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Hugh LAURIE - Let Them Talk (2011)
Par ERWIN le 25 Avril 2011          Consultée 2755 fois

Arf, un phénomène de la communication ! Acteur, auteur, chanteur, sans doute président un de ces quatre… Hugh Laurie ? Mouais peut-être avez-vous la chance et l’avantage de vivre tout comme moi avec une splendide créature féminine, souviendez-vous : celle qui tient la télécommande à la maison le soir venu devant la série américaine du jour… Dans ce cas vous avez déjà été confrontés au bozzo télévisuel de ces dernières années, vous voyez de qui je cause ? Ce bon docteur Maison, spécialiste en diagnostic - ça existe ça ?-. Pas sympathique pour un rond, le personnage s’est mis de plus à user de ses talents d’écrivain avec opportunisme face à toutes ses ménagères de moins de 50 printemps… Le livre est une infame daube… Alors pensez donc si je vais lui tailler un costard au gars qui se prend dorénavant pour un chanteur. Qui plus est, chanteur de Blues, et pas d’un vulgo blues nordique des rives du lac Michigan… Nope, notre homme s’est visiblement amouraché du sud, de la Nouvelle Orleans, de ses bayous et autres tueurs en série sévissant dans le coin. Mais soyons pragmatiques, laissons la rondelle tourner, il sera bien temps de lui couper tout ce qui dépasse après ce qui s’annonce comme un des grands ratages de ce début de siècle.

Lisez donc le premier titre de l’opus : « St James Infirmary », supra classique popularisé par un certain Louis Armstrong... Faut tout de même avoir une bonne grosses paire de couilles britannique pour oser s’attaquer à un tel standard quand on est un apatride en terre de l’oncle Tom. Une longue introduction, superbe de mélodie, un piano ambitieux, et Hugh qui prend la relève avec… passion ? Je suis très surpris, la qualité est indéniable. Le faux docteur boiteux serait-il plus doué en musique qu’en bouquins ?
Nous avons aussi un Gospel classique entre les classiques : « The Battle of Jericho »… Et bien le traitement ici apposé à ce titre est tout bonnement génial. De quoi tomber à la renverse. Laurie en fait pas des tonnes… mais presque ! Il cabotine comme un véritable prince du blues rural, mais il le fait bien et presque avec modestie, comme un hommage aux anciens illustres qui se succédèrent avant lui sur ces standards.
Il se prend ensuite pour Jonas dans « The Whale Has Swallowed Me », le titre est moins connu mais le chant habité de Hugh et l’orchestration sans failles de ses musicos la rendent très originale. A découvrir.
« Swanee River » débouche avec fureur vers les horizons du rock’roll Cajun cher à Fats Domino, on jurerait l’autre idole locale Jerry Lee Lewis derrière le piano.

Et puis nous avons un lot d’invités prestigieux, présents, ou dont l’esprit flotte de ci de là. Irma Thomas est fabuleuse sur « John Henry », Laurie s’y fait discret avec beaucoup d’à propos. « Red Hot » ? Damned c’est un Robert Johnson.. De quoi se prendre un bon pavé dans la tronche… Je reste bête car même cet exercice de style franchement ardu passe remarquablement bien. Ca m’apprendra à être jaloux de la zapette !
Tom Jones apparaît sur « Baby Please Make a Change », avec son bagout habituel, pour une jolie version de Mississipi Sheiks. Puis on déroule « Tipitina » en hommage au quartier du même nom et du mythique Professor Longhair. Toujours dans le même état d’esprit, comme un vieux bluesman crasseux et alcoolique, Hugh Laurie nous tient en haleine. Ya Django à la gratte sur « Winnin Boy Blues » ? J’aurais pourtant juré…
Enfin, l’âme du Blues sudiste ferme la marche des invités sur « After You've Gone », c’est en effet l’icône locale, Dr John Rebennack, qui tient l’harmonium moderne et qui postillonne sur le micro avec le talent légendaire qu’on lui connaît.

Je lutte opiniâtrement pour ne pas mettre la note parfaite au Docteur baraque, mais le cœur n’y est pas. J’ai pas l’air fin maintenant avec tous mes préjugés. Quand il chante il est simplement parfait, et quand les invités prennent la relève, c’est toujours à bon escient. Je sens une certaine honnêteté dans ce skeud, le mec est plus mégalo qu’un Sarkozy sous amphétamine, mais il est infiniment doué, contrairement à Nico. Et souvenez-vous, il est anglais… Pas une once de sang dixie dans les veines de Laurie… Rien que pour cela il mérite tout notre respect et notre considération.

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   ERWIN

 
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1. St James Infirmary
2. You Don’t Know My Mind
3. Buddy’s Bolden Blues
4. The Whale Has Swallowed Me
5. John Henry
6. They’re Red Hot
7. Six Cold Feet
8. Joshua Fit The Battle Of Jericho
9. After You’ve Gone
10. Swanee River
11. Police Dog Blues
12. Ipatinga
13. Whining Boy Blues
14. Baby Please Mmke A Change
15. Let Them Talk



             



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