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FATHER JOHN MISTY - Pure Comedy (2017)
Par A.T.N. le 28 Mai 2017          Consultée 411 fois

Notre bohémien barbu des grands espaces nord-américains est de retour.

Romantique, sensible, majestueux, ambitieux, Josh Tillmann adopte la même approche que sur son très bel opus précédent. Un disque long, qui prend son temps, et se permet même un voyage de 13 minutes ("Leaving LA") qui se fout bien des formats actuels.

Seul au piano ou à la guitare, souvent rejoint par un ensemble de cordes ou par un groupe rock, FJM déroule de belles chansons et se donne les moyens de nous embarquer. Jonathan WILSON est toujours le producteur attitré, garantie d'une oeuvre qui, soniquement, sera impeccable.

Le morceau-titre est à l'image de l'album et du sillon que l'artiste souhaite visiblement tracer: de l'intime, puis du grandiloquent, sans que ces variations apparaissent artificielles. Le bonhomme a bien pensé son truc, chacune de ses paroles est intense, il est concerné, la qualité des orchestrations fait le reste. Cette alternance de l'alcôve et de l'amphithéâtre fait également merveille sur "Birdie": une jolie rivière mélodique suit son cours, qu'un accident vient transformer en gros torrent symphonique, pour retrouver l'apaisement en fin de voyage. Le feutré du piano, le boisé des guitares, l'équilibre des choeurs, tout concourt à faire passer un moment de qualité à nos oreilles.

Allez, on sort la grosse référence: parfois on se sent chez le Harvest de Neil Young ("So I'm Going Old on Magic Mountain", ou "Ballad of the Dying Man", probablement une des plus belles). Ouch! Ne comparons pas l'incomparable. c'est pour donner une idée de la qualité des ambiances que le natif du Maryland arrive à créer, et qu'on a retrouvées récemment chez Israel Nash Gripta (à qui on pense énormément quand on écoute la délicieuse "Smoochie").

Autre référence à balancer: Bob Dylan, moins pour la musique (quoique...) que pour la liberté qu'il s'accorde à pondre autant de couplets qu'il le souhaite en se foutant de ce qu'on en pensera... parce que ce "Leaving LA" de 13 minutes, il faut se le farcir. Pas désagréable, loin s'en faut, FJM chante magnifiquement, mais il faut être dans de bonnes dispositions. Longueur des morceaux, ou longueur des titres de chansons (la splendidement boursouflée "Things That Would Have Been Helpful to Know Before the Revolution"), le chanteur n'a peur de rien et c'est aussi là que réside la beauté d'un des excellents disques de 2017, assurément.

Bien sûr, dans un tel foisonnement prolifique, beaucoup de titres peuvent sembler inutiles. Et ils le sont... "When the Love of God...", "A Bigger Paper Bag" ou "Two Wildly Different Perspectives" sont trop molles et semblent n'être là que pour meubler. Un morceau comme "The Memo" n'est pas indécent, mais il ressemble terriblement à beaucoup d'autres, et n'aurait absolument pas manqué à la beauté de l'ensemble s'il avait été absent. 60 minutes au lieu de 74 minutes et nous avions une vraie merveille!

Mais ne faisons pas la fine bouche: Dans la droite ligne de I Love You, Honeybear, ce Pure Comedy vaut le voyage.

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   A.T.N.

 
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1. Pure Comedy
2. Total Entertainment Forever
3. Things It Would Have Been Helpful...
4. Ballad Of The Dying Man
5. Birdie
6. Leaving La
7. A Bigger Paper Bag
8. When The God Of Love Returns There'll Be Hell To P
9. Smoochie
10. Two Wildly Different Perspectives
11. The Memo
12. So I'm Growing Old On Magic Mountain
13. In Twenty Years Or So



             



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