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- Style : Jill Scott

Lauryn HILL - The Miseducation Of Lauryn Hill (1998)
Par SASKATCHEWAN le 18 Mai 2008          Consultée 2115 fois

L’attaché de presse : « Les membres du groupe ont décidé de faire un pause pour se consacrer à leur carrière solo. »

Ce genre de crasse, ça arrive à tout le monde, y’a pas à avoir honte. Regardez les FUGEES, il aura suffi d’un énorme succès : The Score, pour faire éclater le groupe. C’est tout bénéf’ pour Lauryn Hill à qui s’offre enfin l’occasion de réaliser un album solo à sa mesure : The Miseducation Of Lauryn Hill, après quelques collaborations par-ci par-là.

Bien sûr, l’héritage des FUGEES se fait encore bien sentir. Sur un bon nombre de titres, Lauryn HILL rappe*¹ avec élégance, alternant charges contre la société et réflexions sur ses expériences passées, comme sur « Superstar ». Les instrumentations aussi doivent beaucoup au Hip-Hop. Si un discret saxophone pointe parfois le bout de son nez (« Final Hour »), les arrangements se résument bien souvent à quelques accords de guitare (basse ou non) assez sommaires, ou à quelques beats traînants. Au final, l’amateur d’ambiances surchargées risque d’être pris au dépourvu par la légèreté de l’accompagnement, album solo oblige.

The Miseducation of Lauryn Hill est avant tout un album centré sur la personne de Lauryn HILL (qui d’autre ?). Sa voix, magnifique au demeurant, écrase les autres intervenants, et même SANTANA l’invité prestigieux peine à se faire entendre sur « To Zion ». Ce dernier titre est, à l’image d’une bonne partie de l’album, l’illustration d’un genre naissant : la Neo Soul. Si d’autres artistes ne semblent avoir de Soul que le nom, Lauryn Hill reprend très largement le thème des sentiments, qu’ils soient amoureux (« I Used To Love Him ») ou religieux (« Forgive Them Father »). Le chant aussi est caractéristique, enrobé d’effets et chaleureux, sans jamais tomber dans le lacrymal.

Autant dire qu’au bout d’un certain temps, cet album a fini par bien me souler (je me suis astreint à une cinquantaine d’écoutes pour pouvoir justifier mon jeu de mot facile, je l’avoue). Les titres forts s’enchaînent sur The Miseducation of Lauryn Hill, tels que « Lost Ones », « To Zion », « Doo Wop (That Thing) » et « Every Ghetto, Every City », mais certains obus de gros calibres tirent l’ensemble vers le fond (« Final Hour » et « I Used To Love Him » notamment). Toutefois, ce premier album solo reste un bon (voire très bon) parti par rapport aux autres productions récentes du genre.

Note : 3/5 pour le citoyen lambda, 4,5/5 pour l'amateur de wohouwow.

*¹ Note fromagère : Un rappeur rappe son rap, merci l’Académie.

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   SASKATCHEWAN

 
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- Lauryn Hill (chant)
- Pléiade D'invités (kyrielle d'instruments)


1. Intro
2. Lost Ones
3. Ex-factor
4. To Zion
5. Doo Wop (that Thing)
6. Superstar
7. Final Hour
8. When It Hurts So Bad
9. I Used To Love Him
10. Forgive Them Father
11. Every Ghetto, Every City
12. Nothing Even Matters
13. Everything Is Everything
14. The Miseducation Of Lauryn Hill
- titres Bonus
15. Can't Take My Eyes Off You
16. Tell Him



             



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