un son massif, rageur, grungy. Finger Eleven sait se montrer généreux sur l'ampli, et crédible dans ce qu'il véhicule.

Enfin, la plupart du temps. Parce que peu d'albums peuvent se vanter de n'avoir aucun titre en trop. Ce n'est ici malheureusement pas le cas. Finger Eleven a de la guimauve en réserve, nous y reviendrons. Celle-ci est heureusement minoritaire : dans l'ensemble, les riffs sont râpeux, tranchants, ils vont à l'essentiel. La batterie, la plupart du temps en mid-tempo, soutient avec force et fracas cette débauche d'énergie.

Scott Anderson s'exprime avec clarté et puissance à la fois, il alterne entre des lignes de chant suaves, lors des ballades par exemple, et d'autres bien plus belliqueuses (l'ouverture « Other Light », ou, plus maqué encore, le sombre single « Stay In Shadow »). Sa voix possède un vrai grain, elle est plus grave, plus affirmée que les voix typiques que l'on peut entendre chez la plupart des groupes de teenage rock.
Le disque se montre particulièrement homogène, sans aspérités, ne s'éloignant guère d'une ligne directrice bien définie. L'objectif est clair dès le départ : proposer une musique rock puissante, fédératrice, mais pas dénuée d'émotions pour autant.

Et si Finger Eleven a une certaine personnalité, il ne s'affranchit pas à 100% des codes et automatismes de cette musique. Comprenez par là que Finger Eleven ne verse pas dans l'innovation, il tombe parfois même pas dans le cliché. Et là, on va aborder un peu la guimauve dont je parlais tout à l'heure. Le pont de « Absent Elements » me laisse un peu dubitatif, ces effets sur la voix... il y a aussi ces deux ballades pour faire sortir le briquet aux fans. Allez, je suis méchant, car « Thousand Mile Wish » est assez prenante, si l'on excepte les quelques montées dans les aigus, pas très pertinentes, d'Anderson. Quant à « One Thing »... On va dire qu'il faut aimer le dépouillé. Entre deux eaux. « Obvious Heart » peine un peu à décoller, la dernière minute traîne des pieds. Par contre, dans le registre romantique, « Therapy » fait mouche ! Rah, ce refrain à fleur de peau...

Ceci étant dit, et vu comment le disque démarrait, je pense que le groupe aurait gagné à ne pas diluer sa belle énergie dans ces accalmies, pas infectes en soi, mais qui, si l'on considère l'ensemble, tombent un peu à côté de la plaque à mon sens. En écrémant ces quelques chansons en trop, l'album aurait pris la forme d'un vrai coup de poing sur la table, concis et rafraîchissant à la fois.

Ne crachons pas dans la soupe pour autant. Elle ne sera plus aussi bonne après, d'la bonne Liebig en plus, j'vous jure, pensez aux petits éthiopiens qui crèvent de faim ! Heu... bref, ne crachons pas dans la soupe. Car, malgré tout, l'efficacité semble définitivement être la valeur qui guide les compositions de nos Canadiens. Et ils savent la trouver, comme vous en convaincra (je l'espère), « Good Times », tube des tubes, et ses lignes de guitare mordantes (surtout lors du dernier refrain, c'est festival). On a même droit à une petite poussée d'agressivité sur « Last Scene Of Struggling ». Au rayon « bons points », le caddie se chargera également d'un « Panic Attack », et son rythme saccadé et menaçant.

Avec cet album éponyme, Finger Eleven signe une bonne performance. Le disque n'est pas trop long, il est soigné, honnête et s'écoute très agréablement. Bien entendu, avec ce genre de musique, le risque de se lasser guette, moi le premier, mais je préfère rester positif, et me dire que même si cela arrive, j'aurais passé de bons moments avec cet album. Le reste de la discographie des canadiens n'est pas en reste. A lire bientôt sur Forces Parallèles !

A lire aussi en ROCK par FROMAGE_ENRAGE :


SOCIAL DISTORTION
Social Distortion (1990)
A place in my heart




BLOC PARTY
A Weekend In The City (2007)
Non ! Bof... Ah ? Oui !

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez





 
   FROMAGE_ENRAGE

 
  N/A



- Scott Anderson (chant)
- James Black (guitare)
- Rick Jackett (guitare)
- Sean Anderson (basse)
- Rich Beddoe (batterie)


1. Other Light
2. Complicated Questions
3. Stay In Shadow
4. Good Times
5. Absent Elements
6. Thousand Mile Wish
7. Conversations
8. Last Scene Of Struggling
9. Panic Attack
10. Therapy
11. One Thing
12. Obvious Heart



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod