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OWL CITY - All Things Bright And Beautiful (2011)
Par MOONDREAMER le 18 Janvier 2012          Consultée 1559 fois

Adam Young est un jeune homme de 25 ans qui vit dans une petite ville du Minnesota, aux Etats-Unis. Timide et renfermé sur lui-même, Adam souffre d’insomnie depuis toujours. Mais voilà, Adam a une passion qui occupe ses nuits et qui lui permet de donner forme à son imagination fertile : il compose dans la cave de la maison familiale et met en ligne ses chansons sur Myspace sous le nom du projet musical OWL CITY. Très vite, un public régulier se forme autour de lui et l’américain autoproduit deux EP, « Of June » puis « Maybe I’m Dreaming » mais la célébrité lui tombe vraiment dessus quand il signe chez Universal son 1er album, « Ocean Eyes », qui sort en 2009. Les choses s’enchaînent alors à une vitesse inattendue : son single « Fireflies » est matraqué sur toutes les radios du monde et Adam commence à sentir la pression pour son deuxième album.

Alors que penser de « toutes ces choses belles et lumineuses », titre, ô combien révélateur, de ce qui nous attend ici ? Et bien Adam n’a clairement pas quitté son univers optimiste, haut en couleur, outrageusement joyeux et candide, dans lequel les synthétiseurs de OWL CITY nous emportent. Et c’est à la fois la force et la faiblesse de cet album.

Dès les premières notes de « The Real World », la voix vocodée de Adam nous transporte dans une atmosphère pop aux accents irréels dans laquelle les émotions négatives sont bannies. « Reality is a lovely place, but I wouldn’t want to live there… ». Mais qui a patiemment écouté le précédent album, Ocean Eyes, sait déjà qu’un des reproches que l’on pouvait faire à la musique de Young est une certaine naïveté (niaiserie ?) dans les paroles et une prise de risque quasi-inexistante ce qui pousse l’auditeur à se lasser rapidement des synthés en guimauve bassinés tout au long de l'album. Si le musicien a apparemment tenté d’éviter cet écueil, l’album reste parfois un peu étouffant et répétitif au moins dans la première moitié : la pop sucrée est un met délectable mais elle s’écoute avec modération sous peine d’en être vite écœuré.

Toutefois, All Things Bright And Beautiful marque, par rapport à son prédécesseur, une véritable recherche dans l’originalité, surtout en deuxième partie d’album. On ne peut reprocher à Adam Young de ne pas avoir écouté les critiques et celui-ci s’essaye à différents styles et variations de façon plutôt réussie. Le single « Alligator Sky » en collaboration avec le rappeur Shawn Christopher en est l’exemple parfait. Etonnamment, le flow du rappeur s’intègre avec facilité entre les cordes frottées et la synth pop de OWL CITY ce qui change complètement le sens de la chanson initiale (une version solo en bonus permet de faire une comparaison détaillée). « Kamikaze » se veut également en rupture en termes de production et de placement de la voix avec les travaux précédent de par son côté très upbeat, presque agressif par moment. Young enfonce le clou avec les deux chansons suivantes. La première, « January 28, 1986 » est une intro dans laquelle on entend un extrait d’un discours de Reagan vantant les mérites des astronautes lancés à la découverte de l’espace.

Puis commence "Galaxies" et ses violons qui laissent place à un beat dance puissant et aux habituels synthés lors du refrain entraînant. Les paroles mettent en avant un autre trait de la personnalité du chanteur : sa foi chrétienne, qui a certainement contribué à la propagation de sa musique grâce aux radios chrétiennes très implantées aux Etats-Unis. Mais même si je suis toujours dubitatif devant les proclamations de foi musicales, celle-ci a le mérite d’être particulièrement convaincante ! Au rang des chansons innovantes, notons aussi « The Yacht Club » en duo avec la chanteuse Lights qui commence de façon très classique pour se changer au refrain en un hymne électro-house saisissant d’énergie. Sans oublier « Plant Life » et son solo d’accordéon synthétisé.

Bilan ? Une première partie d’album qui ne s’éloigne pas du tout de l’album précédent, sympathique mais à la limite du répétitif à laquelle j’attribue la note de 3. Et une seconde moitié qui prend un peu plus de risques, et qui illustre à merveille la versatilité du projet OWL CITY récoltant un 4 plus que mérité. Ce qui donne une note moyenne de 3,5 mais que j’arrondis à 4 en guise d’encouragements à Adam Young à persévérer dans la voie qu’il commence à tracer et parce que cet album a le don de me mettre de bonne humeur à chaque écoute.

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   MOONDREAMER

 
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- Adam Young (chant, claviers, guitare, synthétiseur, percussion)
- Laura Musten (violon)
- Hannah Schroeder (violoncelle)
- Daniel Jorgensen (vibraphone)


1. The Real World
2. Deer In The Headlights
3. Angels
4. Dream Don’t Turn To Dust
5. Honey & The Bee (feat. Breanne Düren)
6. Kamikaze
7. January 28, 1986
8. Galaxies
9. Hospital Flower
10. Alligator Sky (feat. Shawn Christopher)
11. The Yacht Club (feat. Lights)
12. Plant Life (feat. Matthew Thiessen)
13. Alligator Sky (bonus Solo Version)



             



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