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Ray BONNEVILLE - At King Electric (2018)
Par BAYOU le 12 Septembre 2018          Consultée 106 fois

Quand on écoute un album de Ray BONNEVILLE, on évoque invariablement le grand J.J. CALE tant les deux musiciens sont adeptes du laid-back, dans le genre « je suis dans mon hamac et toi qui es debout, secoue la cendre de ma cigarette ».

Toutefois l’histoire du gaillard n’est pas banale.
Il est né en 1948 au Québec et jusqu’à douze ans ne connaît que le français, puis sa famille déménage à Boston où il est obligé d’apprendre l’anglais. Il s’engage dans l’U.S. Army au moment de la guerre du Vietnam, rentre à Boston, apprend à piloter un avion dans le Colorado, avant d’aller écouter « la complainte du phoque en Alaska »* puis de rester plusieurs années à New-Orleans avant de s’installer au Texas.
Après une longue période de musicien de studio, il se met à son compte et sort son huitième album enregistré, comme l’indique le titre, au studio King Electric Recording d’Austin.
Il est accompagné par Ritchie Lawrence au piano électrique et à l’accordéon, Andre Bohren aux percussions et claviers avec des apparitions de Gurf Morlix à la guitare et à la basse et de Stefano Intelisano à l’orgue.
Son dernier album date de 2011, Ray prend son temps pour écrire.

Ainsi « Waiting On The Night » démarre tranquillement, notre homme attendant la lumière du jour pour se sentir mieux, du coup il accélère légèrement son tempo pour « Next Card To Fall ».
Avant de nous parler dans « Tender Heart » d’une fille un peu bizarre dans un bar qui pue la nicotine ; et qui joue encore et encore la même chanson sur le juke-box.
« South Of The Blues » et le funky « It Make A Hole In You » sont presque nerveux, avec de superbes et brefs chorus de guitares dans ce dernier.
J.J. CALE avait écrit « Cocaïne », Bonneville nous parle de « Codéine », une ballade envoûtante qui évoque les maux de l'addiction. Euh, le tempo est encore plus lent que chez l’homme d’Esconcido.
Allez, un tempo plus rapide pour « Until Such A Day », une chanson d'amour plutôt optimiste précédant « Papachulalay » et qui évoque les défilés de rue de The Big Easy.
« The Day They Let Me Out » est la chanson la plus sombre de l’album avant « Forever Gone » et « Riverside Drive » un instrumental qui termine le CD.

Au final, il nous reste un album assez inclassable, qui dans l’esprit évoque certes J.J. CALE, mais aussi l’esprit de la Nouvelle-Orléans, le chant des bluesmen du delta et aussi la musique du Texas. Assez bizarrement, les origines canadiennes du musicien ne ressortent pas dans cet opus profondément ancré au cœur des U.S.A.

*En hommage à la chanson de Beau Dommage

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   BAYOU

 
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- Ray Bonneville (guitare, chant)
- Ritchie Lawrence (piano électrique,accordéon)
- André Bohren (percussions, claviers)
- Gurf Morlix (guitare,basse)
- Stefano Intelisano (orgue)


1. Waiting On The Night
2. Next Card To Fall
3. Tender Heart
4. South Of The Blues
5. It'll Make A Hole In You
6. Codeine
7. Until Such A Day
8. Papachulalay
9. The Day They Let Me Out
10. Forever Gone
11. Riverside Drive



             



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