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Nicole SCHERZINGER - Killer Love (2011)
Par MARCO STIVELL le 18 Mai 2011          Consultée 1343 fois

Dans un temps désormais lointain, Forces Parallèles se jouait de toute forme de variété, au sens négatif où l'on emploie ce terme habituellement. Quelques albums pop et bien peu de chanteuses (pour beaucoup les principales responsables de la variété dite "de merde") étaient passés à travers les mailles du filet. Puis je suis arrivé, et j'ai voulu mettre mon plan abominable à éxécution : faire rentrer la variété, tous genres confondus sur FP. Enfer et damnation pour les lecteurs, je rigole encore des quelques inepsies postées lors de l'arrivée de cette pauvre Elsa. Après quelques autres déconvenues pour les lecteurs (et aussi un peu pour mes très estimés collègues), Lady Gaga, Katy Perry et d'autres - même si certaines ne sont pas de mon fait - figurent sur le site. Amusant (une vraie victoire) pour des responsables comme moi, mais aussi tellement naturel pour un site qui a pour vocation de devenir généraliste. Désolé les gars, j'amène dans mon sac aujourd'hui ce que vous vous empresserez de qualifier de "merde" supplémentaire, le premier album solo de Nicole SCHERZINGER. Nyark nyark nyark !

"Gneuh mais c'est qui elle ?" C'est tout simplement l'ex-chanteuse des feu Pussycat Dolls. Après cinq années de grands succès avec pour points culminants des singles comme "Don't Cha" (feat. Busta Rhymes) en 2005 et "Jai Ho" en 2009, Nicole cherche à se démarquer d'un groupe au final brutal en produisant ce premier album (en fait son second, le premier n'ayant jamais vu le jour) faisant suite à des singles qui n'ont pas beaucoup marché - malgré les participations de T.I et Will.I.Am des Black Eyed Peas -. Enfin, à se démarquer, plus ou moins. Cette oeuvre de la chanteuse phillipino-russo-iranienne (que de nationalités pour plaire aux Américains) utilise les mêmes recettes que les Pussycat Dolls, éminemment pop, tout en tentant de varier un peu plus son propos.

On se retrouve donc avec un album pop, mélangé avec de l'électro (tendance Lady Gaga et Robyn), du rock voire de la soul. Pas d'affolement, ces deux derniers styles sont très (trop) légèrement représentés. Le style maître ici, c'est l'électro-pop, avec des textes et arrangements punchy et synthétiques sulfureux à la fausse blonde Stefani, dégoûlinant sur des titres comme "Poison", "Killer Love", "Don't Hold your Breath", "Wet" ou "Everybody". Ces titres s'imposent comme des hits potentiels, tandis que d'autres du même style tendraient plutôt à alourdir l'album et à nous le faire considérer comme juste moyen. "You Will Be Loved" en particulier reste sympathique, mais l'on ne sait pas trop si l'on doit rire de cette tentative de chant yodel ou non. Cela reste assez original... Avouons encore que l'emploi aussi conséquent de synthés et de batteries programmées n'est lui en revanche, pas une nouveauté, et que cette orchestration restant uniforme, sans ornements plus réfléchis, nous fait nous dire que Nicole a de la malchance d'arriver juste après le Body Talk de Robyn. Lui se révélait efficace sur la totalité, alors qu'ici la surprise n'est plus de mise et amènerait presque à déprécier un genre qui commence à éffleurer la redite. Nicole est une chanteuse plus que convenable, c'est déjà ça.

Reste le cas des autres chansons, qui elles tendent à tirer l'album vers le haut et aux côtés de ce style électro-pop affirment tout autant la personnalité de la chanteuse. J'ai parlé de pop-rock et de soul. En fait pour le premier genre, il faut compter sur des chansons à la production similaire aux morceaux électro, avec des instruments factices, mais aussi de vraies guitares qui rendent le tout plus organique. On les rencontre en particulier sur "Right There" et "Deseperate", et leur rareté contribue tout autant que leur arrangement à l'efficacité d'un tel choix. "Casualty" peut encore s'arguer d'être un joli avant-dernier effort, à la frontière de la soul. Quant à ce dernier style, le seul représentant le plus fidèle est ce somptueux "AmenJena" avec accompagnement de piano, et sur lequel la belle révèle tout son filet de voix, ce qu'elle n'a que trop peu fait dans le restant de l'album.

Voilà en fait ce qui va et ne va pas avec ce disque. Il regorge de bonnes idées, mais certaines d'entre elles, et souvent les meilleures sont trop peu exploitées, que ce soit l'apparition de vrais instruments (guitares, piano) ou l'utilisation par Nicole de toutes ses capacités, à nous en donner des frissons comme sur "AmenJena". La présence de certains titres m'amènerait à baisser un peu la note de ce Killer Love, qui vaut donc un 3,5. Je suis bon prince, j'arrondis à 4 grâce à cette volonté de varier quand même un peu le propos, et qui amène cet album à se placer en meilleur digne successeur de The Fame Monster que le Body Talk de Robyn, nonobstant le fait que ce dernier était plus tubesque.

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   MARCO STIVELL

 
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1. Poison
2. Killer Love
3. Don't Hold Your Breath
4. Right There
5. You Will Be Loved
6. Wet
7. Say Yes
8. Club Banger Nation
9. Power's Out
10. Desperate
11. Everybody
12. Heartbeat
13. Casualty
14. Amenjena



             



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