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DRUM & BASS/ELECTRO ROCK  |  STUDIO

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PENDULUM - In Silico (2008)
Par SEIJITSU le 17 Février 2010          Consultée 1662 fois

Comme vous le savez tous, un deuxième album sert à confirmer. Confirmer quoi ? Le talent bien sûr. Alors je n’aurais pas aimé être à la place des personnes qui ont découvert PENDULUM avec leur premier album en 2005. Vous vous rendez compte ? Poiroter trois ans pour savoir si notre coup cœur électro allait se métamorphoser en un beau et majestueux papillon, ou tout simplement rester une chenille attachante mais fragile.
PENDULUM était dans une impasse et devait faire un choix, continuer sa drum and bass aux accents dub et reggae ou changer sa tambouille quitte à effrayer ses premiers fans. Et il n’y a rien de pire que des fans mécontents de la nouvelle direction musicale de leur groupe préféré (vous avez déjà eu affaire à un fan de METALLICA ?). Le groupe a le goût du risque et a décidé de prendre son temps pour préparer son retour et surprendre son public.
On ne peut que lui donner raison. La drum and bass a beau être un genre sympathique, il reste néanmoins extrêmement limité, et céder à la facilité en faisant un copié-collé de ses travaux passés est une tentation bien grande.

In Silico n’est donc pas une suite de Hold Your Colour, PENDULUM s’est armé d’influences rock que l’on pressentait sur leur précédent disque avec une certaine utilisation de guitares acoustiques, parfois même électriques. Le groupe a par conséquent gagné du muscle, les rythmiques sans compromis et écrasantes sont toujours de la partie, mais les guitares rock n’hésitent pas aussi à trancher dans le vif tout en restant suffisamment mélodiques pour accrocher n’importe quels auditeurs. En parlant de mélodies, le groupe a recruté quelques personnes pour enrichir son line-up : un bassiste dont l’utilité (mise à part peut être sur scène et encore), reste pour moi une énigme tant il est inaudible sur le l’album studio. La deuxième personne engagée est plus importante, car il s’agit d’un chanteur dénommé Rob Swire. Par conséquent les morceaux instrumentaux sont devenus plus rares car ce sont les lignes vocales qui prédominent dans la musique de PENDULUM désormais. Cette nouvelle recrue, sans posséder un chant à tomber à la renverse, possède un timbre très plaisant qui s’allie parfaitement à la musique du combo ; le reste du groupe a fait un bon choix en le recrutant.

Pour répondre à la question qui trotte dans la tête du lecteur fan de PENDULUM : oui le groupe est toujours aussi accessible, peut-être même plus. Accessible vous dites ? Ben voyons. PENDULUM l’a toujours été, et les adorateurs de Hold Your Colour se sentiront trahis par cette orientation rock et même pop par moment. In Silico est pourtant bien supérieur à son prédécesseur car moins éparpillé et surtout plus personnel.
Certes Hold Your Colour montrait un groupe sûr de lui et jouant une musique possédant une patte unique. Malgré cela, le groupe restait quand même prisonnier des ses influences dont la principale n’est autre que le père fondateur du genre drum and bass : GOLDIE.

Blablabla, oui PENDULUM s’est plus ouvert au grand public avec cet album car moins électro.
Blablabla, oui il a remplit à rabord son disque de tubes.
Blablabla, oui il a raccourci son disque, qui est beaucoup moins long que son premier album.
Blablabla la société est corrompue, c’est la crise, PENDULUM se sont des méchants.
Certains auront beau hurlé à l’opportunisme, In Silico a tout pourtant d’une indéniable réussite musicale.
Le mélange rock et électro a déjà été fait ? PENDULUM y apporte des innovations et une parfaite fusion entre électronique festive et rock burné. Le groupe enchaîne les morceaux puissants (« Showdown », « Different »), met le feu aux pistes de danse (« Visions »), développe des ambiances atmosphériques et planantes (« 9,000 Miles ») et crée même un final grandiose où grattes acoustiques, électriques et synthétiseurs futuristes défilent à tour de rôle avec une maîtrise déconcertante (« The Tempest »).

Seuls quelques menus défauts viennent ternir le tableau, comme ce refrain qui me reste en travers de la gorge sur « Mutiny » (heureusement rattrapé par un solo de guitare très « heavy » dans l’âme et une partie finale à la batterie démentielle). Je remarque que le vocodeur est peut-être utilisé trop souvent sur la voix du chanteur pour de tristes raisons commerciales selon moi, tant ce procédé est devenu répandu de nos jours et dont pas mal de monde use et surtout abuse pour un résultat approximatif et surtout déjà entendu. J’émettrais aussi des réserves sur le premier single de l’album, qui est un peu quelconque dans cet océan de hits (« Granite »).

Bon je vous dis le fond de ma pensée ou pas ? Eh bien je me lance, nous tenons peut-être ici le digne héritier de PRODIGY et des CHEMICAL BROTHERS. PENDULUM vient de passer du statut de groupe prometteur à celui de valeur sûre. Il ne le lui manque plus qu’un petit quelque chose pour lui permettre de rejoindre le club fermé des grands groupes. Un peu plus d’originalité peut-être ? C’est possible.
En attendant nous tenons surement l’un des rares collectifs électro à pouvoir fédérer beaucoup de monde depuis… Daft Punk !
Mais mettons de côté ces suppositions et courez acquérir In Silico, car pour résumer rapidement mes dires : ce disque, c’est vraiment de la bonne musique.

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   SEIJITSU

 
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- Rob Swire (chant, synthétiseurs)
- Paul Kodish (batterie)
- Peredur Ap Gwynedd (guitare)
- Gareth Mcgrillen (basse)


1. Showdown
2. Different
3. Propane Nightmares
4. Visions
5. Midnight Runner
6. The Other Side
7. Mutiny
8. 9,000 Miles
9. Granite
10. The Tempest



             



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