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- Style : James Brown

Betty DAVIS - They Say I'm Different (1974)
Par MANIAC BLUES le 29 Octobre 2012          Consultée 1057 fois

Entre 1973 et 1975, Betty Davis a enregistré trois albums fondamentaux dans l’histoire du funk. Sorte de James Brown au féminin, cette panthère noire au style érotiquement très puissant, entre ballades sensuelles et funk-rock qui déménage, sort en 1974 un deuxième album après un magistral premier coup d’essai.

Coupe afro, petite tenue égyptienne laissant apercevoir de longues jambes félines, hauts talons bleus surmontés d’une petite fourrure : le portrait ne nous ment pas sur la marchandise très seventies que nous propose Betty Davis. Avec elle, le funk non coupé qui nous martèle les tympans côtoie des séquences rythmiques plus équivoques.

Le doucement funky « Shoo-b-doop and cop him » introduit en effet de manière ambivalente l’univers fiévreux de la diva. Les différentes strates rythmiques, les chœurs féminins, le solo de guitare de Buddy Miles créent un climat de passion torride. Le disque finit d’ailleurs comme il commence avec le jazzy et apaisé « Special People ».

Après cette entrée en matière, le vent se lève et la tempête funky se déchaîne avec « Big Freak ». La diablesse hurle sur un rythme de folie imprimée par une basse bodybuildée comme Schwarzenegger. Véritable arme destruction massive, pilotée par Larry Johnson, elle a une force de frappe sans égale. Les duels avec la guitare sont délicieux sur « Don’t Call Her No Tramp ». Dans cette jungle rythmique, Betty rugit des paroles accrocheuses et minimalistes qui ne sont pas sans rappeler James Brown sur le jouissif « Git In Here » au groove explosif. La multiplicité des voix, la guitare rock, la basse surréaliste créent une fièvre brûlante qui donne sacrément envie de danser.

Sur l’étonnant « They Say I’m different », Betty Davis déclare sa flamme pour le blues. Elle cite un nombre incroyable de noms de bluesmen, ce qui montre son penchant et sa culture pour cette musique alors en plein déclin. D’une certaine manière, Betty Davis, par son côté marginal et sa manière de frapper là où sa fait mal, est une blueswoman aussi passionnée qu’ Elmore James. Pour preuve, l’évocateur « 70’s blues » distille des paroles centrées sur ses états d’âme, bien que l’accompagnement soit fondamentalement funk.

En cette année 1974, alors que le disco commence à poindre le bout de son nez, Betty Davis revient à l’essence même d’un funk poisseux et sans fioritures. En termes de sons bruts de décoffrage, Betty Davis ira encore plus loin l’année suivante avec le surpuissant Nasty Gal.

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   MANIAC BLUES

 
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- Betty Davis (chant)
- Cordell Dudley (guitare, choeur)
- Larry Johnson (basse)
- Ted Sparks (batterie, choeur)
- Pete Escovedo (timbales)
- Victor Pantoja (congas)
- Merle Saunders (piano électrique, piano)
- Tony Vaughn (clavinet, piano, choeur)
- Mike Clark (batterie)
- Jimmy Godwin (guitare)
- Hershall Kennedy (clavinet, orgue, piano électrique, trompette)
- Buddy Miles (guitare)
- Debbie Burrell, Elaine Clark (choeur)
- Trudy Perkins, Mary Jones (choeur)


1. Shoo-b-doop And Cop Him
2. He Was A Big Freak
3. Your Mama Wants You Back
4. Don't Call Her No Tramp
5. Git In There
6. They Say I'm Different
7. 70's Blues
8. Special People



             



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