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- Style : The Devil's Blood , Blues Pills

GRAVEYARD - Hisingen Blues (2011)
Par RED ONE le 19 Septembre 2011          Consultée 2005 fois

La Scandinavie est décidemment une contrée pleine de surprises en ce qui concerne le rock ...

Alors que les contrées septentrionales de l'Europe ont été à l'avant-garde de l'évolution du heavy metal entre 1980 et 1995 avec la scène death en Suède, puis la scène black en Norvège, de petites formations préparaient activement, tapies dans l'ombre, le retour dans les années 2000/2010 à un hard rock/stoner old school, directement influencé par les années 1970. En 2011, le metal scandinave n'est donc plus obstinément dark et sataniste, et penche ouvertement pour un retour aux sources de sa musique. Parmi les groupes qui se portent garants de cette évolution, les Norvégiens de SAHG, et, plus à l'est, un petit groupe suédois qui monte, GRAVEYARD.

Après un premier album éponyme vraiment ébouriffant sorti en 2007 et des tournées aux quatre coins du globe en compagnie de leurs compatriotes du groupe doom WITCHCRAFT, GRAVEYARD revient 4 ans plus tard avec ce Hisingen Blues à la pochette résolument orientée vers les seventies et le rock psychédélique. Et effectivement, le groupe semble s'être un peu calmé par rapport au premier opus, qui sonnait beaucoup plus lourd. Ici, le groupe affûte ses idées, propose une musique plus recherchée, au détriment peut être d'une certaine énergie qui parfois retombe bizarrement au moment où l'on s'attend à de grandes envolées de puissance. Mais justement, c'est là tout l'intérêt de ce disque, qui a l'énorme atout de ne rien présenter d'évident et de convenu.

Le premier album de GRAVEYARD était résolument aggressif, ce second l'est quand même moins. Pourtant, à l'écoute des premières notes du single extrait de l'album ("Hisingen Blues"), on se permet d'en douter : riff en béton armé, sonorités space rock façon HAWKWIND, références évidentes à BLACK SABBATH ("Oh Lucifer, please take my hand") et surtout à ses deux premiers albums (notamment Paranoid), cette chanson surprend toutefois au bout de quelques couplets lorsqu'arrivent des allusions au rock psychédélique qui rendent le tout progressif et évolutif. De bout en bout, Hisingen Blues est un album qui surprend.

Grande nouveauté par rapport au premier opus, la présence de nombreuses chansons résolument calmes et apaisées, Ainsi "No Good, Mr. Holden", "Uncomfortably Numb" (tiens, une référence à PINK FLOYD), "Longing" et "The Siren" offrent une approche résolument soul, empreinte d'un feeling vocal qui n'est pas sans rappeller les grandes heures de LED ZEPPELIN et de DEEP PURPLE. Ces allusions plus que marquées à la black music des années 1960 rendent ce disque vraiment étonnant à écouter, on en vient parfois à se dire que GRAVEYARD invente ici le soul metal. Les chansons plus pêchues et plus rapides ne sont pas en reste avec des titres vraiment excellents tels que que un "Buying Truth" gonflé à la dynamite et un "RSS" qui se place dans la droite ligne des meilleurs morceaux du grand Sabbath Noir, les choeurs bluesy en plus. Le travail effectué sur le rendu de la section rythmique est par ailleurs impressionnant, la basse est énormément mise en avant (une référence à Geezer Butler ?) et la batterie présente un son étouffé intéressant qui dénote un certain parti pris dans la production.

Ce second effort de GRAVEYARD est donc une agréable surprise qui confirme le potentiel à l'excellence du groupe. Plus équilibré, plus emprunt de soul et de blues que le premier album éponyme, Hisingen Blues apparait en 2011 comme un très bon cru de hard rock rétro, psychédélique et progressif dans ses colorations, heavy et stoner dans la forme. Hisingen Blues n'est certes pas un disque qui s'aborde facilement, mais il s'agit d'un album sur lequel on prend un certain plaisir à revenir creuser souvent chacunes des pistes afin d'en saisir toutes les nuances, toute la richesse de composition. Peu d'albums lors d'une décennie peuvent s'enorgueillir de susciter un tel enthousiasme.

Hisingen Blues, futur classique des années 2010 ? Peut être. En tout cas, GRAVEYARD a tout le potentiel pour devenir un groupe référentiel de cette génération, à l'instar de ses confrères américains de The SWORD.

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   (2 chroniques)



- Joakim Nilsson (guitare, chant)
- Jonatan Ramm (guitare, chant)
- Rikard Edlund (basse)
- Axel Sjöberg (batterie)


1. Ain't Fit To Live Here
2. No Good, Mr. Holden
3. Hisingen Blues
4. Uncomfortably Numb
5. Buying Truth (tack & Förlåt)
6. Longing
7. Ungrateful Are The Dead
8. Rss
9. The Siren



             



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