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Paul KALKBRENNER - Icke Wieder (2011)
Par SASKATCHEWAN le 2 Septembre 2011          Consultée 1088 fois

Depuis que Paul KALBRENNER est devenu le porte-étendard de la scène berlinoise, je vis beaucoup mieux. Avant, impossible de placer de la techno en soirée, il fallait subir le bon goût de mes connaissances. Maintenant, je n’ai même plus à faire d’OPA sauvage sur l’ordinateur portable, il me suffit d’attendre tranquillement qu’un touriste tout frais de son séjour berlinois se décide à faire découvrir Paul KALKBRENNER aux autres. Une situation qui s’est répétée une bonne vingtaine de fois cette année. M’est-avis que la ville de Berlin est en train de se faire de bonnes grosses roubignoles en diamant avec l’essor de son tourisme.

Le plus drôle dans tout ça, c’est que Paul KALKBRENNER n’est vraiment pas le DJ sur lequel j’aurais parié pour toucher un public large. Son œuvre regroupe tout ce que les gens ont l’habitude de critiquer dans la techno : des basses omniprésentes, un côté répétitif très marquée et des sonorités improbables jusqu’à plus soif. Mais il possède également un vrai talent pour intégrer des mélodies rêveuses à ses compositions les plus mécaniques, et un certain sens de la montée en puissance, qui apparaît surtout en concert.

A l’occasion de son dernier album Icke Wieder, Paul KALKBRENNER s’est affranchi de Bpitch Control pour créer son propre label. Dans la lignée de la B.O. de Berlin Calling, l’artiste propose une techno autoroutière (wir fah’r fah’r fah’r auf der Autobahn !), remède miracle aux lendemains de cuite, aux trajets monotones en voiture et à la chaîne-hifi du voisin qui crache du zouk jusqu’à deux heures du matin. Rien ne résiste aux basses de Paul KALKBRENNER, hormis Richard STRAUSS et GOJIRA (expérience réalisée avec une rigueur toute scientifique).

L’album commence pas mal avec « Böxig Leise », sorte de résumé rapide de la recette Bpitch Control : beat simple, clappements à contretemps et mélodie nostalgique. Au fond, une techno qui ne se départ jamais d’une certaine tristesse. C’est particulièrement prégnant sur « Gutes Nitzwerk » et « Kruppzeug », qui laissent poindre un soupir désabusé derrière la grosse machinerie électronique. En dépit de ses enchaînements gros comme un porte-avion dans le port de Vannes, Paul KALKBRENNER fait preuve d’une sensibilité touchante et de quelques sursauts d’originalité, stigmates d’une formation de trompettiste qui a laissé de belles traces (« Kleines Bubu »).

Malheureusement, la monotonie de la chose finit par engourdir les sens si l’on se risque à une écoute de salon. Les rythmiques de « Jestrüpp » et « Des Stabes Reuse » deviennent éprouvantes, et on finit par se lasser des vieilles ficelles du DJ allemand. Le très énergique « Der Breuzen » notamment, dévoile le côté le plus racoleur de la techno de Paul K.

Icke Wieder, ce n’est ni plus ni moins que du bon Paul KALKBRENNER, une musique d’accompagnement dynamique et vraiment bien pensée, mais un peu pesante à la longue. Et puis en l’achetant, vous participez au bonheur du maire du Berlin, qui doit toujours être en train de se demander comment le squattage anarchique des années 90 a évolué en scène attractive et rentable.

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- Paul Kalkbrenner (tout)


1. Böxig Leise
2. Gutes Nitzwerk
3. Jestrüpp
4. Schnakeln
5. Kleines Bubu
6. Des Stabes Reuse
7. Sagte Der Bär
8. Kruppzeug
9. Schmökelung
10. Der Breuzen



             



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