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2005 Employment
2019 Duck

KAISER CHIEFS - Duck (2019)
Par DERWIJES le 10 Octobre 2019          Consultée 186 fois

KAISER CHIEFS connut surtout le succès en arrivant au bon endroit au bon moment, au milieu du boom de popularité que connurent des groupes de rock alternatif comme les ARCTIC MONKEYS ou FRANZ FERDINAND au mitan des années 2000.
Entre eux et moi, le coup de foudre se fit dès leur premier album. Il n’était pas parfait, mais ce mélange de pop et de rock était pêchu, mélodique et sacrément fun. Leur présence dans la bande-son du jeu Gran Turismo 4 (le même jeu qui me fit découvrir de nombreux autres groupes de la même période tels que The HIVES, FEEDER, The SOUNDTRACK OF OUR LIVES ou encore EAGLES OF DEATH METAL) ainsi que la découverte de leur second album ne me firent que les apprécier davantage. Comment aurais-je pu résister à un single comme « Ruby » ?
Puis, vint le troisième album. Première déception, mais on pardonne tout à ceux que l’on aime, n’est-ce pas ? Enfin, presque tout. Le divorce entre eux et moi fut consommé à la sortie du quatrième album, The Future Is Medieval. Ce n’était ni facile ni agréable à admettre, mais le groupe avait changé. Pourtant, leur musique n’avait pas changé sur la forme, mais sur le fond ils avaient perdu l’étincelle, la magie, leur mojo… Bref, ils savaient toujours composer des chansons pop/rock comme avant mais avaient oublié comment faire pour les rendre intéressantes.

Le temps passant, je cessai de m’intéresser à eux et finis par les perdre tout à fait de vue, quoique Employment et Yours Truly, Angry Mob tournent encore sur mes platines avec une certaine régularité, fidèles albums feel-good pour lesquels j’admets volontiers avoir une petite affection.
C’est en regardant les nouveautés proposées par Spotify en Rock que je découvris qu’ils avaient sorti récemment un nouvel album, nommé « Duck », sous une pochette loin de celles plutôt classes des précédents. Cette découverte me poussa à me demander s’il est vraiment impossible que la foudre puisse tomber deux fois au même endroit et si peut-être, juste peut-être, je pouvais remettre Kaiser Chiefs sur la liste des groupes à suivre ?
Autant le dire tout de suite, je ne suis pas tant tombé dans le panneau que j’ai fait un saut périlleux pour m’écraser dessus. La pochette d’un album ne fait pas le moine, mais elle préfigure parfois ce qui nous attend : celle-ci annonce que la musique à venir sera aussi morne que son titre. La recette Kaiser Chiefs n’est pas celle d’AC/DC, au bout de trois albums elle était déjà répétitive, mais ils continuent de nous en servir une nouvelle louche tous les deux/trois ans pour occuper nos soirées karaokés. Tout n’est pas à jeter – « Wait » est plutôt sympathique, pareil pour « Don’t Just Stand There, Do Something », deux titres qui rappellent qu’ils en ont encore dans le ventre quand ils veulent-, mais la majorité des titres n’invitent pas plus qu’à un simple « meh » désintéressé. La production a pris du poids depuis 2004 : déjà chargée à l’époque, elle n’en finit plus d’écraser les instruments les uns sur les autres, et ce ne sont pas les touches électroniques qui ont fait leur apparition dans la musique du groupe depuis quelques années qui améliorent les choses.
En tendant l’oreille, on distingue de temps à autre une bonne idée, une mélodie qui tente tant bien que mal de rester à flot. C’est la batterie de « People Know How To Love One Another », le refrain de « Nothern Holiday ». Autant de petites occurrences qui apportent un peu d’espoir mais ne suffisent pas à sauver le bousin, les morceaux se succédant en faisant tout leur possible pour se ressembler le plus possible. Effectivement, la foudre ne tombe pas deux fois au même endroit.

Parce qu’ils m’ont bien fait rigoler et qu’ils visent quand même juste, je laisse le mot de la fin au quotidien The Irish Time en citant un extrait de leur critique de l’album : « Kaiser Chiefs est comme une tasse de thé que l’on a préparée puis oubliée pendant deux heures : ça fait plaisir de les avoir à portée de main, mais ils ne servent plus vraiment à grand-chose. »*

Le lien vers l’article en question (la citation n’est pas exacte, je l’ai un peu remaniée pour la punchline) : https://www.irishtimes.com/culture/music/kaiser-chiefs-duck-review-stuck-in-a-pre-internet-nostalgia-nirvana-1.3965036

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   DERWIJES

 
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- Ricky Wilson (chant, percussions)
- Andrew White (guitare, choeurs)
- Simon Rixx (basse, choeurs)
- Nick Baines (piano, synthétiseurs, claviers, orgue)
- Vijay Mistry (batterie, percussions)


1. People Know How To Love One Another
2. Golden Oldies
3. Wait
4. Target Market
5. Don't Just Stand There, Do Something
6. Record Collection
7. The Only Ones
8. Lucky Shirt
9. Electric Heart
10. Northern Holiday
11. Kurt Vs Frasier (the Battle For Seattle)



             



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