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The BOLLOCK BROTHERS - Live Performances (1983)
Par ERWIN le 21 Mars 2011          Consultée 960 fois

Ah chers camarades! Un instant de grâce nous attend là tout en bas de cette modeste feuille blanche. Bien loin de ce moment de quiétude que vous passez à découvrir dans votre fauteuil de ministre les dernières kros sur Forces Parallèles. Car voyez plutôt les deux "De profundis débilitus" qui ornent la pochette de ce skeud historique : inclinez-vous face à la toute puissante, quasi divine il faut bien l'avouer, du leader des frères couilles : le grand, le seul, l’unique, le vrai Jock McDonald, soit le plus grand taré de la génération punky des seventies. Nul ne sait qu’elle est sa véritable utilité : Jock est un freak, maniaque de la communication. C’est bien simple il parle plus qu’il ne chante pendant les concerts, obnubilé par les femmes, DJ explosif de la scéne alternative londonnienne, amuseur de génie et chtarbé -ouais accessoirement chanteur- en chef de ce groupe de louftingue. A coté de lui se tient sur la photo un charmant bambin de 200 kilos gracieusement prénommé "Baby" comme il se doit, "The man mountain".

Les BOLLOCK BROTHERS sont donc en 1979, date de leur naissance, rattachés comme il se doit aux mouvements punks, il n’y a qu’a regarder la charmante garde robe de McDonald pour comprendre de quoi je parle. Quel goût ce garçon tout de même, le gendre idéal ! Bref, la fraternité des couilles ne vas pas nous les briser, bien au contraire ! Non seulement ces attardés sont amusants, mais de plus, ils ont un réel talent pour pondre des compositions mémorables, ce qui n’était pas si évident à première vue… Finalement…

J’ai découvert un beau jour de 83 -me semble-t-il, excusez ma mémoire défaillante- ce groupe, à la radio un brave homme annonce "The slow Removal of Vincent Van Gogh left ear"… Ouf ! Rien que le titre n’incite guère à la rigolade ; et bien contrairement à cette première idée négative de l’instant, les premières mesures laissent découvrir une basse vrombissante -je resterai marqué à vie-, un clavier en droite ligne issu des œuvres complètes de Manzarek, enfin à 2.30 - ouais le morceau dure un peu 7.30, pour des keupons voila qui n’est guère minimaliste, mais vous verrez que les BOLLOCK BROTHERS ne font jamais rien comme personne -, une guitare crachotante, suintante de distorsion lachée aux quatre vents, prend le relais et nous assène un instrumental totalement unique - signalons d‘ailleurs que Geordie et son pote Youth des KILLING JOKE étaient les musicos de la version studio, ça vous parle ?-. Le thème lancinant et répétitif est exceptionnel pour l’époque. J’oubliais un détail, écoutez ce titre à fond, sans retenue, laissez vous bercer par les ondoyances de cette basse fantomatique, avec une bonne binouze dans la main, ça le fait…

Bref, vous voila déjà accro! C’est malin, ne zappez tout de même pas la fin du skeud, ya du lourd les gars.
Parlons de moi un peu, d’ailleurs, car il y a dans cette galette mythique un de mes morceaux préférés: il s’agit de "The Last Supper", dans lequel Jock nous balance à la gueule son adoration de la cosmogonie religieuse judeo-chrétienne-ouais ses disques en sont toujours truffés-. Mais écoutez plutôt cette ligne phénoménale de synthé, rappelons que nous sommes en 83; et ce chant "parlé" de Jock, en prédicateur illuminé. Cette énumération des 10 commandements vaut son pesant de caramels mous. "The bunker", le seul véritable classique des BOLLOCK -J’adore ce nom, décidemment- est symptomatique des gimmicks post punks, une ambiance matinée de cold wave, avec une guitare qui doit plus à Daniel Ash qu’à The Edge. Mémorable et révolutionnaire. Que demander de plus ? "Reincarnation of" est dans la droite lignée des prédécesseurs, une ligne de synthé, et une guitare déchirée que soutient une basse sépulcrale. Nous avons ici les principaux titres de gloire des frères couilles. Certains titres lorgnent vers une pop truffée de psychédélisme comme sur la très DOORSienne version de « Loose », tirée des œuvres complètes de leurs cousins ricainsb - nettement moins dingos c'est dire!- les STOOGES.

Le deuxième skeud est entièrement vouée au culte des Sex pistols, il débute avec "New York" et on se demande koikinouarrive là ? Bah! C’est Jock et ses velléités diverses et variés, il faut s’y faire ! C’est donc très vilain, un peu comme des STRANGLERS dénués de tout talent. Il faut dire que le diablotin ne vient jamais seul sur scène, en bon écossais, il est toujours accompagné de quelques bouteilles de bon aloi. Sur "Problems", on perçoit d’ailleurs presque l’haleine aviné de notre frontman… Pétard doit pas sucer que de la glace le bon Jock… Puis l’inconsistante "Vincent" et la terrifiante "Pretty vacant" des SEX PISTOLS, dans une version plus qu‘honorable, pour se terminer en apothéose par un "God save the Queen", quasi technoïde mais de circonstance.

Un détail, ce double disque est un collector, comme de bien entendu, il vaut une petite fortune. Bien sur que je le possède, allons ! Inutile d’essayer de me suborner en m’envoyant des photos de vos nanas en petite tenue, ça ne prendra pas. Parce que les frères couilles….bah ! Les frères couilles quoi les gars ! Z’avez pas besoin de plus d’indication ! Une chtite bouteille de Glennmorangie 30 ans d’âge, et ça passe tout seul ouaip!

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   ERWIN

 
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1. The Slow Removal Of Vincent Van Gogh Left Ear
2. Loose
3. Horror Movies
4. The Last Supper
5. Reincarnation Of
6. The Bunker
7. New York
8. Holidays In The Sun
9. Problems
10. Vincent
11. Pretty Vacant
12. God Save The Queen



             



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