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- Style : Wax Tailor, Blockhead

RJD2 - Deadringer (2002)
Par MARTIN le 19 Décembre 2012          Consultée 731 fois

Deadringer, c'est tout d'abord l'album d'un titre, Ghostwriter. Un titre entendu pour la première fois lors d'une soirée, vous attirant par des cuivres festifs qui vous sortent efficacement de votre torpeur légèrement alcoolisée. Puis, sur une rythmique hip-hop, des cœurs légers prennent le relais, quelques touches de piano, du violon et une guitare funk qui se suivent et se croisent successivement avec une cohérence étonnante, sans que l'on puisse bien distinguer ce qui est un sample de ce qui ne l'est pas. Sacrément efficace et bien foutu. Alors vous demandez qui est derrière ce titre, non sans une certaine méfiance, car, en défenseur du bon goût et de la musique de qualité, vous avez appris à douter des titres qui séduisent dès la première écoute : trop facile, trop creux, on finit toujours par être déçu en apercevant la vérité, un peu comme cette dame qui vous lance des regards appuyés mais qui, plus tard, vous demande de payer.

Puis, après avoir écouté suffisamment de fois Ghostwriter pour réaliser que, oui, c'est bigrement bon, l'on part à la découverte de l'album, empli d'un espoir nouveau. On remarquera vite quelques titres à l'efficacité festive tel Good Time Roll Pt.2, mais pas seulement, et loin de là. On s'aperçoit alors que Deadringer est un large terrain d'expérimentation pour RJD2, et des titres de Hip-Hop plutôt sombres côtoient des titres uniquement instrumentaux assez secs et dépouillés, façon DJ SHADOW période Entroducing, plus ou moins réussis.

L'ensemble, très éclectique, est pourtant très cohérent, lié par une sorte de touche constamment jazzy et une batterie franche, désinvolte et éloquente. Et surtout, ce sentiment de liberté un peu propre aux premiers albums qui font date, de celui qui transpire le plaisir et l'envie de faire quelque chose de bien, sans prise de tête ni pression. Ce qui n'empêche pas à Deadringer d'être fin. En résultent des titres aux structures libres mais évidentes, comme l'excellent June, long morceau instrumental où intervient par petites touches un MC convaincant.

Deadringer est cet album à la fois positif et légèrement nostalgique, terriblement sincère, qui a fait découvrir l'univers de l'Abstract Hip-Hop à beaucoup de monde. Un album que l'on écoute pour poser une bonne ambiance en soirée. Ou accoudé à la fenêtre de votre voiture, sur une départementale, au calme, le paysage qui défile. Ou à écouter seul, bien fort. Ou en fond d'ambiance pour vous faciliter la tâche auprès de votre future conquête, les accents lounges qui parsèment le disque étant du meilleur effet. Un album assez universel et fédérateur, peut-être pas d'une originalité folle au sein d'une scène qui a vu son apogée dans les années qui suivirent sa sortie, il y a de cela 10 ans maintenant. Et pourtant, il n'a pas pris une ride, et il est bien possible qu'il se laisse écouter avec autant de plaisir dans 10 années encore.

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   MARTIN

 
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- Rjd2 (tout)


1. Horror
2. Salud
3. Smoke & Mirrors
4. Good Times Roll Pt. 2
5. Final Frontier
6. Ghostwriter
7. Cut Out To Fl
8. F.h.h.
9. Shot In The Dark
10. Chiken-bone Circuit
11. The Proxy
12. 2 More Dead
13. Take The Picture Off
14. Silver Fox
15. June
16. Work



             



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