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MUSIQUE DE LA RENAISSANCE  |  STUDIO

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Stefano LANDI - Homo Fugit Velut Umbra (l'arpeggiata) (2005)
Par CHIPSTOUILLE le 9 Novembre 2005          Consultée 7236 fois

Quelque part au milieu du XVIIe siècle, bien avant le règne de Vienne (que devienne que devienne valse... Hum pardon, je m'égare!) en matière musicale, bien avant encore que les polyphonies ne deviennent une norme, avant même l'ère de la "musique classique". Avant l'ère baroque donc, était le temps de la musique de la renaissance.

Stefano LANDI est l'un des compositeurs qui, au début du XVIIe, est venu à Rome dans le palais de la famille Barberini. Famille qui offra aux musiciens l'épanouissement dont ils avaient besoin pour leurs créations. Le Pape Urbain VIII était le membre le plus éminent de cette famille (ce qui vous donne l'importance, et de la famille, et de la religion à l'époque...) et cette période musicale prospère prendra fin au bout de 20 ans, à la mort de ce même Pape, les finances ne suivant plus. Le recueil ici proposé est constitué d’œuvres composées à l’époque.

Les morceaux sont essentiellement joués au théorbe, à la guitare ou à la harpe, instruments de prédilection de cette époque. La musique de la renaissance survint avec l'apparition de ces instruments à cordes qui pour la première fois, allèrent au-delà du registre sonore que peut atteindre la voix. Toutefois, la voix est toujours le point central de toute pièce musicale. Sur « Augellin » par exemple, le chant est censé imiter celui d’une cigale, passant de très grave à très aigu, les autres instruments se tiennent à leur simple rôle d’accompagnements.

A l'époque, les voix aiguës étaient encore assurées par des castrats, c'est d'ailleurs dans cette période que sont apparues les premières cantatrices, premières rivales de ces hommes qui n'avaient d'avenir que dans la reconnaissance musicale. Le chant masculin aigu est donc très présent, ce qui est assez étonnant (et dérangeant, pour ma part).

Les mélodies ici proposées sont principalement apportées par ce chant. Celui-ci est assez étrange puisque pas encore tout à fait lyrique à la manière des opéras classique, ni réellement naturel voir nasalisé comme ce pouvait être le cas à l’époque médiévale. On s'aperçoit qu'une grande partie de la force de ces oeuvres réside dans la part d'émotions que parviennent à transmettre ces chanteurs, au gré des accélérations successives des cordes grattées, la force de l’interprétation est donc très importante, fort heureusement celle-ci est de bonne facture.

Malgré tout, pour nos lecteurs fans de métal ici présents, le manque de testostérone (ce n'est pas du EMILIE SIMON non plus...) et d'envergure des morceaux ici présents risquent d'en effrayer plus d'un. Voyez quelque chose qui se situerait entre de l'opéra calme et le chant traditionnel italien pour touristes des gondoliers de Venise. Quelque chose qui ne plaira pas à tout le monde, j'en ai bien peur.

Certains morceaux comme « Alla guerra d'amor » sortent tout de même du lot de par leur vigueur, se rapprochant plus de la musique traditionnelle espagnole, comme du flamenco. « Dirindin » donne également de jolies harmonies vocales avec un procédé assez amusant, ainsi qu'une musique plus proche du style médiéval. Les contrastes, pourtant présents sur cet album, risquent d'être trop peu importants pour des oreilles non averties. Un album à prendre avec des pincettes donc, les curieux peuvent toujours s'y essayer.


NB: Le morceau "Homo Fugit Velut Umbra" qui donne le titre de cet album, est anonyme, bien qu'il vienne parfaitement s'inscrire dans le style de Stefano LANDI.

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- L'arpeggiata
- Christina Pluhar (direction, harpe, théorbe, guitares)
- Johannette Zomer (soprano)
- Stephan Van Dyck (ténor)
- Alain Buet (basse)
- Marco Beasley (ténor)
- Eero Palviainen (archiluth, guitare baroque)
- Charles Edouard Fantin (théorbes, luth, guitares)
- Elisabeth Seitz (psaltérion)
- Paulina Van Laarhoven (lirone, violone)
- Atsushi Sakai (viole de gambe)
- Lorenzo Colitto (violon baroque)
- Mira Glodeanu (violon baroque)
- William Dongois (cornet à bouquin, cornet muet)
- Michèle Claude (percussions)


1. Homo Fugit Velut Umbra (anonyme)
2. Augellin
3. Sinfonia
4. Invan Lusinghi
5. Altri Amor Fugga
6. Canzona Detta La Pozza
7. T'amai Gran Tempo
8. A Chè Più L'arco Tendere
9. Alla Guerra D'amor
10. Balletto Delle Virtu
11. Canta La Cicaleta
12. Dirindin
13. Quando Rinaldo
14. Quest Acqua
15. Amarilli, Deh! Vieni



             



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