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PSYCHéDéLIQUE  |  STUDIO

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- Membre : Blues Pills

RADIO MOSCOW - Brain Cycles (2009)
Par LULUBELLEIII le 29 Octobre 2009          Consultée 1482 fois

Vous recherchez quelque chose d'original à écouter ? Une petite nouveauté très novatrice (le pléonasme est volontaire)? Un univers créé de toutes pièces, une atmosphère futuriste baignée de sons venus d'un autre monde ? Alors Brain Cycles... n'est pas fait pour vous.

Retour une petite quarantaine d'années en arrière, fin des années 60, début des 70's. Il y avait The Grateful Dead et surtout, il y avait Jimi Hendrix et Cream. Cream, ou un des premiers supergroupes de l'histoire du rock. Cream, ou l'association explosive de Ginger Baker, Jake Bruce et Eric Clapton. Cream, légendes vivantes qui ont fait rêver la génération Woodstock sur du blues rock diablement psychédélique.

Aujourd'hui, en 2009, le mouvement hippie-psychédélique-LSD n'est plus à l'ordre du jour. Et pourtant.... il y a Radio Moscow.

En écoutant leur seconde et dernière production, on se demande si on n'est pas montés par mégarde dans une machine à remonter le temps.

Comme Cream, c'est un trio. Comme Cream, ils possèdent un atout indéniable : un fabuleux guitariste. Guitariste qui, accessoirement, s'est occupé des parties de chant et de batterie sur l'album, le batteur du groupe se contentant de les jouer en live. Oui, oui, c'est un boss, le mec! Et comme Cream, ils jouent un blues-rock psychédélique envoûtant.

Sur cet album, ils usent de presque tous les poncifs du genre. Déjà, la voix typique du blues-rock, très bien maîtrisée mais peu originale qui parvient toutefois à nous garder en haleine du début à la fin de l'album. Ensuite, le son envahissant psychédélique s'amusant à sauter d'une oreille à l'autre, qui utilise à fond les possibilités de la stéréo. Niveau guitare, on a l'indispensable morceau dédié à la wah-wah (« Hold On Me »), comme Cream avait « The Tales Of Brave Ulysses ». On a aussi le passage obligé par la case bottleneck (« Black Boot »), et la fuzz chère à Hendrix disséminée un peu partout (« The Escape », « Brain Cycles »). Et côté batterie, le gros solo ultime et les breaks rageurs qui parcourent « No Good Woman » ou « I Just Don't Know », c'est un peu du John Bonham, sur « Moby Dick » (en moins bien, je vous l'accorde volontiers).

Parce que je vous ai parlé de Cream, mais c'est loin d'être la seule influence que le groupe pourrait revendiquer. L'énergie, et le côté survolté de leur musique semblent venir tout droit de leurs ancêtres Deep Purple et Led Zeppelin. C'est particulièrement flagrant sur « Broke Down », avec son riff entêtant à la « HeartBreaker ».

On pourrait aller loin dans ce petit jeu des ressemblances, mais je pense que l'essentiel a été dit : pas mal de Cream, un jeu de guitare à la Hendrix, avec en plus le côté hard hérité de Deep Purple ou Led Zep.

L'important, c'est ce qu'il y a à retirer de tout ça. En ne proposant pratiquement rien de neuf avec cet assemblage d'influences, le trio de l'Iowa surfe sur la vague « vintage ». Le recyclage de modes venues d'un autre temps, c'est moins risqué que de chercher à inventer son propre style. Encore faut il choisir la bonne période, histoire de sonner « retour vers le passé » mais pas ringard. Il suffit pour s'en persuader d'imaginer un groupe se réessayant au rock synthé des années 80...

Avouez que le blues rock psychédélique est une musique indémodable, d'autant plus qu'ici c'est extrêmement bien fait, chaque titre a son ambiance, les compositions sont fouillées, et le tout s'enchaîne à la perfection.

Album que je conseillerais donc à tous les nostalgiques des années 60-70, ceux qui répètent sans cesse « aaah, si seulement on avait de tels groupes de nos jours... ». A tous les amateurs de guitare électrique, aussi, à ceux qui bavent devant les envolées lyriques d'une Stratocaster, parce que c'est un véritable festival sur les 45 minutes de ce Brain Cycles.

Groupe à suivre, donc, je suis impatiente de savoir s'ils vont cultiver davantage le côté « roots » dans leurs prochaines productions ou bien s'attacher à affirmer leur style...

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   LULUBELLEIII

 
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- Parker Griggs (voix, guitare, batterie, percussion)
- Zach Anderson (basse)
- Keith Rich (batterie, en live)


1. I Just Don't Know
2. Broke Down
3. The Escape
4. No Good Women
5. Brain Cycles
6. 250 Miles
7. Hold On Me
8. Black Boot
9. City Lights
10. No Jane



             



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