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The RASMUS - The Rasmus (2012)
Par GEGERS le 11 Juin 2012          Consultée 1283 fois

Il paraît que l'aspartame est cancérigène. On en est pas vraiment sûr, car il est difficile d'envisager ses effets sur le long terme, mais cet ersatz du sucre ne semble pas conseillé pour la santé. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Sciences & Vie Junior. Un gage de véracité scientifique.
Il paraît que THE RASMUS est dangereux pour le rock. Pour le coup on en est sûr, car le groupe finlandais cause des dégâts considérables sur le court terme. THE RASMUS est au rock ce que l'aspartame est au sucre. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Philippe Manoeuvre dans Rock & Folk. Un gage de goût musical sûr (hum hum).

Toujours est-il que THE RASMUS existe encore, ou plutôt vivote bon an mal an depuis la deuxième moitié des années 2000. Un temps groupe de rock doté d'un sens efficace de la mélodie à défaut d'être composé de virtuoses de leurs instruments, puis dotant son rock de touches « dark » sur ses albums suivants, dont les compositions et les paroles adolescentes auraient fait passer HIM pour le plus grand groupe du monde, les auteurs de « In the Shadows » repartent cette fois-ci à la reconquête d'un public d'adolescentes prépubères par le biais d'un album calibré radio, sacrifiant toute velléité artistique au profit d'une soupe commerciale abrutissante.

Le plus souvent, THE RASMUS prend le pari de troquer les guitares contre des claviers sirupeux et envahissants. A l'exception des deux premiers morceaux, qui peuvent donner l'illusion que le groupe a retrouvé le sens du tube efficace (les sympathiques « Stranger » et « I'm a mess »), l'album s'enfonce dans des méandres de miel et de facilité, en témoigne l'apathique ballade « Save me once again », qui prouve que si le ridicule ne tue pas, il fait néanmoins mal aux oreilles.

Rien ici n'est à même d'intéresser l'auditeur. La simplicité et la platitude des instrumentations, couplée à la platitude des mélodies et la superficialité des paroles n'auront de cesse de transformer l'écoute complète de cet album en une véritable gageure. Peut-être que « You don't see me » ou « Someone's gonna light you up » parleront à des adolescentes mal dans leur peau. Pour le musicophile lambda, ils constitueront simplement un calvaire insurmontable. Loin de se remettre en question (ce que l'absence de titre pouvait laisser entendre), cet album s'enfonce un peu plus dans une niaiserie et un rock de bas étages qui ne laissent que peu d'espoirs quant à l'avenir artistique du groupe.

THE RASMUS est mort donc, mais semble être le seul à ne pas le savoir. Les auditeurs découvrant le groupe par le biais de cet album trouveront peut-être quelques mélodies à se mettre sous la dent, les autres n'y verront que la continuation de la descente aux enfers des Finlandais depuis maintenant deux albums. Un bien triste témoignage d'un groupe qui crie son agonie plutôt que de souffrir en silence.

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   GEGERS

 
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- Lauri Ylönen (chant)
- Pauli Rantasalmi (guitare)
- Eero Heinonen (basse)
- Aki Hakala (batterie)


1. Stranger
2. I'm A Mess
3. It's Your Night
4. Save Me Once Again
5. Someone's Gonna Light You Up
6. End Of The Story
7. You Don't See Me
8. Somewhere
9. Friends Don't Do Like That
10. Sky



             



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