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Mary BLACK - Orchestrated (2019)
Par MARCO STIVELL le 3 Février 2020          Consultée 185 fois

Sublime Mary BLACK... À 54 ans, sa voix n'a rien perdu de sa finesse ni de sa beauté, et malgré une production beaucoup plus espacée (trois albums seulement en quinze années), la Dublinoise traverse les ans avec force, élégance et qualité artistique, comme en témoigne ce dernier album, Orchestrated, fait de reprises. Plus exactement de réinterprétations.

Le titre porte bien son nom : ce sont des chansons que l'on connaît, plus que bien même pour certaines, présentées avec des arrangements d'orchestre plutôt que synthétiques. Mary BLACK a allègrement pioché dans ses albums à succès, ceux de la fin des années 80-début des années 90, avec aussi un peu de Speaking With the Angel (1999, "Turning Tide" et "Bless the Road") ainsi que le duo avec Marcia HOWARD, "Poison Tree", de la compilation A Woman's Heart (A Decade On) de 2002. Rien des trois premiers albums, rien non plus des deux derniers.

Sans surprise, après un toujours magnifique "Urge for Going" ré-emprunté à Joni MITCHELL (comme en 91) sur lequel on note des refrains celtisants, Mary BLACK enchaîne avec le tube qui l'a conduite à la renommée : "No Frontiers", écrite par Jimmy McCARTHY. Cette chanson magnifique et passionnée, avec ici l'accordéon et le Rté National Symphony Orchestra qui grossit par paliers dès le deuxième couplet, semble tout droit sortie d'un rêve.

J'ignorais en revanche que les CORRS, qui adorent "No Frontiers" et l'ont souvent chantée, se sont encore inspirés de leur compatriote Mary BLACK et sa propre version de "Dimming of the Day" (Richard & Linda THOMPSON) lorsqu'ils l'ont reprise en 2005 sur leur album Home. Les harmonies étaient intéressantes lorsque BLACK la chantait en 91, et ici, elle prend une belle forme de vieille comédie musicale, en gardant sa profondeur. Et quelle voix, quelle pureté.

Les chansons de l'Irlandaise révèlent parfois un subtil parfum latino-antillais, telles "The Loving Time", "The Summer Sent You" (beau violon, belles réponses de cuivres à la fin) et "Carolina Rua", au début tonitruant de l'orchestre, surprise de taille mais pas incongrue, magique ensuite avec le chant "lilt" de BLACK en fins de refrains, avant l'envolée en reel traditionnel instrumentale.

Dès "Urge for Going", on a la preuve d'une utilisation idéale de l'orchestre et pour tout le disque, jamais dans l'excès, jamais "facile" non plus, chose plutôt rare avec les albums de ce type. La voix de Mary BLACK, intacte, y est pour beaucoup, de même que la réalisation, faisant en sorte que le tout s'équilibre avec le jeu du piano ou de la guitare acoustique.

Le violoncelle au début de "Bless the Road" évoque délicieusement des uilleann pipes (cornemuse irlandaise), le même instrument plâne sur un "Poison Words" tout aussi féérique. Parlons encore du duo avec Marcia HOWARD, ce "Poison Tree" toujours fort ; de "Turning Away" qui prend une couleur tribale avec la batterie et plus épique que d'autres morceaux ; de "Adam at the Window", ses choeurs masculins, son arpège chaloupé, son accordéon mutin... Ce dernier Mary BLACK est une caresse en musique dont on peut difficilement se passer.

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1. The Urge For Going
2. No Frontiers
3. Carolina Rua
4. Poison Tree
5. The Summer Sent You
6. The Dimming Of The Day
7. Turning Away
8. Bless The Road
9. The Loving Time
10. Adam At The Window
11. Poison Words



             



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