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- Membre : The Little Rabbits , Dillinger Girl & Bbface Nelson
- Style + Membre : French Cowboy & Lisa Li-lund
 

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FRENCH COWBOY - Baby Face Nelson Was A French Cowboy (2007)
Par BARZ le 25 Février 2008          Consultée 3848 fois

Havalina Records présente

Baby Face Nelson Was A French Cowboy

Federico Pellegrini est Baby Face Nelson
Stéphane Louvain est King Suckerman Jr.
Eric Pifeteau est Honkey Donkey
Gaëtan Chataigner est Bouya K.

Un disque de French Cowboy
Mixé par Jim Waters au Studio Waterworks (Tucson, Arizona)



Rappel des épisodes précédents. Après plusieurs années de braquages et de cavales, les deux complices Dillinger Girl et "Baby Face" Nelson, duo à la Bonnie & Clyde dans lesquels certains ont reconnus Helena Noguerra (qu’est-ce que cette jolie femme irait faire dans la poussière à braquer des banques ?) et Federico Pellegrini (leader des Little Rabbits, donc assez improbable), sont arrêtés par la police locale. Toutes traces du duo sont détruites, reste juste leur merveilleux album qu’ils ont laissé derrière eux. Cependant, quelques semaines après l’arrestation, "Baby Face" Nelson se manifestait déjà ici ou là sur la toile, sous le nom de French Cowboy, disséminant quelques perles folk dont "Split a band", chanson décrivant comment détruire un groupe, ce qui renforça à penser qu’il s’agissait des Little Rabbits puisqu’ils avaient annoncé leur séparation dans les Inrocks après la tournée Atomik Circus. "Split a band" est une chanson belle à pleurer, la mayonnaise prend. Baby Face se rabibocha avec ses amis The German Dudes (King Suckerman Jr., Honkey Donkey et Bouya K, que la presse people dit être les anciens Little Rabbits) pour créer French Cowboy.

Le soleil se couche sur Nantes, un vent puissant et tourbillonnant ramène de la poussière et du sable depuis la côte, Baby Face rôde près de la Tour de Bretagne, il traîne un peu les savates, c’est un étranger ici, un étrange étranger (Stranger) même. Les gens le dévisagent comme s’il venait de la Lune. Il passe son chemin, va poser son cul dans un bar pour se prendre un bon whisky. Heureusement, il y a Jeannie dans ce bar, la coquine lui met rapidement le grappin dessus. La scène est torride, leurs corps s’entrechoquent, Jeannie prend Baby Face, l’embrasse et secoue (Shake) toutes les parties de son corps. Il ne pose pas de question, elle n’a alors pas de réponse à donner. Apparemment, le sex appeal de Baby Face est irrésistible. King Suckerman Jr., Bouya K. et Honkey Donkey sont attablés derrière, ils jouent et plaisantent en levant le coude, Honkey Donkey fait des percussions sur la table et sur les bières, Bouya K. suit le rythme de sa belle voix bien grave et Jr. de sa voix fluette frémit quelques mélodies bien léchées. Puisque l’on parle de lécher, Baby Face en a pour son compte là-bas, elle lui fait la totale la Jeannie. Il ressort du bar épuisé, lessivé, ébranlé, et reprend sa déambulation dans Nantes.

La mélancolie le submerge, il pense à ses amis, ceux qu’il aime, se sent dériver, tente de se convaincre qu’il est aussi heureux qu’il puisse l’être (Happy as can be) mais l’on voit quelques larmes monter à ses yeux. Il chantonne sa tristesse et sa joie de sa voix fragile et sublime. Derrière lui, les trois lascars du bar le suivent et chantonnent doucettement par-dessus sa voix, la scène est bouleversante. La nuit arrive bientôt à sa fin. L’aube pointe le bout du nez. Baby Face prend des bonnes résolutions et décide de ne plus se faire avoir (The Letter U). Une belle brune passe, style italienne un peu, belle voix, bien gaulée. « Tu t’appelles comment ? » qu’elle lui demande. « Baby Face » qu’il répond. « Baby Face comment ? » rétorque la belle. « Baby Face Nelson ». Les deux ont écouté Gainsbourg, ça crée tout de suite des liens. La conversation prend des allures de ballade, la ballade de Baby Face Nelson. Il raconte ses dernières années d’errance, il faut dire qu’il était bien déprimé le pauvre, depuis l’arrestation de Dillinger Girl, il en veut à la Terre entière. Sauf à la belle brune, bien sûr, et aux trois compères qui le suivent, eux, c’est différent. La belle brune lui tape vraiment dans l’œil au Baby Face, elle lui rappelle l’Emma Peal de son enfance, la belle aux bottes de cuir. Alors il va lui faire un beau caprice comme il sait les faire, allez Barbara, te fais pas prier, mets des bottes de cuir (Leather boots), c’est presque une prière, le vent apportant par-dessus le son d’un cuivre venant de l’Atlantique, de Tucson peut-être bien…

Baby Face, cowboy assez solitaire, continue sa promenade nantaise, il tombe sur Dillinger Girl, gisant au sol, agonisant. Un braquage qui a mal tourné sans doute, elle perd la vie petit à petit. Baby Face n’en est pas à une mélodie près, il s’arrête près d’elle pour lui chanter une chanson d’adieu. C’était son amie, même beaucoup plus qu’une amie, sa jumelle, une seconde peau (Second skin) qui s’en va sous ses yeux… La voix déchirante de mélancolie Baby Face berce les derniers sanglots de son amie morte pour une cause noble, voler les riches.

Pour se remettre de ses émotions, il se dirige vers le premier supermarché (Supermarket) du coin et fait une véritable razzia. Il prend tout ce qu’il lui tombe sous la main en crachant sur ce système pourri de surconsommation. En bon cowboy punk, il fout un beau bordel dans cette grande surface sur un fond de guitares saturées et se barre en leur souhaitant bonne chance pour la suite. C’est un bourrin mais il est sympa avec le personnel. Il est comme ça Baby Face. Mais cela n’a pas suffit à oublier Dilliger Girl qui est partie, il retourne la voir, lui demande de parler : « Dis-moi, parle-moi / Dis-moi les mots qui font qu’un jour, tout est beau »… Mais non, cette complainte ne la ramène pas à la vie. Baby Face est condamné à être seul, toujours. Il se rappelle alors les chansons qu’il chantait avec elle, quand ils formaient un beau tandem, qu’ils partageaient (Share) tout, ne faisaient qu’un. Pour lui rendre hommage, il s’en va, comme au bon vieux temps, faire un peu de monnaie (Changes) et se bourrer la gueule toute la nuit, fumer comme un pompier et aller vomir (Puke) ses poumons et ses tripes. Comme au bon vieux temps. Sacré Baby Face.

Cette vie sans Dillinger Girl n’est pas pour lui, il rejoint sa chambre d’hôtel et se met à rêver (Dream) puisque c’est la chose qu’il fait le mieux et que ses rêves sont le seul endroit où il peut se reposer en paix. Baby Face se sent décoller petit à petit, il entend des bruits dans les couloirs de l’hôtel, il s’accroche tant bien que mal à ses rêves, peut-être sa dernière heure a sonné, il entend résonner les trompettes de la mort, un son lui rappelant le sable chaud de Tucson, Arizona. Les trompettes, majestueuses, se chargent du corps de Baby Face, l’emmènent sur le chemin de l’éternel repos, le cortège est grandiose, magnifique, il a eu le final qu’il méritait, il meure en héros.

Générique


Baby Face pose les pieds au paradis, il retrouve la belle Barbara, que lui est-il arrivé ? On ne sait pas, mais ils se retrouvent pour une dernière chanson, somptueuse, un Hymne à la baise. « Quand on baise au moins on est dans la vie » disent-ils.

Et moi de leur répondre « Quand on écoute ce disque aussi, on est dans la vie, et qu’est-ce que c’est bon. Merci Baby Face, merci. ».

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   BARZ

 
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- Federico Pellegrini (voix, guitare)
- Gaëtan Chataigner (choeurs, basse)
- Eric Pifeteau (choeurs, batterie)
- Stéphane Louvain (choeurs, guitare)
- Barbara Pissere (voix sur 5 et 13bis)
- Mr Tidypaws (baryton sur 3 et 6)
- 2 Jons (trompette sur 9 et 13)


1. Stranger
2. Shake
3. Happy As Can Be
4. The Letter U
5. La Ballade De Baby Face Nelson
6. Leather Boots
7. Second Skin
8. Supermarket
9. Dis-moi
10. Share
11. Changes
12. Puke
13. Dream
14. #hymne à La Baise



             



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