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PUNK-ROCK CELTIQUE  |  TRIBUTE

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- Style : The Real Mckenzies , The Sex Pistols , Dropkick Murphys, Flatfoot 56, Flogging Molly, Paddy And The Rats, The Fisticuffs , The Mahones , The Rumjacks

MR IRISH BASTARD - Never Mind The Bastards – Here Is Mr Irish Bollocks (2011)
Par GEGERS le 20 Septembre 2011          Consultée 1290 fois

Never Mind The Bastards – Here is Mr Irish Bollocks

Avant toute chose, et en guise de préliminaires, lisez (ou relisez) cette chronique : http://fp.nightfall.fr/index.php?idchoix=942
Ta ta ta, ne faites pas les flemmards. Lisez, non d'une Guinness tiède !





Bien, nous y sommes ? Vous situez, l'émergence du punk, les années 70, les taches de vomi sur la moquette des maisons de disques, toussa toussa ? Bref, vous avez repris votre dose de punk. Eh bien figurez-vous (vous n'allez pas être surpris, il en a déjà été question en ces pages), que 20 ans après Rotten et consorts, des punk à crête pleins de houblon et de tâches de rousseur décident de reprendre à leur compte cette énergie débridée pour la transfigurer. Ils s'appellent alors The Dropkick Murphys, The Real McKenzies ou Flogging Molly, et ont à cœur d'intégrer des instruments d'obédience celtique dans leur punk-rock. Issus d'une même souche fondatrice, les vénérables Pogues, ces groupes parviennent à mêler mélodie des flûtes et cornemuses avec l'aspect rageur et non conformiste du punk, et s'essaiment un peu partout dans le monde, principalement en Amérique du Nord et en Europe de l'ouest. Cette rencontre des deux mondes n'est pas fortuite. Il y a dans la musique celtique, tout comme dans le punk, ce sentiment de combat perpétuel contre les cols blancs décideurs et les pouvoirs totalitaires. Tout comme les guerriers écossais montraient leurs fesses aux soldats romains, les punk celtiques véhiculent comme un majeur levé bien haut leur énergie fédératrice et brute de décoffrage. Une fusion née de valeurs et de modes de vie identiques, comme autant d'affinités génératrices d'une entente parfaite.

Aujourd'hui, les nouveaux fers de lance du style se nomment Paddy and the Rats, les Booze, The Mahones ou MR IRISH BASTARD. Ce groupe, qui n'a d'irlandais que le nom, écume depuis 2006 les pubs allemands au son d'un punk celtique très 70's dans l'âme, marqué par l'impertinence revendicative des paroles et la volonté d'adopter un son « roots » lorgnant du côté des fondateurs du style. Peu surprenant donc, qu'après deux albums studio fort réussis, le groupe s'attaque à la relecture d'un album mythique de la scène punk, à savoir le Never Mind The Bollocks des Sex Pistols. Un album fondateur s'il en est, et doté d'une aura qui brille encore de mille feux aujourd'hui. La relecture peut paraître aisée. Et pourtant, allez faire sonner correctement « God save the queen » avec un biniou et une flûte en guise d'apparats ! Le groupe, c'est compréhensible, a décidé de ne prendre que peu de risques. A l'exception donc de quelques mélodies ajoutées (notamment une sympathique ligne de flûte en introduction de « Pretty vacant »), MR IRISH BASTARD joue la carte de l'hommage fidèle, en mettant en place une ossature basée sur les guitares acérées et le chant rugueux du vocaliste. Les cuivres et instruments celtiques se greffent sur l'ensemble d'une manière discrète et maîtrisée, et constituent une légère plus-value qui rend l'ensemble fort agréable à l'écoute.

Il faut dire que l'album des Sex Pistols bénéficiait déjà d'une production plus que correcte, bien loin du son crade de nombre d'albums sortis à la même époque. Ainsi, on prend plaisir à découvrir sous un jour nouveau « Holidays in the sun », « Problems » et bien entendu « Anarchy in the UK », dans une version agrémentée d'un accordéon, d'une flûte et d'une section de cuivres qui, s'ils peuvent nuir à l'aspect « vicieux » et antisocial du morceau, apportent néanmoins une substance bienvenue.

Respectueux et fidèles à l'œuvre originale, les MR IRISH BASTARD se font avant tout un plaisir personnel, tout en parvenant à rester convaincants de bout en bout. Que dirait Johnny Rotten de tout cela ? Un groupe allemand qui s'approprie et transforme l'album légendaire de la scène punk 70's en un folk-punk celtique alcoolisé ? « Saletés de bâtards » sans doute, avant de se replonger dans une quelconque bière tiédasse.

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   GEGERS

 
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- The Irish Bastard Himself (chant, guitare)
- Lady Lily (flûte)
- Gran E.smith (banjo, mandoline)
- Boeuf Strongenuff (basse)
- Ivo K’nivo (batterie)
- Itchy Quetchy (accordéon)
- P (guitare)
- Moe Leicester (guitare)


1. Holidays In The Sun
2. Bodies
3. No Feelings
4. Liar
5. God Save The Queen
6. Problems
7. Seventeen
8. Anarchy In The U.k.
9. Submission
10. Pretty Vacant
11. New York
12. Emi



             



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