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Eliza DOOLITTLE - Eliza Doolittle (2010)
Par MARCO STIVELL le 19 Février 2011          Consultée 1192 fois

"Mes chers enfants, chers adultes, bienvenue dans l'univers chamarré et chatoyant d'Eliza DOOLITTLE. Nous sommes ici dans sa galerie de photos et tableaux musicaux, le style de création que vous verrez rarement ailleurs. Ici ce n'est pas la musique qui sert l'illustration, mais bien l'illustration qui sert la musique. Cet exposition est pour vous totalement gratuite, vous n'aurez qu'à acheter l'album d'Eliza, son premier, à la sortie si cela vous aura intéressé et que le coeur vous en dit. Avez-vous des questions ?
- Euh madame, qui c'est Eliza DOOLITTLE ?
- J'allais y venir mon petit. Mais tu as raison, il faut commencer par le commencement. Voyez sur votre droite cette photo (nous sommes dans les peintures muettes pour l'instant) représentant Eliza (qui s'appelait alors Caird) toute petite dans sa chambre. Comme vous pouvez le constater, elle s'amusait déjà à imiter ses chanteuses préférées devant le miroir, fièrement dressée sur son tabouret, une main sur le coeur et l'autre en l'air, le tout sous les yeux ravis de ses parents dont vous pouvez voir le reflet, eux-mêmes artistes depuis belle lurette. John, le père est metteur en scène tandis que Frances (Ruffelle, l'Eponine des Misérables anglais) est une actrice de théâtre réputée. Notons aussi que la grand-mère d'Eliza, Sylvia Young dont vous pouvez admirer le portrait sur votre gauche, a fondé une école de théâtre il y a maintenant tout juste trente ans.
La voie d'Eliza était donc toute tracée. Adoptée très vite comme artiste par son entourage, parents et amis (sur cette gravure, on la voit tenant son dessin de Eliza Doolittle, le personnage de la comédie musicale My Fair Lady et dont on lui prêtait le nom), Eliza s'est lancée dans la chanson sans attendre, puis après avoir grandi elle s'est constituée son propre groupe et à commencer à tourner dans son pays. Ces différentes photographies les représentent en train de jouer dans diverses universités. Oui ?
- Quelles sont ses influences ?
- Cher monsieur, sachez que Eliza s'est imprégnée de soul, de ska, de folk et un peu de, hum... "oldies"
- Euh m'dame, c'est quoi les "oldies" ?
- C'est, ma chérie, une simple manière de qualifier une forme de chanson que l'on écoutait au début du XXème siècle en Angleterre et aux Etats-Unis. Le mot "old" signifie "vieux" en anglais. Dans la musique de miss DOOLITTLE, on retrouve cela dans le son, le côté jazz de certains morceaux, certaines orchestrations... Voyez un peu tout d'abord ces photographies, ce sont les pochettes de ses premiers albums.
- Mais je croyais qu'elle n'avait fait qu'un disque ?
- Oui vous avez raison madame, un seul disque entier au sens où on l'entend habituellement, avec beaucoup de chansons. Mais auparavant elle a publié un EP et des singles à un titre, sans compter les versions différentes. Elle jouissait alors déjà d'un certain succès dans son pays au moment de la sortie de son premier grand disque, en juillet.
- Juillet ? Mais cela fait six mois !
- Tout à fait monsieur, six mois... en Angleterre. Comme vous devez le savoir, en France nous avons toujours un certain retard, y compris pour les artistes de ce calibre.
- Euh, de quel calibre vous parlez ?
- Pas du physique jeune homme, même si c'est vrai qu'Eliza DOOLITTLE est très jolie, une brunette craquante comme vous devez les aimer. Mais revenons à la musique. Vous avez donc vu cette pochette, qui retranscrit à merveille l'univers musical de la chanteuse. Voici maintenant ces divers tableaux que des artistes ont eu le temps de réaliser pour illustrer ces chansons. En préambule de cette présentation, je vous avais parlé d'un monde "chamarré et chateoyant". Pour être mieux comprise par les enfants, il s'agit tout simplement d'une grande utilisation de couleurs vives, aussi bien en dessin qu'en musique. Le terne n'a que peu de place sur ce premier album, et encore cela signifie juste que les tons de certaines chansons, comme "Empty Hand", "So High" ou "Back to Front" ne sont pas sans évoquer des jours de grisaille alors qu'il fait froid et que l'on tente de rester au maximum au chaud chez soi. Comme vous pouvez le constater, ces tableaux dépeignent bien cette ambiance. D'autres ont voulu ajouter une touche urbaine avec les hauts immeubles du centre de Londres. Il faut dire que pour un morceau comme "Back to Front", Will Johnstone a employé son mellotron de manière aussi marquante que Picasso le cubisme.
Mais la plupart des tableaux tiennent quand même à bien illustrer cette positivité musicale et l'entrain que dévoilent les chansons. Les palettes de couleurs vives ont eu vite fait de reproduire ces tons musicaux légers, ceux que l'on savoure pleinement grâce à l'accessibilité des chansons, aux couplets et refrains imparables... L'exemple probant est sans doute le tube "Pack Up", dont l'enchaînement d'accords ne sera pas sans vous rappeler le célèbre "Don't Worry, Be Happy" de Bobby McFerrin. Vous pouvez d'ailleurs chanter cet air presque sans encombre au moment du refrain. Rassurez-vous cependant, Eliza DOOLITTLE fait bien du Eliza DOOLITTLE. Toutes les peintures que vous voyez ici sont dans la lignée de la pochette avec des esquisses printanières voire estivales. Même celle-ci, "imaginant" Eliza au volant d'un 3,5 tonnes, a été réalisée en hommage à la chanson "Mr Medicine" (l'une des meilleures de l'album) pour son côté très "chanson pour la route". Certains morceaux comme elle ou l'autre tube "Moneybox" ont aussi des influences très californiennes, d'où l'intérêt de certains peintres pour cette région des Etats-Unis comme vous pouvez le voir ici, la plage, etc... Et on pourrait continuer longtemps sur la description de ces chansons qui sont toutes excellentes, ainsi que vanter inlassablement le talent de cette jeune artiste que l'on comparera vite à sa copine Lily Allen mais qui a sa musique bien à elle.
Voilà, nous sommes arrivés au bout de la visite guidée, vous pouvez bien sûr rester tout le temps que vous voulez, admirer les peintures et écouter l'album aux bornes, mais je ne saurais trop vous conseiller d'acheter votre propre exemplaire. J'ai le même, à la maison.

Le soir.

"Hé bien Marie, je n'arrive pas à y croire, les exemplaires du disque d'Eliza DOOLITTLE que nous avions sont partis comme des petits pains, à tel point qu'il n'y en a plus ! Sûr qu'avec un peu de bonne publicité, cette petite Eliza a tout pour conquérir le coeur des Français !"

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   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Eliza Doolittle (chant)
- John Beck (claviers)
- Ian Brudge (violoncelle)
- Steve Chrisanthou (guitares, basse, programmations)
- Pete Davis (programmations)
- Craigie Dodds (guitares, basse, batterie, piano, claviers, progra)
- Mads Hauge (basse, claps, mandoline, maracas, mélodica, whistl)
- Will Johnstone (mellotron)
- Jonny Dollar (basse, guitares, percussions)
- Greg Kurstin (guitares, claviers, programmations)
- Arnulf Lindner (contrebasse)
- Tom Meadows (batterie)
- James Napier (guitares, basse, batterie)
- Jake Newman (contrebasse)
- Matt Prime (guitares, claviers, programmations, choeurs)
- Ash Soan (batterie)
- Paul 'pauli' Stanley-mckenzie (batterie, percussions)
- Phil Thornalley (guitares, piano, glockenspiel, claps)
- Lloyd Wade (choeurs)
- Paul Williams (guitares)
- Tim Woodcock (choeurs)


1. Moneybox
2. Rollerblades
3. Go Home
4. Skinny Genes
5. Mr Medicine
6. Missing
7. Back To Front
8. A Smokey Room
9. So High
10. Nobody
11. Pack Up
12. Police Car
13. Empty Hand



             



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