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ABSTRACT AVENUE - Artefacts On The Moon (2011)
Par STREETCLEANER le 13 Mars 2011          Consultée 1703 fois

« We choose to go to the Moon »

President John Fitzgerald Kennedy
12 sept. 1962

Artefacts On The Moon est la dernière production d’ABSTRACT AVENUE, projet de musique électronique de l’Allemand Arthur Berent, lequel est également connu en qualité d’artiste graphique (c’est d’ailleurs lui qui s’est occupé de dessiner l’artwork de cet album, album disponible uniquement sous forme digitale semble-t-il). L’idée de ce nouveau travail est d’expérimenter l’idée d’une expédition prochaine sur la lune, un monde évidemment hautement dangereux et fascinant à la fois. Le décor mis en place correspond au scénario dans lequel une équipe de recherche réussit à s’implanter sur la lune, où elle établit une base avancée, point de départ pour une recherche d’artefacts sur le point d’être découverts. L’œuvre se décompose en deux parties. La première, longue de plus de 18 minutes, est censée évoquer le train-train habituel du travail sur la lune et tout semble se dérouler normalement. La seconde, d’environ 26 minutes, est plus dramatique car des évènements inattendus vont survenir. Autant l’annoncer de suite : Artefacts On The Moon est un album enthousiasmant et parfaitement immersif. Je dois dire que pour un album qui est librement téléchargeable (1) en tant que nouveauté je n’en attendais pas autant. Certes, on pourra reprocher à la première partie d’être un peu longuette mais il appartient également à l’auditeur de se prêter à cette suggestion et de suivre la narration proposée.

Il n’est pas impossible que cette idée d’artefacts lunaires remonte aux années précédant l’envoi de la première mission humaine sur la lune (en 1969, programme Apollo 11 de la NASA), astre alors objet de nombreux fantasmes. Certains esprits fantasques considéraient que la rotation obligée de la lune par rapport à la Terre (2) relevait d’un hasard naturel quasi-impossible, et ils y avaient vu la main d’extra-terrestres (les Elohim). C’était par exemple la thèse de l’écrivain Jean Sendy dans son livre « La Lune, clé de la Bible ». Profitant de sa faible vitesse de libération, la lune aurait ainsi été le satellite parfait pour y établir le siège d’un Orly cosmonautique. Et si les textes sacrés étaient correctement interprétés, on devrait forcément trouver sur la lune le lieu d’une Jérusalem Céleste ainsi que le fameux Arc d’Alliance dont parlent les prophéties. Rappelons-nous également de 2001 l’Odyssée de l’Espace avec son fameux artefact lunaire amené par une civilisation extra-terrestre… Evidemment, l’homme est allé sur la lune, en a fait le tour, et pour l’instant on n’y a rien trouvé… Mais avouons que tout ceci ferait un beau scénario de science-fiction. Et si en fait nous avions trouvé quelque chose ? Laissons notre esprit divaguer…

Nous voilà donc sur la lune ! Une petite mélodie répétitive constituée de quelques notes synthétiques nous indique que la mission se déroule correctement. L’atmosphère est tellement calme qu’on se demande même si le complexe n’est pas totalement endormi ! Puis l’activité semble monter progressivement, le soleil fait son apparition et il est temps pour chaque membre de l’expédition de prendre son poste. Tout va bien, les écrans de contrôle ne signalent rien de suspect… les machineries en sommeil sont remises en route, on se laisse facilement bercer par leurs doux mouvements rassurants.

Un peu avant le milieu de journée, un ordinateur signale toutefois qu’une anomalie a été détectée en zone C, celle du secteur minier. Il va falloir s’y rendre car le moindre incident peut prendre des proportions dramatiques. Sur notre parcours on peut observer la vapeur monter des tuyaux longeant les coursives étroites du complexe, les machines et systèmes mécaniques tourner dans les secteurs industriels, les gyrophares flasher au-dessus des portes blindées et écoutilles, les sas et espaces de pressurisation s’ouvrir, les ponts métalliques et autres postes de commandement s’éclairer ou s’éteindre. La tension et l’intensité montent. Il y a vraiment un problème... on peut aussi percevoir des petites percussions frénétiques anormales, et des courants d’air vaporeux, glacés et inquiétants, nous saisissent. Il faut rappeler que ce monde lunaire est diablement dangereux et qu’à l’extérieur l’environnement est aussi chaleureux que de l’azote liquide ! Dans le complexe on peut clairement discerner toutes les machines en action qui résonnent, les échos se propagent même le long des couloirs, et tout cet endroit semble certes à la fois vivant mais aussi tellement vide et inhabité ! Puis tout s’emballe et cette fois-ci on sent qu’il se passe quelque chose d’urgent, que c’est le temps de l’action, les éléments s’enchaînent rapidement, les ordinateurs s’affolent, tout semble être hors de contrôle, bref ça dérape méchamment et on ne comprend toujours rien à la cause de ce chaos… dehors il ne reste plus que le vent glacé et cette tension qui ne cesse de monter. Il ne vaut mieux pas rester à l’extérieur car quelque chose semble rôder. Mais est-ce vraiment plus sûr à l’intérieur ? Peut-être qu’une chose a été découverte, chose qu’on aurait mieux fait de laisser enterrée…

(1) http://lagunamuch.com/net-releases/abstract-avenue-artefacts-on-the-moon/

(2) la lune nous présente toujours le même hémisphère d’où l’idée fascinante de savoir ce qui pouvait bien se trouver sur l’autre, celui qui reste mystérieux car dans la nuit perpétuelle (the Dark Side of the Moon…)

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- Arthur Berent


1. Part I 00:00 - 18:22
2. Part Ii 18:22 - 44:00



             



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