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KOURGANE - Heavy (2009)
Par MONSIEUR N le 7 Février 2012          Consultée 1142 fois

KOURGANE, coucous les russophones, est un mot qui désigne les tumulus qui servaient aux hommes du Néolithique à enterrer leurs morts. KOURGANE jouerait-il donc avec des crânes de mammouths et des peaux d’antilopes ? Bien sûr que non mon général.

Les palois KOURGANE jouent une sorte de noise sauvage métallisée, aux textes ancrés bien souvent dans un folklore montagnard plutôt fascinant (les cervidés, l’adret tout ça). L’œil un tantinet menaçant du sanglier (?) de la couverture sera d’accord avec moi. Attention ! Le « Heavy » ne vaut pas pour le heavy de heavy metal. Lourd oui, Kourgane l’est, assurément. Les titres de ce deuxième album font souvent office de parpaing dans la gueule. L’auditeur, constamment secoué, en redemande pourtant. La fin de « Chemin Blanc » illustrera parfaitement l’extrême tension qu’est capable de générer KOURGANE. Difficile de se remettre du perforant « Adret Courroux !!! » répété jusqu’à la nausée sur « Coven Ambré ».

A la première écoute, l’élément qui fait le plus obstacle à l’adhésion est bien sûr la voix de Frédéric Jouanlong-Bernadou. Véloce, hargneuse, elle est aussi souvent déconcertante. On hésite parfois entre avoir peur ou rire. Les simili paroles de « Chevreuil A » (plus des onomatopées aiguës de chevreuil radioactif), par exemple, laissent perplexes. Tout comme, à l’intérieur d’un même morceau, le mélange très détonnant de français et d’anglais volontairement massacré : « Avant le sexe i was honest », « Est-ce que t'as vu my hangover ? », et mon préféré « facial fracas du thunder stone ». D’ailleurs, le groupe a pris soin d’imprimer toutes les paroles sur l’insert du disque, et ce n’est pas dommage.

Mais ne vous trompez pas sur ce groupe. Ce n’est pas parce que la guitare baryton de Gilles Lahonda n’a de cesse de vous houspiller en mode trois étoiles, ni parce que la voix du chanteur vous maltraite plus que le dernier BRUTAL TRUTH que le quatuor n’est pas subtil. Ni drôle d’ailleurs, comme le souligne les jeux de mots disséminés ça et là. Et oui subtils, drôles et sauvages voire brutaux, ils sont forts. S’il fallait à tout prix citer une référence, ce serait René Char, puissance, délicatesse et abstraction.

Enfin, quelques mots dédiés aux record geeks qui passent leur journée sur discogs.com. Cette chronique est rédigée à partir du vinyle édité chez le valeureux label palois A Tant Rêver Du Roi. Le 33t rouge sang (forcément) ne contient pas le titre "Morning Pentimento", uniquement disponible sur la version CD de 2008. L'album est en écoute intégrale sur le site bandcamp du groupe.

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- Jérôme Renault (batterie)
- Ryan Kernoa (guitare)
- Gilles Lahonda (guitare baryton)
- Frédéric Jouanlong-bernadou (voix et textes)


1. Ovcara Sunflowers
2. Chemin Blanc
3. Mariotte
4. Coven Ambré
5. Lounge Lecture
6. Ce Qui Etait Prévisible
7. Conifère
8. Chevreuil A



             



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