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MISSY HIGGINS - The Sound Of White (2004)
Par MARCO STIVELL le 1er Août 2010          Consultée 923 fois

On dit souvent que le fait que les médias tournent le dos à de nombreux artistes rend ces derniers plus, voire bien plus intéressants que ceux avec lesquels ils nous matraquent à longueur de journée. Peut-être. A vrai dire je n'ai rien contre ceux que l'on "nous matraque", cependant il est certain que ces mêmes médias laissent souvent passer des occasions en or en permettant à ces artistes, qu'ils soient plus ou moins dans l'ombre, d'arriver aux sommets qu'ils mériteraient d'atteindre sur le plan reconnaissance mondiale, leur musiqualité (je viens d'inventer un mot, hi hi) n'étant plus à prouver. Missy HIGGINS est de ceux-là, ou plutôt celles-là.

Il y a beaucoup d'artistes de pays autres que les USA ou le Royaume-Uni qui savent se faire connaître à grande échelle, mais uniquement pour leur pays. Je veux dire que, pour rester dans le monde des artistes pop-rock-folk dont fait partie Missy HIGGINS, tout comme Sophie Zelmani en Suède, ladite Missy fait un carton dans son propre pays (l'Australie) dès qu'elle sort un album. Ce style de musique reste très apprécié dans les pays dits "occidentaux", et il est clair que ce fameux carton, ces artistes devraient le faire au moins dans TOUS les pays occidentaux. Je dis ça en pensant notamment à la France, car en France on est très fort pour passer à côté de ces grand(e)s artistes (déjà qu'on a des problèmes pour reconnaître les nôtres...).

Enfin bref toujours est-il que nous sommes en présence d'une jeune femme qui a tout d'une grande artiste. Missy HIGGINS nous vient de Melbourne, sud de l'Australie. Elle chante, joue du piano depuis son enfance, mais aussi de la guitare, et elle fait plus que très bien les trois. Sa voix conserve la particularité de se placer dans un registre médium et de pouvoir s'aventurer dans les notes graves, ce qui donne le ton pour un certain nombre de ses chansons. Celles-ci évoluent donc dans un registre à la fois pop-rock, folk et même un peu classique, car garnies d'instruments tels que la basse (ou contrebasse, même sur un titre pop), la batterie, mais aussi la guitare acoustique, beaucoup de piano aussi (évidemment), du violoncelle et totalement inattendu, le cor, aussi appelé "french horn" ! Rien que cette liste promet de bonnes choses, quand on sait que la liste des intervenants contient des musiciens de renom international comme le guitariste Greg Leisz, le claviériste Jamie Muhoberac ou la percussioniste Debra Dobkin. Avec tout cela, Missy HIGGINS et son premier album The Sound of White sont plus que capables de prouver que l'Australie, ce n'est pas "que" AC/DC, Midnight Oil, ou pour les chanteuses, Tina Arena et Kylie Minogue !

Comme une bonne partie des disques de pop-rock, il est clair que lors du premier contact avec cet album, celui-ci pourra paraître quelque peu uniforme, un peu trop homogène, et ce malgré les quelques arrangements originaux comme le duo piano-violoncelle, présent sur plusieurs titres comme "Any Day Now" ou "All for Believing" qui donne le ton. Un ton grave tout comme la voix de Missy, profonde, touchante de sincérité et de romantisme musical. Certaines chansons comme "This is How it Goes" et le tube "Scar" donneront l'impression de rompre avec cette tonalité avec leur emballage plus "léger". La présence de percussions comme les congas donnent un petit effet tribal à un titre comme "The River", sans doute l'un des plus faussement "banals", au contraire très dense avec parmi les meilleures parties de piano et de guitare électrique du disque.

Mais ce qui est particulièrement garanti, c'est qu'une fois passé le cap de la première écoute (le plus souvent pas des plus attentives), un grand nombre de chansons de The Sound of White rentreront dans votre tête pour ne plus ressortir, et souvent ce seront les mêmes qui vous feront le plus frissonner. Sur "Ten Days", "Nightminds", "Katie", "The Special Two" et la chanson-titre notamment, ce ne sont que des frissons, que des frissons, une larmichette et que des frissons. Les mots me manquent pour décrire la beauté de telles chansons, qui tient en particulier à leurs refrains merveilleux. Qui ne peut être conquis par celui de la dernière, peut-être le plus beau et le plus déchirant de tous ? Et encore ce n'est pas fini, la jeune femme a choisi de ne pas terminer son disque de cette manière : elle nous propose après un court blanc une chanson où elle est seule avec son piano, et qui mérite vraiment que l'on s'y attarde. Elle a d'ailleurs de quoi déclencher le même effet que le "Made Again" de Marillion sur l'album Brave, une vraie bouffée d'optimisme après une chanson mythique et grave...

Vous l'aurez compris, je recommande vivement ce disque, prometteur à plus d'un titre, à tous les bons amateurs d'une pop-rock que je qualifierais d'émotionnelle. A écouter allongé, sereinement, en fermant les yeux...

Note réelle : 4,5

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   MARCO STIVELL

 
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- Missy Higgings (chant, piano, guitare acoustique)
- Michael Barker (percussions)
- Helen Mountford (violoncelle)
- Dean Butterworth (batterie)
- Carlos Cordova (contrebasse)
- Stuart Mathis (guitares acoustiques et électriques)
- Greg Leisz (guitares électriques, steel guitare, lap steel gui)
- Jamie Muhoberac (claviers, piano)
- Debra Dobkin (percussions)
- Martin Tillman (violoncelle, violoncelle électrique)
- Keith Christopher (basse)
- John Porter (guitares électriques et acoustiques, claviers, man)
- Jay Newland (guitare acoustique)
- Darrell Leonard (cor)
- Ken Wiley (cor)
- Walt Fowler (cor)
- John Patitucci (contrebasse)


1. All For Believing
2. Ten Days
3. Scar
4. Don't Ever
5. Nightminds
6. Unbroken
7. Any Day Now
8. Katie
9. The River
10. The Special Two
11. This Is How It Goes
12. The Sound Of White



             



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