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- Style + Membre : Karnataka, Chasing The Monsoon

ILLUMINAE - Dark Horizons (2021)
Par MARCO STIVELL le 2 Mars 2021          Consultée 364 fois

Un album qui a su se faire attendre, en un délai d'attente pourtant raisonnable ! Après le single "Blood on Your Hands" en novembre, ILLUMINAE vient embellir ce mois de février en tenant ses promesses, et on se doute combien Ian Jones doit apprécier la chose, lui qui a parfois dû tant se bagarrer pour donner un aboutissement à ses projets (KARNATAKA époque 2010, CHASING THE MONSOON...).

Dark Horizons et sa pochette bariolée en contrastes, opposant la noirceur autour du cromlech (sanctuaire druidique) et les couleurs vives, se trouve donc entre nos mains. Les tons de la photographie sont à l'image de ce disque : Ian Jones et Agnieszka Świta, par un travail soigné, nous prennent par la main et nous convient dans un décor riche et en proie aux éléments (telle l'humanité qui ne s'est pas sentie concernée aussi massivement depuis longtemps), dans lequel ils vont jouer le rôle d'anges gardiens en musique. La chanteuse surtout !

C'est tout un formidable regroupement de sons, instruments vrais et programmés, chœurs occasionnels qui nous accueille et nous entoure tout au long de l'heure et dix minutes que dure Dark Horizons. Le son, quoique rude par moments dans ses élans progressif, n'est pas aussi metal que ce que l'on aurait pu penser. Il y a une grande part de ballades, de refrains très sucrés : "Twice", "Lullaby", "Sign on Infinity"... Le pavé de 12 minutes "Dark Horizons" en est une lui-même, juste ponctuée de solo instrumentaux et de relances.

À la furie progressive, Ian Jones a toujours favorisé la mélodie, l'intention dans la beauté, l'élégance d'une chanteuse – celle-ci évoquant les premiers albums de KARNATAKA, accent est-européen en prime par moments ! -, et une fois encore c'est avec bonheur que l'on adopte ce qui en résulte. Bien sûr, les amateurs de prog barré sont peu concernés par rapport à ceux qui défendent le caractère le plus accessible. "Sanctuary" et "Blood on Your Hands" sont deux exemples probants de pop-rock symphonique aux subtilités d'arrangements comme les gourmets savent apprécier.

"Edge of Darkness", d'abord en tempo impair lent, se change en rythme ternaire classique pour les refrains. Sur ce titre comme sur "Twice" et "Dark Horizons", Luke Machin (du groupe MASCHINE) propose des soli de guitare à la fois en douceur et en étalage de notes mesuré. Plusieurs "chants" de guitare électrique sur ce disque peuvent aisément figurer parmi les meilleurs d'un tel style musical ! Et ce n'est certainement pas la prestation de l'immense Steve HACKETT sur "The Lighthouse" qui va contredire un tel fait. C'est une véritable lumière dans la tempête, qui ne fait pas que passer puisqu'elle revient ensuite. Le morceau entre ombre et clarté, est une pépite.

Agnieszka Świta, par sa voix et à travers tout ce qu'elle interprète, réchauffe aisément les cœurs à son tour. Elle se revêt de chœurs étincelants, trouve la justesse nécessaire à chaque mélodie. On peut simplement regretter une couche de surproduction qui lui est réservée sur certains passages, notamment des introductions voix-claviers néanmoins fort belles en dehors de cela. Peut-être peut-on dire également, d'un point de vue réserve, qu'il est dommage que la musique d'ILLUMINAE se fasse si proche de KARNATAKA, quand on sent que l'ouverture à des éléments extérieurs aurait méritée d'être développée davantage.

Parmi les quelques passages qui créent la surprise, retenons d'abord "Sign of Infinity", valse splendide où John Helliwell (SUPERTRAMP) vient laisser son empreinte magique par le saxophone, toujours aussi parfait. Ailleurs, sur "Heretics & Prophecy" ainsi que "Lullaby", deux titres forts et hantés par leurs paroles respectivement en latin et en elfique, c'est le non moins génial Troy Donockley (IONA, NIGHTWISH...) qui prend le temps de nous émerveiller. Il se permet même de reprendre la "Morrison's Jig", danse traditionnelle celte ultra-connue, pour l'un de ses solos et là où on l'attend le moins ! Si l'originalité est en portion congrue sur Dark Horizons, la personnalité est bien là ; la qualité, n'en parlons pas.

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   MARCO STIVELL

 
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- Agnieszka Swita (chant)
- Ian Jones (basse, claviers, guitares, programmations)
- Craig Blundell (batterie)
- Luke Machin (guitares)
- Gonzalo Carrera (claviers)
- John Helliwell (saxophone ténor, clarinette)
- Steve Hackett (guitares)
- Troy Donockley (cornemuse irlandaise, flûte)


1. The Lighthouse
2. Blood On Your Hands
3. Edge Of Darkness
4. Lullaby
5. Twice
6. Heretics & Prophecy
7. Sanctuary
8. Black Angel
9. Sign Of Infinity
10. Dark Horizons



             



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