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The FUTURE SOUND OF LONDON - Isdn (1994)
Par SEIJITSU le 9 Janvier 2011          Consultée 1412 fois

Lifeforms nous a dévoilé un groupe métamorphosé, décidé à renoncer à la vague acid house, ambient techno qui l'a engendré pour se concentrer vers… Vers quoi au fait ?
C’est un peu le problème avec FSOL quand on est un obsédé des étiquettes. Lifeforms était difficile à catégoriser, avec ISDN c’est encore pire.

Mais avant de foncer la tête la première sur le contenu de ce disque, attardons nous sur sa nature. ISDN n’est pas un album studio, mais un live. Evidemment, sortir un live après seulement deux albums studio, surtout quand le groupe en question navigue en pleine mouvance techno, ambient, expérimental et tralala, cela prête à sourire.
Quel est intérêt de voir un bonhomme qui a l’air de consulter ses Emails pendant un concert ? APHEX TWIN avait même lancé une rumeur où il avait fait un live avec uniquement un baladeur, alors qu’il était tranquillement allongé sur scène pendant toute la durée du concert. Certes il existe des cas particuliers comme UNDERWORLD et surtout PRODIGY qui arrive à compenser cette faiblesse avec un spectacle visuel retentissant et les transformant en machines de guerre sur scène. Mais sur disque, est-ce vraiment intéressant d’avoir des versions de morceaux qui seront quasiment inchangés par rapport à l’album dont ils sont tirés ?

C’est sans doute pour cette raison que ISDN est un produit remarquable. Il n’est constitué uniquement que de matériel inédit. Une excellente idée qui tout de suite rend ce disque plus attrayant que le live de n’importe quel groupe lambda.
Il reste un détail : l’absence de public. En vérité, il ne s’agit pas d’un véritable live ou du moins pas comme on l’entend habituellement. L’absence de public s’explique tout simplement parce que cet enregistrement fut diffusé via Internet à l’époque. En effet, Garry Cobain et Brian Dougans sont très intéressés par les nouvelles technologies. Le net était un outil prometteur au début des années 1990 et ces derniers décident de l’utiliser pour promouvoir leurs performances scéniques. L’autre raison de cet intérêt pour la retransmission en direct via l’Internet était le refus du groupe de se produire en public. Réaction idiote ou pas, ils ont depuis longtemps changé d’avis et font des concerts classiques comme tout le monde.
Tout cela est nécessaire pour comprendre que ces deux têtes chercheuses hors normes, en plus de faire une musique sortant des sentiers battus, avaient senti l’incroyable potentiel des nouvelles technologies de communication.

Pour en revenir à la musique, la formation nous sort presque un album studio en réalité. Si le son est plus brut que sur Lifeforms, il reste néanmoins bien produit. Les morceaux, tous inédits, se révèlent être d’une qualité phénoménale et se suivent avec une cohérence implacable. Comme si nous avions affaire à un seul et unique titre de plus d’une heure.
Il reste la délicate question du style qu’exerce FSOL, mais ceux qui ont écouté leurs autres albums s’en sont déjà aperçus. Je me répète, mais il est encore plus difficile de dire ce que joue le groupe ici. De nouvelles influences se collent désormais à leur musique, titubant entre techno, hip hop, jazz, IDM, trip hop emballé dans une esthétique ambient qui rend la musique bien plus calme et downtempo que chez de nombreux concurrents (ORBITAL ou encore LFO). Sans parler des samples et autres instruments qui fusionnent pour aboutir à une ambiance cinématographique, particulièrement agréable.

Cette immense variété de style fait le principal intérêt de ce vrai faux live, ces derniers cohabitent sereinement sans empiéter sur l’un ou sur l’autre. Mais c’est aussi cette raison qui le rend moins accessible que les albums studio. Il s’agit peut être même de leur disque le plus expérimental (sous le pseudo FSOL du moins) et c’est peut être celui-ci qui aura le plus de faveur chez certaines personnes.

Encore un autre indispensable chez ce groupe hors du commun, c’est d’autant plus incompréhensible qu’il soit autant sous estimé et oublié. Leur sphère d’influence ne s’étend pourtant pas seulement à la musique électronique. ULVER leur rendra bien hommage sur un de leurs albums (le bien nommé Perdition City), qui est lui même un ancien groupe de… Black metal.

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- Garry Cobain
- Brian Dougans


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