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BUFFALO SUMMER - Desolation Blue (2020)
Par DARK BEAGLE le 22 Juillet 2020          Consultée 201 fois

Malgré les apparences, BUFFALO SUMMER n’est pas un groupe américain même s’il faut bien en convenir : à l’oreille, on jurerait que si, justement, ils viennent des états du Sud. Sur deux albums, les musiciens ont su délivrer un Rock forcément vintage, qui hésite à épouser clairement le Hard Rock, laissant vrombir la guitare, mais sans appuyer non plus là où cela peut faire mal. En résultait des disques plaisants, susceptibles de plaire clairement à un public qui apprécie de plus en plus ces formations qui sonnent très ’70 et qui enregistrent dès qu’ils le peuvent sur du matos analogique, ainsi qu’à une certaine frange du public Hard Rock, celui qui se plait à user jusqu’à la corde ses albums des BLACK CROWES par exemple. Pour ce troisième album, il ne faut pas s’attendre à de grandes révolutions, les Gallois persistent dans ce qu’ils savent faire de mieux.

Desolation Blue, c’est le genre d’opus plaisant, que l’on fait souvent tourner parce qu’il donne une bonne patate, mais que l’on ne citerait pas spontanément si on nous demande quel album nous a réellement marqué ces derniers temps. C’est du travail d’artiste, l’ensemble est bien huilé, les racines Blues sont bien présentes, les assauts de la guitare envoie des décharges qui rappellent le Scott Holiday des débuts de RIVAL SONS, le chant de Andrew Hunt est toujours aussi plaisant, même si on sent qu’il semble se contenir, ne pas lâcher totalement les brides de ses capacités. En somme, c’est de la musique tout à fait correcte qui remplit parfaitement son office : faire passer du bon temps à celui qui s’y intéresse.

Et pourtant, là où l’on pouvait espérer BUFFALO SUMMER qui se serait sublimé, nous avons droit à une version du groupe bridée. Bien entendu, si vous ne connaissez pas le groupe, difficile de ne pas trouver l’ensemble très pro, très propre également. Trop peut-être. Desolation Blue donne l’impression que les Gallois se sont lancés dans une opération séduction qui ne leur correspond pas tout à fait. Tout est bien calibré. Les ballades sont présentes là où elles sont attendues, les parties les plus revêches également et forcément, l’effet de surprise se retrouve rogné comme une falaise attaquées par la colère d’un océan.

Bien entendu, "The Power & The Greed" est une ouverture idéale, toute en douceur, qui laisse monter la mayonnaise lentement mais sûrement avec ses pics d’électricité, quand la guitare se veut plus menaçante et qui balise merveilleusement le terrain pour un "Hit The Ground Running" qui, pour le coup, fait parler la poudre. A partir de cela, on sait où l’on va, le groupe nous prend gentiment par la main pour nous présenter ses douze morceaux, mais qui va petit à petit s’étioler à mesure que l’on progresse sur la durée. La seconde partie perd clairement en impact, vu que seul "Everybody Out For Number 1" surnage.

Et c’est là que ça devient paradoxal, parce que rien n’est clairement mauvais pour autant, mais BUFFALO SUMMER n’aura pas su accrocher cette petite touche d’originalité qui lui permettrait de sortir un grand disque, alors que pourtant cette perspective leur tendait les bras ! Là, sur cette seconde face, on se retrouve clairement sur un terrain archi balisé, où la plupart des morceaux sont des réminiscences du passé du Rock avec tout ce qu’il englobe : un brin de Psychédélisme, un soupçon de Hard, la romance de ballades, que l’on pourrait attribuer à de nombreuses formations ayant fait leurs preuves par le passé.

Il va manquer aux Gallois une rondeur dans l’exécution, une volonté d’en imposer à défaut de s’imposer et surtout une touche bienvenue d’originalité qui leur permettrait de se démarquer dans un genre où la concurrence est nombreuse et souvent de haut niveau. Desolation Blue est donc un disque qui rentre dans le rang mais qui, rappelons-le tout de même, n’est pas mauvais, ce qui le rend d’autant plus frustrant quand on pensait que BUFFALO SUMMER allait vraiment taper du poing sur la table afin de faire entendre sa voix. La perspective de ce fameux troisième album aurait-il fait perdre leurs moyens aux musiciens ? Eux seuls ont la réponse.

Alors autant se concentrer sur l’aspect positif de cette galette, qui saura plaire à l’amateur de Rock vintage, pour peu qu’il n’y ait pas de trop grandes exigences derrière. La musique des Gallois reste très plaisante à écouter, certains passages vont clairement donner envie de taper du pied, à l’image de ces "If Walls Could Speak" ou "When You Walk Away", le cynisme affiché par Andrew Hunt continuera à faire sourire les fans qui ont depuis pris l’habitude de ses petites piques et certains, c’est un fait, trouveront que je suis trop sévère et que ce Desolation Blue, à défaut d’être génial, est un excellent cru. Tous les goûts sont dans la nature et heureusement.

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   DARK BEAGLE

 
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- Andrew Hunt (chant)
- Jonny Williams (guitare)
- Darren King (basse)
- Gareth Hunt (batterie)


1. The Power & The Greed
2. Hit The Ground Running
3. If Walls Coud Speak
4. The Mirror
5. When You Walk Away
6. Last To Know
7. Dark Valentine
8. Deep Water
9. Everybody Out For Number 1
10. Untouchable
11. The Bitter End
12. Pilot Light



             



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