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COVENANT - Modern Ruin (2011)
Par STREETCLEANER le 23 Février 2011          Consultée 1090 fois

Les Suédois de COVENANT nous reviennent pour un nouvel album au début de cette année 2011, soit environ quatre années d'attente depuis leur dernier album studio, Skyshaper. Leur premier album, Dreams Of A Cryotank, remonte à 1994 et à cette époque le combo, composé d'une bande de copains, oeuvrait dans un registre EBM/New-Wave, assez proche de celui d'un FRONT 242 croisé avec The HUMAN LEAGUE, par exemple. Au fil du temps, et dès le second album (Sequencer) le propos s'est adouci et le côté indus s'est amenuisé, le groupe gagnant les terres de la future pop/synth pop, et même de la dance-pop sur United States Of Mind (2000).

Sur Modern Ruin, la recette d'ensemble ne change pas vraiment, bien établie qu'elle est depuis plusieurs albums. Et cela, même si avec l'arrivée de Daniel Myer (1), Eskil Simonsson n'est plus seul à la composition. D'ailleurs, il aurait été surprenant qu'un groupe comme COVENANT nous surprenne. Et mis de côté un « The Night » dans lequel on croirait entendre la voix de Barry White, nous sommes donc en terres bien connues, le groupe oscillant toujours entre future pop/synth pop et dance-pop. Toutefois, on remarque quand même un retour à une multiplication des effets électroniques, et du séquenceur aux boucles profondes et imposantes « Get On », dont les derniers United States Of Mind, Northern Light, et Skyshaper étaient en partie dépourvus. Et également une réintroduction toute relative d'une certaine dureté et crudité dans ces effets, qui ne choquera cependant pas, puisque les Suédois s'attachent toujours à composer des titres largement mélodiques.

Côté mélodies justement, les titres les plus immédiatement accrocheurs sont peut-être bien ceux qui sont les plus « dance ». A l'instar de « Judge of my Domain » aux voix robotisées ou « Get On » notamment, particulièrement réussis même s'ils ne sont en rien véritablement novateurs. On reconnaît immédiatement l'écriture (musicale) du combo et évidemment on pourra leur reprocher une similitude avec des compositions antérieures. Notamment, « Judge of my Domain » n'est pas sans rappeler l'efficace « Monochrome » de Northern Light. « Get On », quant à lui, va rechercher son inspiration un peu plus antérieurement dans la discographie du groupe. Car bourré d'effets loin d'être discrets, avec ses grosses boucles de séquenceur (presque grinçantes par moments) qui tournent comme des pulsations rapides, électriques ou abrasives, il en devient rapidement hypnotique. Le technoïde « Dynamo Clock » passe plutôt bien également mais épuise assez rapidement son intérêt.

Toutefois, le problème de Modern Ruin est rapidement criant. Si « The Road » (un clin d'oeil à la nouvelle de Cormac McCARTHY) tente d'apporter de l'émotion, la dernière plage « (Unlisted Track) » de près de dix minutes n'apporte rien, même si on notera un lien évident avec le long développement d'atmosphères industrielles de fin sur leur premier album. On rencontre, disons-le, nombre de titres bien trop moyens qui n'apportent pas grand-chose, ou qui sont plutôt passe-partout dans le genre. C'est le cas de « Lightbringer » par exemple, de « Beat the Noise » qui nous renvoie à « Ritual Noise » sur Skyshaper, de « The Beauty And The Grace » ou encore de « Worlds Collide ». Ces titres pourraient éventuellement convenir sans trop de problèmes aux nouveaux auditeurs du groupe. Mais pour ceux qui possèdent déjà les productions précédentes leur valeur ajoutée se révèle être plutôt limitée.

Quand on enlève ces titres, plus les échantillons sonores/intermèdes « Modern Ruin » et « Kairos », force est de constater qu'il ne reste pas grand-chose de vraiment enthousiasmant. Si le précédent album était loin d'être exceptionnel, la force de l'écriture s'essouffle encore perceptiblement ici et on se dit que la contribution de Daniel Myer n'a pas été très salvatrice. C'est vrai que le combo a rencontré quelques déboires (familiaux notamment et changement de line-up) et peut-être que ceci explique en partie cela.

A noter également qu'une version avec un second Cd est disponible et contient le titre techno « Wir Sind die Nacht » (nous sommes la nuit) composé pour le film du même nom, morceau remixé et décliné en plusieurs versions. Pour être franc, COVENANT ne révolutionnera pas la musique techno non plus sur ce coup...

Note réelle : 2.5/5.

(1) il avait participé à la tournée du groupe depuis 2007. On notera également le départ de Clas Nachmanson.

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- Eskil Simonsson (chant, composition, synthés)
- Joakim Montelius (paroles, synthés, choeurs)
- Daniel Myer (synthés, composition, choeurs)


1. Modern Ruin
2. Lightbringer (feat. Necro Facility)
3. Judge Of My Domain
4. Dynamo Clock
5. Kairos
6. The Beauty And The Grace
7. Get On
8. Worlds Collide
9. In The Night
10. Beat The Noise
11. The Road
12. (unlisted Track)

1. Wir Sind Die Nacht (soundtrack)
2. Wir Sind Die Nacht (oscar Holter Remix)
3. Wir Sind Die Nacht (full Instrumental)
4. Wir Sind Die Nacht (henrik Baeckstroem Remix)
5. Wir Sind Die Nacht (sample)
6. Ich War Nichts (sample)
7. Wunder (sample)



             



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