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2023 Golden Age Of Music
 

2023 Golden Age Of Music
 

- Membre : Vuur, The Gentle Storm
- Style + Membre : Arjen Anthony Lucassen's Star One, Ayreon

SUPERSONIC REVOLUTION - Golden Age Of Music (2023)
Par LONG JOHN SILVER le 4 Octobre 2023          Consultée 385 fois

On sait depuis des mois qu’Arjen (Anthony) Lucassen s’est lancé dans la production d’un nouveau spectacle AYREON, son vaisseau amiral, cela pour une 4ème fois et que ce coup-ci il s’est agi de faire vivre l’expérience 0101 1001 aux fans accourus d’un peu partout en direction de Tilburg, endroit choisi par notre sympathique hôte pour monter tous ses shows. Arjen n’a aucune appétence pour le voyage dans l’espace géographique dédié à notre planète, il préfère que ce soit le public qui vienne chez lui. En revanche, il apprécie l’espace infini de l’univers corrélé à ses contes apocalyptiques mais aussi le voyage dans le temps. Son nouveau (et énième) projet, Arjen Lucassen’s SUPERSONIC REVOLUTION, provient d’une commande faite par un magazine teuton comptant publier un disque de reprises. Son choix s’est porté sur une chanson de ZZ TOP, "I Heard It On The X". Alors qu’en un temps record le bonhomme avait réuni quelques joyeux lurons, parmi ses (nombreux) potos zicos, et enregistré ledit morceau, voilà que la petite bande a décidé, l’occasion faisant le luron (donc), d’approfondir sa relation. C’est ainsi qu’arrive Golden Age Of Music, album hommage aux héros musicaux de Lucassen issus des 70’s, décennie ultime s’agissant de musique rock.

Pourtant, Golden Age Of Music a beau multiplier les easter eggs sur son visuel –les références à PINK FLOYD, LED ZEPPELIN ou encore RAINBOW sautent aux yeux- ainsi que dans ses textes qui citent THIN LIZZY ou ALICE COOPER (entre autres) quand ils ne sont pas complètement dédiés à BOWIE ("The Rise Of The Starman" a.k.a Ziggy Stardust), aux BEATLES ("Holy Holy Ground" qui évoque le choc ressenti par l’annonce de leur séparation en 1970), l’album ne sonne que très rarement 70’s. Ce n’était pas le souhait de Lucassen qui pense que cela n’est pas le propos, ce en quoi il n’a pas tout à fait tort. Cependant, une vibe davantage connotée aux années bénites du rock eût probablement été plus impactante. Cela se vérifie quand "Burn It Down", qui fait écho au "Smoke On The Water" de DEEP PURPLE et narre l’incendie du casino de Montreux du point vue du coupable, sonne surtout à la manière de RAINBOW ! Ce morceau, drivé de façon magistrale par l’orgue Hammond, étincelle au milieu de la liste, résonne des influences passées tout en ne sonnant pas spécialement daté. Par ailleurs, des trois musiciens qui accompagnent Arjen –ici au poste de bassiste- c’est bien Joost Van Den Broek aux claviers qui s’en sort le mieux. Souvent, on se prend à penser au regretté Jon Lord (DEEP PURPLE) tant Joost émule sa façon de jouer. Le gaillard est –il est vrai- devenu le chef d’orchestre sur les spectacles d’AYREON et bosse très régulièrement avec son patron, les deux peuvent avancer les yeux fermés dans l’univers et cela se sent. A l’opposé, le guitariste Timo Somers (ex-DELAIN) peine à imprimer quoi que ce soit de marquant en dépit de ses qualités techniques, son jeu très (trop ?) moderne ne parvient pas à coller au sujet. Koen Herfst (VAN DENBERG, EPICA) aux baguettes livre une prestation appréciable, même si Ed Warby (AYREON) nous semble plus en phase avec les projets du boss, quelle que soit leur appellation. Reste Arjen, à la basse comme précisé plus haut, qui demeure égal à lui-même dans ce rôle-là puisqu’il se fait assez discret dans le mix et qu’on aurait sans doute préféré qu’il assume à la six cordes tant son jeu colle explicitement à l’expérience qu’il nous soumet ici.

Passé l’introductif "SR Prelude", les morceaux de bravoure s’enchaînent. La voix de John 'Jaycee' Cuijpers (PRAYING MANTIS) domine l’ensemble avec une belle autorité et une implication jamais prise en défaut. Dès "The Glamattack", on entre de plain-pied dan le registre actuel du Heavy Metal truffé d’acrobaties instrumentales toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Cependant, et en dépit d’une prod’ qui colle le plus possible aux standards de son époque, l’album va plutôt pousser son curseur en direction d’un Hard-Rock qui se situerait à la frontière du Metal afin de conserver le son le plus lourd possible. Comme précisé plus haut, les textes font allusion à l’âge d’or de la musique ainsi que l’assène "The Golden Age Of Music", déjà plus en phase avec son propos du point de vue musical. Tout comme l’est "The Rise Of The Starman", qui clôt sur la citation du pattern de batterie de "Five Years" (extrait de The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars), cependant on reconnaît bien les ficelles d’écriture d’Arjen car ce morceau n’aurait pas dépareillé The Source. Idem pour "Odyssey", les tentations prog émaillent nombre des titres dévoilés sur le disque, comme toujours avec son auteur/compositeur. Toutes les chansons originales proposées conservent à minima un niveau honorable, même si l’expérience s’avère quelque peu bourrative en fin de parcours. Lorsque résonne "Fight Of The Century", on est déjà un peu sur le flan, ce qui ne favorise pas l’immersion. Un peu plus de concision eût été préférable, quitte à ôter deux ou trois titres et à opter pour une prod’ moins costaude.

La fin, parlons-en justement, contient quatre reprises, pas forcément indispensables, même si la présence surprenante de "Fantasy" d’EARTH WIND AND FIRE prête à hocher de la calebasse de par son choix et son orientation, c’est finalement celle qu’on retient le plus facilement. Si "Love Is All" de Roger GLOVER semble déjà plus évidente, elle n’imprime pas plus que ça le cortex, passé l’effet nostalgie. Ne soyons pas non plus trop négatifs et reconnaissons tout de même que cela demeure fort sympathique. Restent les covers de ZZ TOP et de T.REX, tellement bourrines qu’elles en deviennent épuisantes.

En dépit des nombreuses réserves émises dans cette chronique, on constate une fois de plus qu’Arjen Lucassen s’est efforcé à rendre une copie fournie en bonnes intentions, toujours avec le souci du travail bien torché accompagné d’un enthousiasme jamais démenti. Ajoutons à cela que, malgré des tics d’écriture qu’on retrouve dans chacune de ses œuvres, Golden Age Of Music parvient paradoxalement, et en dépit d’un rendu pas spécialement subtil, à insuffler un vent de fraîcheur bienvenu à sa production. Fraîcheur qui semblait faire défaut à ses deux derniers opus quand celui-ci fait ouvertement référence à des artistes qui commencent à dater sérieusement et dont certains ne sont (déjà) plus de notre monde.

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   LONG JOHN SILVER

 
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- John 'jaycee' Cuijpers (chant)
- Arjen Lucassen (basse)
- Joost Van Den Broek (claviers)
- Timo Somers (guitare)
- Koen Herfst (batterie)


1. Sr Prelude
2. The Glamattack
3. Golden Age Of Music
4. The Rise Of The Starman
5. Burn It Down
6. Odyssey
7. They Took Us By Storm
8. Golden Boy
9. Holy Holy Ground
10. Fight Of The Century
11. Came To Mock Stayed To Shock
- bonus Tracks
12. Children Of The Revolution
13. Heard It On The X
14. Fantasy
15. Love Is All



             



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