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The OPEN - Silent Hours (2004)
Par BNJ le 22 Octobre 2004          Consultée 1857 fois

Que des mains se lèvent si j’ai tort, mais force est de constater que le « Rock Héroïque » est un genre directement moins facilement identifiable que le Hard Rock, la Pop Rock ou encore le Rock Progressif. Pourtant, dans les années 80, c’est à ce mouvement musical que pouvait se ramener des groupes comme U2 ou Simple Minds (dont l’apogée du genre restera le « Steet Fighting Years » de 1989). Comment définir ce genre ? Un son bien moins « brut » que le rock pur (comprenez, avec un bon producteur aux commandes), une ambition artistique importante (rupture de ton, grandes envolées électriques) et des formats un rien éloignés dans standards radio (avec des titres allant de 4 à 7 minutes).
Victime de la mode et de l’évolution de ses groupes porte-drapeaux, le genre allait peu à peu tomber en désuétude au début des années 90 avec, pour certains (dont moi) l’immense « Raoul and The Kings of Spain » de Tears For Fears en forme d’adieu au genre.

C’est donc avec une grande surprise que l’orée des années 2000 allait, via des groupes comme Coldplay ou Doves (et Travis, dans une moindre mesure), réactiver cette mouvance et The Open vient aujourd’hui s’y inscrire tout naturellement.

C’est d’ailleurs avec quelques notes de piano « à la Chris Martin » que s’ouvre l’album avec le titre « Close my eyes », avant de partir dans une partie bien plus rapide fleuretant quelque peu avec de la Brit-pop. Le chant décomplexé de Steven Bayley nous ramène directement 15 ans en arrière et c’est tout juste si on ne se laisserait pas repousser les cheveux pour l’occasion ! The Open n’ignore pas qu’un groupe doit aujourd’hui montrer tout son savoir faire dès la première chanson (car c’est souvent la seule qui est écoutée dans les bornes musicales des magasins de disques) et bien vite on y trouve donc ce qu’on venait y chercher. Rupture de rythme, guitare rythmique et envolée rageuse et mélodique. La maîtrise est totale, le bonheur est complet, il n’y a plus qu’à se laisser emporter.

Servi par une production limpide signée Simon Raymonde (ex Cocteau Twins), les heures silencieuses de The Open alternent avec ravissement bombes rythmées (« Forgotten », « Can you hear ») et titres épiques (« Just want to live », « Coming Down » ou l’incroyable « Lost » et ses 6 minutes de croisade musicale de toute beauté), l’ensemble étant dominé par la guitare savante de John Winter, 24 ans, qui connaît ses classiques sur le bout des doigts.
Espérons juste que The Open ne soit pas comme tous les autres groupes en « The » du moment, c'est-à-dire uniquement rattaché à la nostalgie de la musique d’hier, et que le jeune groupe anglais arrivera vite à se forger sa propre identité. Et peut être que dans quelques années on se dira au sujet d’un nouvel artiste « tiens, on dirait du The Open… »

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- Jim Reynolds (basse)
- Alan Dutton (clavier)
- Jon Winter (guitare)
- Scott Holland (batterie)
- Steven Bayley (chant, guitare)


1. Close My Eyes
2. Bring Me Down
3. Lost
4. Forgotten
5. Daybreak
6. Just Want To Live
7. Step Into The Light
8. Coming Down
9. Can You Hear
10. Elevation



             



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