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TOOTHLESS - The Pace Of The Passing (2017)
Par BAKER le 10 Novembre 2017          Consultée 211 fois

La pop, c'est mystérieux. Pop comme populaire ? Certes, du temps des Béatlesse et des Migjéjère, mais quid de nos jours ? La pop de 2017, c'est quoi ? De l'électro autotunée gavante ? Du ouin-ouin sur fond de guitare tellement acoustique qu'elle-même ne sent pas vibrer ses cordes ? Non, le terme pop a gagné ses galons de genre, c'est à dire de sonorités et de codes, à part entière, et force est de constater que malheureusement, ce qui est pop au sens noble et technique du terme n'est plus tellement populaire.

Pourquoi alors avoir jeté mon dévolu sur ce disque ? Le nom du groupe déjà, qui plaira sans aucun doute à François Hollande, et puis cette pochette ! Storm Thorgersonesque en diable ! On dirait la pochette version 33 tours du "ABSOLUTION" de MUSE. Alors oui, la pochette ne fait pas le bon disque (NDBuck-Tick : Ouh ça non), mais sait-on jamais... et dans la famille pop indé, un genre à très haut risque puisque non populaire signifie forcément un poil indépendant, c’est une bonne pioche. Une très bonne pioche. Dôtée de chœurs immédiatement reconnaissables, la pop moderne et bigarrée de TOOTHLESS se veut globalement douce, mais faussement indolente ; new wave sur les bords mais jamais frontalement. On pourra facilement retrouver une filiation lointaine avec le THE CURE de "KISS ME", et d’autres influences plus modernes comme les excellents UNKNOWN MORTAL ORCHESTRA, QUANTIC ou YUMI ZOUMA (avec notamment cette saleté de fill de batterie génial mais qu’on commence à trop entendre partout, ici sur "Party For Two"). Mais sans verser dans le progressif pur, ni essayer de se faire plus malin que le singe, TOOTHLESS possède une indéniable qualité : la maîtrise de la relance. Associée à un son qui fleure bon certes les années 80 mais plus côté... indé, justement, ça donne un résultat qui à mesure des écoutes se montre cohérent et très agréable.

Le premier titre est d’ailleurs un bijou et, ce qui est fort, c’est qu’il ne donne pas toutes les clefs du disque. "Charon" (un vieux pote qui fait actuellement gondolier en leasing), est une mélopée lancinante, très minimaliste, qui laisse l’auditeur voguer en terre pas tout à fait inconnue, mais plutôt intrigante. En final, une chanson plus longue, plus corsée, plus expansive, et tout aussi excellente. Entre les deux, un disque qui est en dents de scie avec quelques passages un peu quelconques, et d’autres souvent flatteurs, avec des détails comme le chant infantile de "Palm" ou l’ambiance sépulcrale de l’excellent, presque parfait, "Sun’s Midlife Crisis". Le fait d’avoir une véritable fin est un réel plus, et enfin, parce que ce n’était pas gagné, globalement peu voire pas de prise de tête ou de délire arty énervant. Juste de la pop à la limite de la dream, mais jamais franchie, avec de beaux arrangements vocaux et des mélodies simples bien exécutées. Une bonne petite surprise.

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- Ed Nash (à peu près tout)
- Reste Du Line-up Non Disponible


1. Charon
2. Sisyphus
3. Palm’s Backside
4. Alright Alright Alright
5. The Midas Touch
6. Party For Two
7. You Thought I Was Your Friend (i Want To Hurt You
8. The Sun’s Midlife Crisis
9. The Sirens
10. Terra



             



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