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TRANCE PSYCHéDéLIQUE  |  STUDIO

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- Style : Koxbox

INFECTED MUSHROOM - Classical Mushroom (2000)
Par CHIPSTOUILLE le 8 Février 2007          Consultée 2868 fois

Alors que The Gathering illuminait encore quelques hères de par son originalité du point de vue de la définition du son, son successeur Classical Mushroom débarque et aura l’effet d’une bombe pour certains, d’un pétard mouillé pour d’autres. C’est de toutes façons avec cet album qu'INFECTED MUSHROOM parvient à se frayer un chemin chez les disquaires, et pour une poignée d’années, chose assez rare dans le genre pour être soulignée.

Classical mushroom, est comme son nom l’indique ou presque, une tentative de croisement entre le monde de la musique classique et celui de la trance psychédélique (mushroom signifiant champignon, sous-entendu hallucinogène). Le challenge ne manque pas de prétention, chose que l’on se fera un plaisir de noter grâce à une pléthore d’effets romantico-classico-hollywoodiens obtenus par quelques nappes de clavier pompeuses. L’intro de "Dracul" à ce titre est particulièrement ridicule. INFECTED MUSHROOM parvient tout de même, l’espace d’un morceau d’anthologie, à convaincre son petit monde. "Bust a move" est une pièce à part, le tube du groupe par excellence, qui réussit par je ne sais quel miracle à faire vivre quelques mélodies d’inspiration classique, allant d’un clavecin baroque à une sérénade romantique au piano dans un fatras d’effets hi-tech luminescents, et la sauce prend avec brio.

La suite est malheureusement beaucoup plus aléatoire en terme de succès. INFECTED MUSHROOM concentre ses efforts sur une qualité certaine dans la définition du son, au détriment malheureux d’un entrain mélodique. Ce qui ne signifie pas pour autant que l’album est creux, loin de là, mais les mélodies répétées s’usent rapidement, malgré la grosse cavalerie d’effets déployés pour l’occasion. On essaie ainsi de nous faire croire à un renouvellement continu, en changeant à chaque itération l’instrument jouant la mélodie. La personnalité d’INFECTED MUSHROOM s’affirme même dans cette façon d’exécuter chaque note par un "instrument" à chaque fois différent… Mais si la démonstration ne manque pas d’originalité, l’effet produit n’est pas forcément celui escompté.

Souvent, l’idée y est, "Sailing in the sea of mushroom" voit passer une superbe intro au son bien compressé, une mélodie évanescente sympathique faite d’arpèges emmitouflés dans des nappes de clavier et plus tard une ode aux gargouillis gastriques savamment métamorphosée réapparaissant après coup sous forme filtrée. Il m’est alors impossible de vous expliquer pourquoi entre ces trois excellentes lignes mélodiques, le groupe a choisi de taper sur les casseroles de sa cuisine, bidouiller une ligne de basse moisie ou de s’amuser avec la nouvelle panoplie de sons proposées dans la dernière version du petit DJ 2000… 3 lignes mélodiques noyées dans du rien, un beau gâchis.

Malgré une ligne de clavier un peu foireuse au démarrage, "The shen" parvient tout de même à sustenter un nouveau très bon titre à l’album. C’est particulièrement la mélodie principale, déformée à foison, sous les effets électrostatiques, les notes arrondies, les cloches futuristes, les aboiements étouffés qui parvient à terme à se retourner contre elle-même, de façon tragique, à la manière des symphonies de HAYDN (puis MOZART). De manière quasi-similaire "Nothing comes easy", après quelques minutes de nappage synthétique parfois un peu lassant, nous offre un final particulièrement somptueux (attention au violon synthétique tout de même, qui irrite encore plus que le plus grinçant des crins-crins). Même tarif pour "the Missed Symphony", avec ce coup-ci une introduction qui sonne carrément faux (peut-être voulue étant donné le titre…), rattrapée par un final dément à l’ambiance irréelle, entre un côté angélique et un autre malsain.

Mais l’évidence, c’est que mis à part un "None of this is real" particulièrement bien raté (le syndrome des titres Buttrock-goa avec leur riff métal tout moisi que même Jon Schaffer il n’en voudrait pas ?) et à l’inverse le fameux "Bust a move" et peut-être "Mush Mushi" pratiquement sans coup férir, il y a à boire et à manger sur chaque titre que compose ce second album. En général, on lui voue soit un amour infaillible soit une haine sans pareil, selon qu’on se concentre plutôt sur les qualités ou les défauts. Pour ma part, je vais faire comme l’arbitre, et rester le plus neutre possible, bien que persiste chez moi une petite impression de gâchis à chaque écoute de ce Classical Mushroom…

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   CHIPSTOUILLE

 
  N/A



- Amit Duvdevani
- Erez Aizen


1. Bust A Move
2. None Of This Is Real
3. Sailing In The Sea Of Mushroom
4. The Shen
5. Disco Mushroom
6. Dracul
7. Nothing Comes Easy
8. Mush Mushi
9. The Missed Symphony



             



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