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DRUM AND BASS/ELECTRO POP  |  STUDIO

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PENDULUM - Immersion (2010)
Par SEIJITSU le 1er Octobre 2010          Consultée 1371 fois

PENDULUM m’a plu avec son premier album. Il m’a ensuite agréablement surpris avec son In Silico. Petite bombe d’électro pop /rock. Et enfin ces australiens ont finalement décidé de sortir un album anecdotique avec Immersion.

J’ai l’air d’être déçu ? Non. On s’y attendait quand même un peu. Plusieurs options s’offrait au groupe : Faire une synthèse de leurs précédents disques. Opérer un retour en arrière ou changer complètement leur façon de composer et faire quelque chose de vraiment nouveau. Pas de chance, ils ont fait justement l’inverse.

Immersion sonne comme un retour aux sources de leur premier album. Nous avons affaire à un disque long et varié. Néanmoins les quelques apports qu’avait pu apporter In Silico à leur son ont été conservés… Seuls les guitares tranchantes de ce dernier en sont absentes. En vérité, c’est le côté pop des compositions qui a surtout était reporté sur leur nouvel album. Cette science du tube qui fait d’eux le groupe que l’on connaît aujourd’hui. Mais est-ce un mal me direz-vous ? L’inconvénient c’est qu’on ne peut pas passer sa carrière à faire des tubes, aussi efficace soient-ils, il arrive bien un jour ou l’autre où l'on fini par ressasser les mêmes morceaux. Une évolution somme toute logique. C’est évidemment ce qui arrive sur Immersion. Ce disque est efficace, bardé d’hymnes hauts en couleur avec des inspirations pop. Mais c’est horriblement bateau et banal. Le côté touche à tout des Australiens réussit à sauver la mise car il permet de rendre le disque écoutable jusqu’à la fin. Mais quel ennui tout de même…

Entre une ouverture cinématographique prévisible « Genesis » qui se contente de reprendre une bonne idée de leur premier album, suivit d’un morceau de drum and bass conventionnel « Salt In The Wounds » on ne peut pas faire pire pour flinguer son album dès les premières minutes. La suite sera meilleure néanmoins, de pas grand-chose mais c’est toujours ça de pris. « Watercolour » a tout du tube estampillé PENDULUM et il est plutôt bon en plus. La suite sera pratiquement du même acabit avec parfois un retour au dub avec une voix aux accents jamaïcain « Set Me On Fire ». Cependant, une fois arrivé à The Island (divisé en deux parties), je m’attendais à un retour à leurs influences chill out… Et je suis complètement à côté de la plaque. En fait, il s’agit d’un bête morceau électro-house avec ses bons côtés (le côté immédiatement efficace) mais surtout ses mauvais (le côté sautillant avec ses claviers Game Boy qui fini par être agaçant). Il faut aussi signaler la présence de quelques invités dont les plus prestigieux sont Steven Wilson de PORCUPINE TREE, Liam HOWETT sur « Immunize » et… IN FLAMES sur « Self vs Self » ! Pour le second, il s’agit juste d’un gros coup de pub pour la troupe australienne. La présence du leader de PRODIGY ne se ressent absolument pas à l’écoute de ce titre. La seule différence qui existe avec les autres morceaux de l’album, étant une agressivité plus accrue dans les rythmes. Quant au dernier morceau, il s’agit ni plus ni moins, de Death Mélodique avec quelques claviers. A y bien réfléchir, cette alliance peu commune n’est pas si surprenante. Deux mastodontes du tube se rencontrent enfin sur CD et PENDULUM n’a jamais caché ses inspirations pour les groupes de rock et de metal. Passé cette surprise, le morceau se révèle de toute façon anecdotique car guère surprenant. Comme le IN FLAMES de ces dernières années à vrai dire.

Le reste de l’album sera aussi un beau recyclage de leurs travaux passés. Même si quelques titres attirent l’attention par leur côté mélodique évident « The Fountain ».

Donc, c’est encore un album qui ne tiendra pas la distance. De la part de ce groupe autrefois prometteur, c’est tout de même frustrant. Mais si l’intérêt de Immersion est quasi-nul pour les personnes connaissant les précédentes sorties du groupe, ceux qui le découvrent apprécieront. Cela explique ma clémence sur la note. Immersion est un disque chétif et inutile qui ne contentera que les fans les plus acharnés de cette formation ou les curieux voulant découvrir la drum and bass en douceur. Et malgré toutes ces critiques négatives, je rajouterai que ce disque a le mérite d’être moins barbant que le dernier CHEMICAL BROTHERS. Une performance minime certes mais qui mérite d’être souligné, si je devais expliquer pourquoi Immersion n’est pas si mauvais que ça.

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   SEIJITSU

 
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- Rob Swire (chant, synthétiseurs, piano, guitare)
- Gareth Mcgrillen (basse, chant)
- Peredur Ap Gwynedd (guitare)
- Kevin Joseph Sawka (batterie, percussions)
- Ben Mount (mc)
- In Flames (invité sur 'self versus self')
- Liam Howlett (invité sur 'immunize')
- Steven Wilson (invité, chant sur 'the fountain')
- Et Plein D'autres...


1. Genesis
2. Salt In The Wounds
3. Watercolour
4. Set Me On Fire
5. Crush
6. Under The Waves
7. Immunize
8. The Island, Pt. I (dawn)
9. The Island, Pt. Ii (dusk)
10. Comprachicos
11. The Vulture
12. Witchcraft
13. Self Vs Self
14. The Fountain
15. Encoder



             



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