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Nick DRAKE - Bryter Layter (1970)
Par TARTE le 28 Mai 2011          Consultée 1339 fois

Parfois, le titre de chroniqueur est assez difficile à assumer. Après de nombreuses demandes extérieures, il m’a été incombé de traiter l’œuvre de Nick Drake. Une tâche facile et en même temps très délicate. Facile car l’artiste force à de nombreuses louanges -et il se trouve que cela devient ma spécialité-, difficile car cerner à la fois le personnage et sa « touche » musicale relève non pas de la mer Egée à boire mais du mont Parnasse à gravir !

Dans Bryter Layter, les couleurs changent, la lumière se tamise, la musique scintille. De la Chrysalide qu’était Five Leaves Left est sortit une magnifique créature. Le son est soigneusement poli, les instruments plus nombreux, la poésie omniprésente et les ambiances d’autant plus envoûtantes. Bryter Layter est l'album de la maturité, et si Drake instaure à son œuvre ses premiers instrumentaux, c’est pour mieux faire briller les textes de ses autres compositions.

Nick Drake est donc là, immobile, attendant patiemment l’auditeur la main gauche déjà calée sur les premiers accords de son « Introduction ». Le ton est donné, l’album est beaucoup moins pessimiste que son prédécesseur, davantage propice à de paisibles balades dont la musique s’obstine à en rythmer les pas. Ainsi « Bryter Layter » et « Sunday » viendront équilibrer l’album tels des interludes estivaux s’étant poliment dispensés de la voix de l’artiste. L’album offre également une musique plus affirmée comme les « Hazey Jane I & II » qui, en plus des violons, invitent quelques cuivres à leur festivité, et « Poor Boy » dont l’esprit soul des chœurs féminins répondent à un saxophone rétro-tonal (acceptez ce néologisme de mon cru). Enfin, il se doit de la part du chroniqueur de saluer à nouveau la voix de Drake qui enchante les boucles mélodiques de « One Of These Things First », fait souffler le vent de sa superbe dans « Fly », mais aussi sa poésie admirable qui s’illustre entre autres dans « At the Chime of a City Clock » et le définitivement sublime « Northern Sky », l’apogée romantique de toute l’œuvre de l’artiste.

Bryter Layter s’oppose à son prédécesseur par une atmosphère plus légère, mais "fuyez le naturel, il reviendra au galop", Nick Drake semble interpréter différemment le malaise qui le rongera jusqu’à la fin de sa vie. Une bouffée d’air frais et le papillon s’envole.

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   (2 chroniques)



- Nick Drake (guitare, chant)
- Dave Pegg (guitare basse)
- Ed Carter (guitare basse)
- Dave Mattacks (batterie)
- Mike Kowalski (batterie)
- Richard Thompson (guitare soliste)
- Ray Warleigh (saxophone alto,flûte)
- Lyn Dobson (flûte)
- Chris Mcgregor (piano)
- John Cale (alto, clavecin, célesta, piano, orgue)
- P. P. Arnold (chœurs)
- Doris Troy (chœurs)
- Robert Kirby (arrangements cordes et cuivres)


1. Introduction
2. Hazey Jane Ii
3. At The Chime Of A City Clock
4. One Of These Things First
5. Hazey Jane I
6. Bryter Layter
7. Fly
8. Poor Boy
9. Northern Sky
10. Sunday



             



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