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Clare MAGUIRE - Light After Dark (2011)
Par MARCO STIVELL le 9 Octobre 2011          Consultée 951 fois

La grande et belle Clare MAGUIRE est née le 15 septembre 1987 (un peu plus de quinze jours avant moi, je pourrais presque lui conter fleurette) à Birmingham dans le centre de l'Angleterre, mais elle est issue d'une très vaste famille irlandaise. Rapidement tombée amoureuse de la musique, ses racines ressortent dans ses goûts. Ses idoles sont les héros du folk irlandais, mais aussi Johnny Cash, Bob Dylan, Michael Jackson et Madonna ou encore sister Rosetta Tharpe rien que sur le plan vocal ! Elle enregistre ses propres prestations lorsqu'elle quitte à l'école à 17 ans et les poste sur le Web, avec l'espoir qu'un producteur la remarque, ce qui arrive au bout de six mois. Le single "Ain't Nobody" fait 500000 écoutes précédant la sortie du premier album, Light After Dark.

Des racines irlandaises, cet album ne gardera rien, sinon quelques bribes dans les mélodies toutes en subtilité. Rien du Zim et de l'homme en noir, non ici on parlera plutôt de Michael Jackson et Madonna, mais aussi de Rosetta Tharpe, pour le chant toujours. Clare possède une voix vraiment particulière, lui permettant de sonner différemment selon la chanson. Un coup, elle sera grave et évoquera une artiste noire comme Tracy Chapman, à l'autre elle sera plus pure et rappellera Kate Bush ! Quoiqu'il en soit, c'est une voix qui a des possibilités énormes, et c'est le principal détail que l'on doit retenir si l'on n'accroche pas à la musique.

Light After Dark est un énième album appartenant au style pop-éléctro, mais avec son identité bien à lui. Toutes les chansons, écrites par Clare et son producteur Fraser T. Smith, alors qu'elles contiennent des beats très caractéristiques du genre, n'en font justement pas une fierté, ou ne tombent pas dans les clichés vaseux que l'on rencontre souvent dans ce style. Les beats sont puissants mais servent surtout à soutenir l'ampleur du reste de l'instrumentation, pas à faire se trémousser les jeunes en boîte de nuit. Un seul morceau est réellement taillé pour les dancefloors, il s'agit de "I Surrender" et il reste très bon. Pour le reste, Clare a préféré, d'abord ne jamais trafiquer sa voix, ajouter des choeurs et des cordes puissants, des sons de piano et de synthés plutôt plaisants et qui confèrent une certaine particularité à cette pop-électro. Aucune originalité en fait, tout est juste calculé pour faire vraiment "écouter" cette musique, dans le même sens que l'on écoutait Sgt. Peppers des Beatles alors que les albums populaires d'autrefois étaient plus des suites de chansons sans cohérence. Si Light After Dark révolutionne la musique pop-électro, ce n'est pas dans la recherche sonore, simplement dans ce côté épique, parfois éthéré qu'il développe, et qui rend donc cette musique plus "écoutable". Et la voix de Clare y est encore pour beaucoup, puisqu'elle utilise toutes ses possibilités, entraînant chacune de ses chansons très haut, tout là haut. L'intro instrumentale "Are You Ready" le prouve, c'est un disque de chanteuse, d'une voix.

Dans cet océan élégiaque, on ne peut que s'extasier devant donc ces cordes langoureuses, ces rythmiques pas plombantes pour un sou (même pas sur "Ain't Nobody" où elles sont pourtant assénées), ces sons de synthés si minutieusement choisis : harpes fuyantes, effets "tapping de guitare distordue", clins d'oeil légers aux années 80, et surtout pas mal d'ambiances oniriques. "The Happiest Pretenders", "The Last Dance", le plus r'n'b (toutes proportions gardées) "Sweet Lie", "Bullet", "Break These Chains", "Freedom" ou "Light After Dark" sont autant de noms que l'on retiendra pour exemples de chansons probantes par rapport au ton recherché. Clare souhaite que ses chansons puissent rassurer ceux qui les écoutent autant que c'est le cas pour elle, et l'on sent cette urgence dans ces charges sans surcharge, dans le moindre son de percussion ou de synthé jamais racoleurs, pas plus que les textes laissant une part belle à la poésie. Clare conclue le tout ainsi avec sa voix posée seulement sur les cordes, sans rythme, pour un "This Is Not the End" sobre et réellement vibrant, faisant presque regretter que l'artiste n'ait pu un peu plus diversifier son propos. Mais bon ce n'est que le premier album.

Je ne vais pas crier au génie, simplement j'ai toujours pensé, aussi bien à la première écoute qu'à une autre plus éloignée, que ce disque a du potentiel, que cette artiste est prometteuse, que derrière sa voix et ses petites tenues on ne relève que le charisme, pas la prétention, et qu'elle gagnera beaucoup, contrairement à une autre reine de la pop, à ne pas se répéter. Wait and see...

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   MARCO STIVELL

 
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- Clare Maguire (chant, choeurs)
- Fraser T. Smith (guitares, piano, claviers)
- Ash Soan (batterie, percussions)
- David Tench (piano)
- Tomm Goss (guitares)
- J'anna Jacoby, Eleanor Mathieson, Sally (violons)
- Natalie Cavey, Emma Owens, Natalia Gomez (altos)
- Jane Oliver, Rosie Danvers, Bryony James (violoncelles)
- Beverly Jones, Andy Marshall, Lucy Shaw, (contrebasses)
- Amber Davies, Ally Poole, Isobel Webster (choeurs)


1. Are You Ready ?
2. The Shield And The Sword
3. The Last Dance
4. Freedom
5. I Surrender
6. Bullet
7. The Happiest Pretenders
8. Sweet Lie
9. Break These Chains
10. You're Electric
11. Ain't Nobody
12. Light After Dark
13. This Is Not The End



             



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