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ROCK  |  STUDIO

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- Style : The Seer , 10,000 Maniacs, Kitchens Of Distinction
- Membre : Red Hot Chili Peppers

REM - Document (1987)
Par MARCO STIVELL le 19 Juin 2010          Consultée 2568 fois

Lifes Rich Pageant a fait d'une pierre quatre coups : artistiquement c'est une réussite totale, commercialement aussi, la maison de disques est donc rassurée et les quatre garçons d'Athens se trouvent revigorés. Qui dit vigueur dit énergie, mais ce n'est curieusement pas une caractéristique tout à fait propre à ce petit nouveau, Document.

Bien sûr, il y a, sur la première partie du disque, certains morceaux élancés et vigoureux. Bien sûr, il y a les deux tubes qui portent l'album et qui sont venus titiller cette fois-ci les plus hautes places d'autres classements de hits que ceux des Etats-Unis : « The One I Love » ainsi que « It's the End of the World as we Know it (And I Feel Fine) ». Bien sûr il y a un fort esprit de provocation (« Welcome to the Occupation »), parfois contre l'ancien acteur-président de l'époque, ce qui n'est pas pour déplaire à quelques intéressés (« Exhuming McCarthy »). Bien sûr... Je n'irai cependant pas toujours chercher des arguments pour défendre totalement cet album, tout simplement parce qu'il contient quelques-uns des titres de la carrière du groupe que je déteste le plus cordialement (ou cordialement le plus). Il y a bien l'arrivée de Scott LITT qui va insuffler une nouvelle texture à la musique du groupe... plus tard.

Car ce qui est vraiment dommage pour l'heure avec ce Document, c'est que l'on tombe (à mon avis bien sûr) dans l'extrême qu'évitait justement Lifes Rich Pageant soigneusement et avec grâce : une certaine lourdeur, grosse chaleur pesante qui ferait presque perler des gouttes sur le front de l'auditeur. Pourtant je suis habitué à des sonorités hard, heavy ou que sais-je, loin de me repousser. Mais là... Allez savoir, j'arrive pas à accrocher. R.E.M. nous sort l'artillerie lourde, Bertha, un genre de Spit Fire qui viendrait s'écraser sous la chaleur accablante du désert (il faut dire que la couleur rouge convient très bien à Document). Vous trouverez peut-être que je dis des âneries, d'autant plus qu'il est vrai que cela ne concerne qu'assez peu de chansons de l'album. M'enfin « Finest Worksong » quoi. Bon ok je l'aime bien ce titre, et encore si l'on ne se tient qu'à la liste des titres originelle (avant les remasters donc) ; le groupe nous a dispensés de la version où les cuivres foisonnent, ce qui alourdit encore plus la chanson...

Cette première partie de Document s'annonçait d'ailleurs plutôt bien avec outre « Finest Worksong », ce « Exhuming McCarthy » lancé sur un tempo sixties, pour les refrains du moins (le reste est plus étrange et l'on remerciera les cuivres pour leur discrétion) mais qui dégage tout de même un climat de forte température depuis le studio (à la sauce Document quoi) ; « Welcome to the Occupation » nettement plus sérieux avec des guitares cette fois pas trop huileuses ; le génial « Disturbance at the Heron House », sans aucun doute le titre que je préfère parmi les moins connus de cette première partie. La sauce retombe un peu avec la reprise « Strange », où les chœurs de Mike MILLS n'ont pas leur efficacité habituelle, mais cela remonte très vite avec l'inévitable super tube « It's the End of the World as We Know it (And I Feel Fine) », servi par un délicieux contraste entre ses paroles catastrophisantes et sa musique festive. Un titre idéal pour terminer cette première face, sans parler du fait qu'il deviendra un classique du répertoire live du groupe, appréciable surtout dans les rappels.

C'est la deuxième partie qui pose le plus de problème. Si on me proposait une grosse somme d'argent avec un sexteron (clin d'œil à ce vieux Charles) de zéros, je serais peut-être éventuellement enclin à dire que « Lightnin' Hopkins » pourrait être sympa. En revanche « Fireplace »... « Fireplace » c'est, comment dire ? Il y a des chansons pour lesquelles ont été écrits des soli de saxo. Ici, il m'a toujours paru évident que c'est le contraire qui a été fait, à savoir la chanson qui a été écrite pour le solo de saxo si vous n'avez pas suivi. C'est bien beau de vouloir paraître original, mais ça ne fait pas tout, et là en l'occurrence, à part des cauchemars, cela ne suscite rien chez moi. Niet, nada, que dalle comme dirait Emilio dans Ace Ventura. Sans parler de la lourdeur, ici plus que jamais. En revanche, on atteint des sommets avec d'une part le second tube, « The One I Love » (fiiiiiiiiiiiiiiiiire !) ainsi que le trop peu connu « King of Birds », où le groupe retrouve un son plus acoustique. C'est d'ailleurs le genre de morceaux que je m'attendais le plus à découvrir dans le R.E.M. de cette première période, un peu comme les « Wendell Gee », « Time After Time »... Ce dernier titre est d'ailleurs proposé comme bonus de la réédition de Document en version live acoustique (idéal pour tempérer certaines chansons de l'album), enchaîné avec une « citation » a cappella du « Red Rain » de Peter GABRIEL ainsi que « So. Central Rain ». Sublime.

Document, même s'il n'atteint pas les records des productions REMiennes de la période Warner (qui démarrera un an après sa sortie), est un peu l'album de la consécration pour le groupe. Même si je le trouve en deçà du précédent et des suivants, sans avoir assez de méchanceté pour le qualifier de cheveu sur la soupe à cause d'une poignée de morceaux seulement, ni assez de mauvaise foi pour le considérer comme raté alors que plusieurs morceaux valent vraiment le coup (après tout j'en aime une bonne moitié des titres), il reste un passage obligé pour tout curieux qui voudrait se pencher (avant ou après les grands succès) sur la période I.R.S.

Note réelle : 2,5. Tout juste la moyenne quoi...

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   MARCO STIVELL

 
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- Michael Stipe (chant)
- Peter Buck (guitares)
- Mike Mills (chant, choeurs, claviers)
- Bill Berry (batterie, percussions)
- Steve Berlin (cuivres)
- Carl Marsh (programmation fairlight cmi)


1. Finest Worksong
2. Welcome To The Occupation
3. Exhuming Mccarthy
4. Disturbance At The Heron House
5. Strange
6. It's The End Of The World As We Know It (and I Fee
7. The One I Love
8. Fireplace
9. Lightnin' Hopkins
10. King Of Birds
11. Oddfellows Local 151



             



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