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The STEPKIDS - The Stepkids (2011)
Par MANIAC BLUES le 28 Mars 2012          Consultée 812 fois

Nom étrange, pochette à l’illustration froide, tout portait à croire que The Stepkids était la nouvelle sortie d’un groupe d’éléctro lambda. Pourtant, il s’agit bien d’un disque de soul psychédélique comme on en a plus entendu depuis fort longtemps. Pour leur premier album, les Stepkids ont frappé un grand coup. Cet album de soul psyché planante s’impose comme l’œuvre la plus audacieuse de l’ensemble de la production R’n’B de l’année 2011. Le groupe est formé de trois membres qui ont fait leurs armes en accompagnant des stars tels 50 Cent, Alicia Keyes ou Lauryn Hill. Le processus créatif repose entièrement sur la symbiose œuvrant au sein du trio. L’absence de leader se ressent inévitablement à l’écoute du disque et fait toute l’originalité de cette formation. A l’heure où la scène soul repose essentiellement sur des individualités fortes, The Stepkids propose une alternative alléchante et fructueuse.

Ce qui surprend chez les Stepkids, c’est ce souci de cohérence qui anime avec force le groupe. Il s’agit d’un album que l’on pourrait presque qualifié de conceptuel, tant il forme un tout d’une homogénéité étonnante. Encadrés par une introduction et une conclusion, les huit morceaux forment une longue suite d’une cohésion inouïe.

Avec les Stepkids, homogénéité n’est synonyme ni d’ennui, ni de manque de variété. Les instrumentations très travaillées vont de pair avec une sophistication vocale admirable. Les trois chanteurs-instrumentistes offrent une partition édifiante qui mêle le funk énergique, des atmosphères jazzy, la soul chaude et les mélodies pop, le tout d’une teneur psychédélique lumineuse.
L’entrelacement des voix et des guitares permet d’apprécier les mélodies finement ciselées de « Brain Ninja ». Ce travail d’orfèvre n’exclut pas des textures brumeuses au synthé, par exemple sur le surprenant « Suburban Dream ». Les arrangements aériens nous font en effet nager en plein rêve éveillé. Cette capacité à aller à l’essentiel est une qualité qui permet de gouter d’autant mieux la richesse des mélodies et le travail rythmique exemplaire, en témoignent « Wonderox » et « Cup Half Full ». Friand d’expérimentations, le groupe sait improviser avec maîtrise et talent, à l’image du mystérieux « Shadow In Behalf », qui fait merveilleusement la paire avec « Legend In My Own Mind ».

Pour éviter une certaine monotonie, les Stepkids injectent une forte dose de funk dans la rythmique de « Santos and Ken », au bon souvenir des lignes de basse explosives de Bootsie Collins à l’époque de Parliament/Funkadelic. Le trio chante en chœur « la, la, la » comme pour mieux annoncer la teneur du prochain morceau « La, La », sans doute le plus abouti de l’album. Grâce à un refrain addictif d’une simplicité biblique, à des improvisations expérimentales délicieuses et à un saupoudrage instrumental d’une grande élégance, cette ballade force l’admiration.

Ce premier effort est de courte durée, mais d’une très grande créativité. S’il ne fallait retenir qu’un seul disque de soul de l’année 2011, ce serait peut-être celui-là. Les Stepkids sortent incontestablement du lot. On attend de pied ferme la suite.

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   MANIAC BLUES

 
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- Tim Walsh
- Jeff Gitelman
- Dan Edinberg


1. Intro
2. Brain Ninja
3. Suburban Dream
4. Shadows On Behalf
5. Legend In My Own Mind
6. Santos And Ken
7. La La
8. Wonderfox
9. Cup Half Full
10. Outro



             



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