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The KOOKS - Inside In The Inside Out (2006)
Par A.T.N. le 11 Décembre 2006          Consultée 2702 fois

Depuis combien de temps n’avais-je pas pris autant de plaisir à écouter un premier album ? Depuis « Is this It ? » des Strokes, sans doute. Putain, 5 ans.
Voyons, voyons, comment donner une idée du sentiment de béatitude à la fin de l’écoute de Inside In the Inside Out, au moment où on contemple les trous dans le parquet, martelé par les coups de talons qui battent le rythme… Tiens, le premier Supergrass, en 1994, m’avait fait le même effet : cette explosion juvénile, cette alchimie basse/guitares/batterie/voix qui donne l’impression que les membres du groupe jouent ensemble depuis mai 68, et toujours avec le même enthousiasme.
Mais si je veux me démettre la tête, casser une vitre et graver un grand sourire sur ma face, pourquoi j’écoute pas Supergrass, alors ? C’est quoi le p'tit truc en plus, ici ?

Le son des Kooks est le premier détail qui tue. L’énergie, la puissance de leur musique sont parfaitement restituées, les cymbales éclatent à chaque coup, comme des flacons de nitro qu’on laisserait tomber, mais sans éclipser les guitares. Ces guitares, justement, sont bien grasses, bien sales, avec une rythmique balancée des familles. Et du coup en écoutant leurs morceaux on dirait qu’ils jouent dans la pièce, que le producteur s’est contenté d’équilibrer l’ensemble sans essayer de moderniser le bazar et de le rendre trop propre.
Sinon, j’aime aussi les pincées de reggae qui parsèment leurs envolées. Un peu comme Police (Supergrass, Police… ça commence à en faire des compliments !), ils possèdent l’art du contretemps, n’en abusent pas (because le reggae c’est mou et c’est chiant, tout le monde le sait), et gardent un esprit délibérément rock tout au long des 41 minutes.
Un bon exemple de leur talent pourrait être le morceau « Time Awaits ». Ca démarre comme un vieux blues du Mississipi chanté à deux voix (rien que ce passage est plus balèze qu'il n'y paraît), guitare folk, basta. Quelques mesures plus tard, le groupe arrive dare-dare avec un riff bien lourd et un groove reggae qui, miracle, fout la pêche. Ensuite ça s’accélère, on laisse de la gomme sur le bitume, on fait des pauses à quelques feux rouges puis rapidement on est en rase campagne, à fond les ballons, en train de dodeliner de la tête comme un crétin. Ce mélange des genres est archi casse-gueule, mais les Kooks font tenir l’ensemble avec une cohérence épatante. Le bonheur, je vous dis.

Mention spéciale au chanteur, Luke Pritchard, qui n’a pas son culot dans la poche. Un peu de frime, de gouaille, un gentil voyou à la gorge déployée, du plaisir à revendre. J’achète !
Et vous aussi, j’espère.

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   A.T.N.

 
  N/A



- Luke Pritchard (chant, guitare rythmique)
- Hugh Harris (guitares)
- Max Rafferty (basse)
- Paul Garred (batterie)


1. Seaside
2. See The World
3. Sofa Song
4. Eddie's Gun
5. Ooh La
6. You Don't Love Me
7. She Moves In Her Own Way
8. Matchbox
9. Naive
10. I Want You
11. If Only
12. Jackie Big Tits
13. Time Awaits
14. Got No Love



             



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