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Wayne SHORTER - Without A Net (2013)
Par BAYOU le 23 Février 2013          Consultée 1030 fois

Wayne SHORTER, bientôt 80 ans, est l’un des derniers grands jazzmen encore en activité et paradoxalement, sa musique devient de plus en inventive et nouvelle.
Rappelons simplement que le saxophoniste a joué avec Art Blakey, puis a participé à la folle aventure des années électriques de Miles Davis avant de se mettre à son compte en codirigeant WEATHER REPORT avec Joe Zawinul. Ce groupe, à l’aube des années 70, a été l’un des fondateurs du jazz-rock, terme maintenant galvaudé et daté, et a parsemé sa discographie d’albums splendides défrichant des horizons nouveaux.

Ce disque signe le retour de Wayne SHORTER sur le label de légende Blue Note, quarante-trois ans après l’avoir quitté. Retour aux sources musicales aussi, la musique est déstructurée, ici pas de solos de chaque musicien, mais chacun des trois instrumentistes de haut niveau (Danilo Perez au piano, John Patitucci à la basse et Brian Blade à la batterie) entrent et sortent du morceau au gré de leur improvisation, selon leur feeling, mais dans un canevas préparé entre eux à l’avance.
Le saxophoniste, qui utilise surtout le soprano au détriment du ténor, ne se comporte pas en leader, mais comme un catalyseur, un fédérateur. Ayant vu le quartet en novembre 2012 à la Salle Pleyel, je peux témoigner de l’incroyable complicité entre les musiciens et de la grande liberté de chacun dans l’approche des thèmes.

Le CD, prolongement logique des concerts de 2012, même si un concert du combo ne ressemble jamais vraiment à un autre, comprend trois reprises : « Orbits » (thème joué avec le quintet de Miles Davis), « Plaza Real » (un morceau de WEATHER REPORT) et « Flying Down to Rio » le thème du film éponyme de 1993.

Les nouveaux morceaux sont dans la continuité de Footprints et de son dernier album en date Beyond the Sound Barrier. Le titre « Without a Net » (le même qu’un album du GRATEFUL DEAD où un autre jazzman Brandforf Marsalis joue du saxo en invité) reflète parfaitement la musique jouée. Sans filet, avec une volonté de laisser des espaces pour que chacun développe ses idées. Ce genre de musique exige bien sur des instrumentistes de haut niveau et une entente parfaite entre les musiciens.
« Pegasus », dans ce contexte, fait figure d’exception. Long morceau de 23 minutes, enregistré à Los Angels avec The INAMI WINDS, un quintet à vents, il est plus écrit, plus statique presque, mais avec un goût exquis.

Disque envoûtant, presque obsessionnel ; les envolées du saxo sont sublimes, lumineuses, subtiles, le piano parfait, et la précision de Brian Blade dans ses frappes sur les tambours impressionnante et je ne parle pas de la beauté de son toucher de cymbales.
Le groupe est au summum de ses capacités, l’entente est parfaite, ce qui contribue à faire de Without a Net un très grand disque !

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- Wayne Shorter Saxophones
- Danilo Perez Piano
- John Patitucci Basse
- Brian Blade Batterie


1. Orbits
2. Starry Night
3. S.s. Golden Mean
4. Plaza Real
5. Myrrh
6. Pegasus
7. Flying Down To Rio
8. Zero Gravity To The 10th Power
9. The Notes) Unidentified Flying Objects



             



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