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James COTTON - Giant (2010)
Par MANIAC BLUES le 16 Avril 2011          Consultée 870 fois

La sortie d'un album de l'ampleur de Giant aurait du être un évènement. Elle aurait du faire la une au journal de David Pujadas et James Cotton aurait du recevoir des mains du président de la République la légion d'honneur. Cela aurait été la moindre des choses. Au lieu de cela : rien, le néant, l'anonymat le plus désolant. Comparé au dernier Buddy Guy qui n'a déjà pas fait grand bruit, l'œuvre du dernier grand harmoniciste du Chicago Blues est sortie dans une quasi indifférence. Pourtant, comme le titre du disque le suggère, James Cotton est un géant. Dès la fin des années cinquante, il devient l'harmoniciste attitré de Muddy Waters. Il joue même sur deux disques majeurs de ce dernier : le Live à Newport en 1960 et le célèbre Hard Again en 1977. En solo, il enregistre quantité de très bons disques. Malheureusement, une opération d'un cancer de la gorge à la fin des années quatre-vingt dix l'empêche désormais de chanter.

En grande partie constitué de reprises, Giant signe le retour de James Cotton chez Alligator que ce dernier avait quitté en 1990. A défaut de pouvoir entendre son chant rocailleux, on admire toujours autant son style flamboyant à l'harmonica. Sans être particulièrement génial, Slam Allen, le guitariste-chanteur, assure l'essentiel. Si sa voix manque sans doute d'un peu de personnalité, son jeu de guitare sobre et précis se mêle merveilleusement à l’harmonica plein de fougue de James Cotton. Ce dernier assume totalement sa position de leader ; chacune de ses interventions donnent beaucoup de relief à l’interprétation globale de cet album.

D’emblée, « Buried Alive In The Blues » imprime un tempo d’enfer. A 75 ans, James Cotton ne joue pas du blues pour maisons de retraite mais de la musique pleine de vie et d’éclat. L’enthousiasme qu’il dégage sur l’instrumental « With the Quickness » est phénoménal. De « Change », composition classique mais efficace d’Allen, au trépidant « Going Down Main Street », l’ennui n’a pas le temps de pointer le bout de son nez. James Cotton n’est pas né de la dernière pluie et a trouvé la parfaite alchimie entre ballades dépouillées et morceaux endiablés. Le tempo infernal de « Find Another Fool » contraste à merveille avec le brillant blues lent « Sad Sad Day ». La qualité exceptionnelle de ce morceau typique de l’âge d’or du Chicago Blues fait la paire avec le splendide « How Blue Can You Get? ».

Varié et enthousiasmant, Giant s’écoute avec beaucoup de plaisir. Certes, la qualité de ce disque est en deçà des meilleures œuvres de James Cotton tel Mighty Long Time. Mais le résultat reste très convaincant. Plein d’élan, Giant ne peut que satisfaire l’amateur de Blues.

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1. Buried Alive In The Blues
2. Heard You're Getting Married
3. Find Yourself Another Fool
4. Sad Sad Day
5. Change
6. How Blue Can You Get?
7. With The Quickness
8. Since I Met You Baby
9. Going Down Main Streets
10. That's All Right
11. Let Yourself Go
12. Blues For Koko



             



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