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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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- Membre : Alan Simon

BARCLAY JAMES HARVEST - Octoberon (1976)
Par LULUBELLEIII le 4 Mai 2010          Consultée 2311 fois

Comme vous pouvez le constater, les prog-metalleux de DREAM THEATER ne furent pas les seuls à traficoter avec la numérologie pour nous concocter d'énigmatiques mais néanmoins si peu inspirés titres d'albums.
Non mais quelle médisance !! En réalité, celui-ci est (légèrement) moins simpliste qu'il n'y paraît. Une petite explication de texte s'impose : Octoberon est le huitième album sur la déjà longue liste de la discographie de BJH, d'où la présence de la racine latine « Octo ». Racine que l'on retrouve également dans « October », et ô splendide hasard, c'est en ce joli mois qu'Octoberon fleurit chez nos amis disquaires, en cette douce année 1976 que votre humble chroniqueuse n'a pas eu la joie de connaître.
Mais pourquoi « eron » alors? Tout simplement pour rendre hommage au grand Shakespeare et à Oberon, le roi des fées, personnage central d'un certain songe d'une nuit d'été. En passant, cet être ailé (qui orne délicieusement la pochette) devait avoir la cote en Angleterre dans ces années là, puisqu'il figurait déjà en guest-star, accompagné de sa femme Titania, dans les paroles du fantasmagorique « The Fairy Feller's Masterstroke » de QUEEN.

C'était la minute culturelle inutile, sponsorisée par les corn-flakes Cracos. Merci de votre attention... Quoi, vous voulez vraiment une analyse de l'album?
C'est très simple en réalité, ce disque réunit en lui tout ce qui a fait la force du BJH des années 70.
La base consiste en un profond ancrage dans le progressif-symphonique qui déjà commence à se teinter, par petites touches, d'universalité.
A commencer par l'ouverture de l'album (« The World Goes On »), un typique de chez typique de la maison, avec chant et paroles mélancoliques à vous faire déshydrater par épanchement lacrymal un orque du Seigneur des Anneaux.
Dans la même veine, on trouve « Believe In Me », qui se paye le luxe de sonner comme un tube des BEATLES mais en plus profond, amélioré, complexifié.

Sur ces solides fondations peuvent maintenant fleurir une once de morceaux plus directs.
D'abord le tube radio, composé par un Les Holroyd fort probablement inspiré par le morceau des BYRDS dont le très long titre «So You Wanna Be A Rock N Roll Star » a été raccourci en un plus sobre « Rock N Roll Star ». Il est réussi dans le sens où il parvient à mêler les aspects symphoniques, aériens, majestueux de BJH avec l'efficacité et la relative simplicité inhérents à son identité profonde de single.
Ensuite, une petite tentative de nous faire un rock, avec des riffs qui se veulent simples et rentre-dedans. Le résultat est totalement fade, comme chaque fois que les BJH s'essayent à ce genre d'exercice.

Finalement, le plus intéressant. Des surprises, qui donnent à cet album sa saveur particulière, son cachet unique, font de ce huitième opus un indispensable de BJH.
« May Day » commence tranquillement, avec nonchalance. Puis le morceau monte en puissance, petit à petit, sans qu'on s'en aperçoive réellement. On est pris par ces couplets/refrains assez répétitifs, mais qui nous transportent dans une sorte de douce transe.
Et le feu d'artifice final est pour le moins surprenant, des chœurs angéliques entonnent à l'unisson des extraits de six chants traditionnels britanniques. Oui, vous avez bien compris, tous en même temps!
Vous êtes déjà séduits ? Attendez, ce n'est pas terminé !!
Je ne parviens même pas à trouver des mots assez forts pour décrire mes impressions à l'écoute de « Ra », unique morceau signé Wolstenholme, et de loin le point culminant de l'album.
Ce morceau épique nous plonge tout droit dans les paysages arides et majestueux de l'Égypte au temps des pharaons. C'est un total dépaysement que nous propose ici le claviériste.
Enfin, « Suicide » clôt le tout de manière légèrement morbide, sur une sombre histoire de... suicide. On assiste même au déroulement de l'évènement en direct à la fin... des bruits de pas, des portes qui s'ouvrent, un ascenseur qui monte, encore des pas, des cris, des paroles mystérieuses qui sèment le doute quant au caractère volontaire du suicide... L'album se termine par un cri, par le son de la chute. A vous glacer le sang...

Un disque presque parfait, un des plus progressifs de BJH, qui toutefois n'atteint pas le degré d'universalité du chef d'oeuvre Gone To Earth. Un gros 4 pour un quasi sans faute...

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   LULUBELLEIII

 
  N/A



- Les Holroyd (chant, basse, guitare acoustique)
- John Lees (chant, guitares)
- Mel Pritchard (batterie, percussions)
- Woolly Wolstenholme (chant, claviers)


1. The World Goes On
2. May Day
3. Ra
4. Rock'n'roll Star
5. Polk Street Rag
6. Believe In Me
7. Suicide?



             



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