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AARON - Birds In The Storm (2010)
Par ERWIN le 13 Novembre 2010          Consultée 1296 fois

Aaron est le fruit d’une étrange amitié. Celle née de la rencontre entre l’acteur Simon Buret (que l’on a aperçu dans « Les Chevaliers du Ciel » ainsi que dans « Tout Ce Qui Brille »), et le guitariste Olivier Coursier, leader du groupe de metal MASS HYSTERIA, l’un des rares à surnager dans le paysage musical français. C’est par la grâce du hasard que le groupe a finalement connu le succès, Simon joue un jour la chanson « U-turn » au réalisateur Philippe Lioret sur le tournage de « Je Vais Bien Ne T’en Fais Pas », le metteur en scène en est si bouleversé qu’il change certains éléments du film pour le faire coller davantage à la chanson qu’il prend en bande-son. L’album Artificials Animals Riding On Neverland paraît ensuite avec le succès que l’on sait, et Aaron fait aujourd’hui partie des quelques groupes français reconnus.

Les fans de MASS HYSTERIA en seront pour leurs frais, il n’y a aucune réminiscence du groupe, si ce n’est les tentatives de « people-isation » de l’album éponyme co-composé en partie avec cette tarlouze de Miossec –oui, je conchie la nouvelle vague. Les seules mais évidentes influences que l’on citera sont issues de la britpop, que l’on peut doubler d’éléments épars appartenant à la New voire la Cold Wave -le titre éponyme « Birds in the Storm »- du début des 80’s, ceci nous donne une musique pour le moins originale. COLDPLAY est le nom qui reviendra cependant le plus souvent (écoutez « Seeds of Gold ») pour la stigmatiser, mais un COLDPLAY mâtiné de rythmes trip hop et enrobé de textures Cold.

Un mot sur la fabuleuse pochette : pour tout vous dire, je ne connaissais pas la musique du duo et c’est cette image digne du « Ghostrider » qui m’a encouragé à me lancer sans arrière-pensées dans l’écoute du disque. Avouons que voilà une image qui ne peut laisser indifférent, je parie même que nombre d’entre vous vont lire cette chronique sur la base de cette sublime tof.

L’ambiance du skeud est crépusculaire, un recueil de chants dépressifs où la noirceur l’emporte inéluctablement. Finalement les gimmicks de guitare frustre et ce chant plaintif me rappellent la première période du groupe The Cult sur Dreamtime et Love, une référence indéniablement Cold Wave, c’est flagrant sur « Passengers » ou sur « Rise ». « Ludlow » nous plonge dans une ambiance trip hop de fière allure, avec une basse vrombissante qui sonne une charge stressante. Un synthé rétro intervient pour nous replonger dans les sons désormais kitsch des Roland Juno et consorts de nos chères années 80. Nous sommes nombreux dorénavant à chantonner le refrain de « Seeds of Gold » … Somethin is goin on… Lalala-lala ! c’est franchement pas mal du tout. « Inner Streets » et sa mélodie britpop sont aussi très sympas. Le petit piano de « Embers » emporte mon adhésion, malgré un chant trop moyen à mon goût.

Il y a une forte volonté de lancinance qui fait coller les ambiances aux DOORS ; elles sont emplies de substances interdites, de malsanité. D’un strict point de vue qualitatif, trop de remplissage attire malgré tout l’attention de l’auditeur : « Waiting for the Wind to Come » est par exemple sans aucun intérêt, je m’endors carrément sur « A Thousand Wars » qui tourne en rond sans nous faire vibrer, la « Song For Ever » aurait pu être somptueuse mais elle est vide, manque d’ampleur. Malgré sa personnalité débordante, Simon n’a pas pour moi l’étoffe d’un grand chanteur, sa voix est systématiquement circonscrite au même registre susuré, on note clairement ses limites techniques sur « Arm Your Eyes », la composition est cependant une des meilleures de l’album. La guitare d’Olivier est atone, sans relief, on est très loin des standards du Heavy Metal. Un peu d’énergie aurait pourtant rendu un fier service à ce skeud dont le principal défaut est un lymphatisme extrême, voulu et assumé par ses concepteurs.

C’est cependant très original et on ne peut ainsi descendre un des rares groupes français à proposer quelque chose. Ce n’est pas ma came mais l’écoute est franchement conseillée.

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   GEGERS

 
   (2 chroniques)



- Simon Buret (chant)
- Olivier Coursier (guitare)


1. Ludlow
2. Rise
3. Seeds Of Gold
4. Waiting For The Wind To Come
5. Inner Streets
6. Song For Ever
7. Arm Your Eyes
8. Birds In The Storm
9. The Lame Souls
10. A Thousand Wars
11. Passengers
12. Embers



             



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