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AMBIENT HOUSE / DUB  |  STUDIO

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- Style : The Klf
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The ORB - The Orb's Adventures Beyond The Ultraworld (1991)
Par SEIJITSU le 5 Mai 2010          Consultée 2005 fois

Hé oui nous revoilà au début des années 90, je ne suis pas prêt à vous lâcher de sitôt avec cette période les enfants. Voyons voir, que se passait-il déjà ces années là ? L’explosion médiatique du Grunge, le Hip-Hop qui, petit à petit, monte en puissance, l’invasion Acid House en Angleterre… Et la guerre du Golfe qui vient tout juste de débuter. Voilà une époque bigarrée où tout va pour le mieux donc. Le succès de ce premier et déjà double album de THE ORB a pourtant de quoi surprendre le mélomane éclairé, incollable sur l’année 1991. Ce qui marche en matière d’Electro, c’est surtout la House diffusée dans les innombrables boites de nuit de l’époque. L'Eurodance commence à faire des ravages pour notre plus grand malheur et ceux qui trouvent les deux derniers genres trop gentils, vont en rase campagne s’éclater la tronche à coup de pilules dans une rave party locale sur de la Techno. Étonnant qu’un disque si connoté Ambient ait pu obtenir un tel succès, car bien plus proche des lointains ancêtres Brian ENO ou TANGERINE DREAM. En fait, THE ORB n’est pas véritablement le précurseur de ce sous style que l’on nomme Ambient House, mais plus un vulgarisateur qui a parfaitement su devancer la mode, lancé par l’autre groupe culte du genre et sans doute le vrai initiateur du mouvement : THE KLF. Ce dernier est surtout connu pour ses divers scandales médiatiques qu’il a causés, notamment pour des propos contre l’industrie du disque, des boycotts, des panneaux publicitaires détournés et autres joyeusetés en tout genre. L’autre raison de leur popularité est la parution un an auparavant de ce qui est considéré comme leur chef d’œuvre : Chill Out. Un album nommé par le genre qu’il crée justement, et se rapprochant de l’Ambient planant des 70's. La principale innovation était une inspiration piochée dans la House avec une certaine utilisation des samples.

Si je vous parle autant du groupe de Bill Drummond et Jimmy Cauty, c’est tout simplement parce que l’un des deux compose THE ORB avec Alex Paterson, seul membre encore présent dans la formation de nos jours. Chill Out a donc déblayé le terrain et les aventures de THE ORB par delà l’ultra-monde peuvent commencer sous les meilleurs auspices. « Little Fluffy Clouds » débute cette odyssée spatiale de manière énergique. Il s’agit de leur morceau le plus connu, d'une, parce qu’il est leur single le plus vendu, et de deux, parce qu’il est bourré à craquer de samples non autorisés (au hasard : Rickie LEE JONES, Steve REICH et Ennio MORRICONE… Le compte est bon). Une méthode utilisée depuis pas mal de temps dans le milieu du Hip-Hop, mais qui défrayait régulièrement la chronique il y a des années pour de sombres questions de droits d’auteurs (et comme on dit souvent dans l’industrie du disque : « Sampler n’est pas jouer ! »). Ce titre reste une exception notable dans la première partie de l’album. Car le reste naviguera dans les eaux troubles d’un Ambient spatial, s’attardant sur des effets sonores invitant au voyage pour rentrer en communion avec les étoiles (les titres des morceaux sont très très explicites à ce sujet). « Earth (Gaia) » devient tout de suite plus sombre que son prédécesseur et tranche complètement avec son ambiance insouciante (si ça, ça ne sentait pas la prise de drogue…). On peut ensuite assister à la mise en orbite d’une fusée avec un rythme Dub sur « Supernova at the End of the Universe ». Même si les arpèrges typiquement Ambient en font plus un morceau New Age. « Back Side of the Moon » est, elle, encore plus apaisante. Mais cela n’est rien face à « Spanish Castles in Space », où l'on est cette fois bercé par la basse de Guy Pratt, l’un des multiples invités convié à participer au disque du duo.

La deuxième partie du disque évite cependant le voyage en apesanteur et s’attarde sur le Dub en nous délivrant de vraies petites perles de Reggae électronique comme « Perpetual Dawn » et surtout « Outlands », où l'on peut y apprécier les bons choix de samples de ces chercheurs de sons (faites un petit coucou à Lee Perry de ma part !). Les autres titres gagnent en majesté ce qu'ils perdent en climat de méditation (« Into the Fourth Dimension » avec ces chœurs d’églises), ou deviennent tout simplement baba cool avec des mélodies bien trouvées (la basse de « Star 6 & 7 8 9 »). Pourtant, malgré l’enchaînement de titres d’excellentes factures, le summum du deuxième CD reste tout de même le dernier morceau : « A Huge Ever Growing Pulsating Brain That Rules from the Centre of the Ultraworld (Live Mix Mk 10) » (ouf, je respire !). Une espèce d’autoroute interstellaire d’une durée de 18 minutes, fruit de l’accouplement d’un Brian ENO et d’un PINK FLOYD dans les cieux. Et ressuscitant par la même occasion Minnie RIPERTON, chanteuse Soul des années 70, déclamant avec ferveur son « Lovin’ You » dans l’immensité de l’espace.

The Orb's Adventures Beyond the Ultraworld peut paraître trop ambitieux et boursouflé au premier coup d’œil. Presque deux heures de musique sur le voyage dans l’espace semble bien lourd, surtout quand on autoproclame son disque comme étant un « concept album », alors qu’il est majoritairement instrumental (les quelques voix n’étant, en fait, que de simples samples). Ce premier album de THE ORB est pourtant déjà remarquable. Bien construit, regorgeant d’idées mais surtout, et c’est là son gros point fort, terriblement planant. Seuls quelques menus défauts l’empêche d’obtenir la tant convoitée note maximale, comme le milieu du premier disque imparfait, car comportant des longueurs.
Reste que ce premier LP de ces cyber hippies est emblématique de toute une époque. Et si on cite surtout APHEX TWIN, LFO on encore ORBITAL comme groupes Electro importants du début de décennie, il ne faut pas négliger Alex Paterson et sa bande qui ont, eux aussi, poussé le genre sur la voie de l’expérimentation et prouver que le phénomène House Music pouvait renouer avec l’expérimentation électronique des années 70.
Faites-moi confiance, ces aventures sont parfaitement à la hauteur de leurs réputations, foi de chroniqueur !

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   SEIJITSU

 
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- Alex Paterson (arrangements électroniques)
- Jimmy Cauty (arrangements électroniques)
- Guy Pratt (invité, basse)
- Steve Hillage
- Miquette Giraudy
- Trevor Horn
- Andy Falconer
- Thomas Fehlmann
- Youth
- Kris 'thrash' Weston
- Steve Lipson
- Darlow
- Rudolph
- E Maiden
- J Nelson
- Simon Phillips Of Prayerbox
- Greg Hunter
- Dr Tim Russell


- disque 1
1. Little Fluffy Clouds
2. Earth (gaia)
3. Supernova At The End Of The Universe
4. Back Side Of The Moon
5. Spanish Castles In Space

- disque 2
1. Perpetual Dawn
2. Into The Fourth Dimension
3. Outlands
4. Star 6 & 7 8 9
5. A Huge Ever Growing Pulsating Brain That Rules Fro

- disque 3 (Édition Deluxe 2006)
1. A Huge Ever Growing Pulsating Brain That Rules Fro
2. Perpetual Dawn [ultrabass Ii]
3. Little Fluffy Clouds [cumulo Nimbus Mix]
4. Back Side Of The Moon [under Water Deep Space Mix]
5. Outlands [fountains Of Elisha Mix]
6. A Huge Ever Growing Pulsating Brain That Rules Fro
7. Spanish Castles In Space [extended Youth Mix]



             



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