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- Style : Mike Oldfield

TRUST NO ONE - Ondanuma (2008)
Par MARCO STIVELL le 5 Janvier 2012          Consultée 1196 fois

S'il y a bien quelque chose qui fait que l'on sera éternellement reconnaissant envers Internet, c'est bien l'arrivée de ces musiques dites "libres". Vous savez, ces sites comme Jamendo (entre nombres autres) qui vous présentent une quantité incommensurable de talents venus de tous les pays, et qui offrent leur musique en écoute et téléchargement libres. Pensez un peu, une réserve inépuisable de musique à portée de clic, gracieusement offerte par les artistes eux-mêmes !

Ce n'est pas ainsi que j'ai connu Julien, alias TRUST NO ONE, mais c'est sans doute là que ce trouve tout l'accomplissement de son talent. Ce gentil stakhanoviste n'hésite pas à publier parfois au moins trois albums par mois depuis 2008, et je suis sûr qu'il a encore une quantité phénoménale de musique cachée. Si ça se trouve, il a réussi le pari d'écrire avant sa naissance. Mais sans rire, vous allez entendre parler de lui car à la manière d'un Steve Hackett, plus encore que de Mike Oldfield qui est sa première influence, TRUST NO ONE semble disposer d'une inspiration sans faille ni limite (on reverra ça, c'est juste une impression au vu des dernières productions). Un tel artiste mérite amplement que sa discographie entière figure sur FP, vraiment.

On ne va d'ailleurs pas faire sans cesse la filiation avec Mike Oldfield, même s'il s'agit d'une influence plus que fondamentale pour la musique de TRUST NO ONE. Elle est assumée, et cela doit suffire à faire taire tous ceux qui parleraient de quelconque plagiat. J'ai déjà signalé d'ailleurs que bienheureux devraient être ceux qui râlent comme quoi Mike Vieuxchamp ne sait plus faire un bon disque depuis longtemps, de trouver cette musique si proche d'un Tubular Bells, ou encore mieux, de Ommadawn. Et voilà comment on réussit la transition pour introduire le nom de ce premier album, Ondanuma. Le jeu sera de ne pas faire de référence directe à Oldfield pour la suite des festivités (celui-ci et les autres albums).

Ondanuma donc. Un nom qui commence aussi par la lettre "o", et qu'on aura également bien du mal à rattacher à une quelconque langue existante, sur Terre du moins. J'ai beau dire "aussi", "également", j'ai dû mal à me rappeler quel est l'album avec qui je fais la relation. Vous voyez, je me prête au jeu ! Et c'est pas tout, l'album est une suite instrumentale, divisée en deux parties d'à peu près vingt minutes. Comme... Ah zut ! Mais trêve de plaisanterie chers amis, car avec Ondanuma, un nom dont il convient de se rappeler, vous assistez sans doute à l'un des meilleurs exemples de la musique actuelle que l'on peut aisément rapprocher d'une de ces dernières décennies que les progueux vénèrent particulièrement. Tout ici nous rappelle ces fastes années, dans le choix des instruments aussi bien que dans la réalisation, la production. Comment monsieur TRUST NO ONE est-il arrivé à cette perfection ? Je ne le sais guère, je n'enregistre pas d'album moi-même. Ce que je sais, c'est que c'est de l'orfèvre en platine informatique. On oublie carrément que l'on est sur un ordinateur tellement on est happé par cette richesse momentanée que seuls les vinyles d'époque ont su nous procurer. Son feutré, mordant sur les parties rock sans être agressif, plus éthéré à d'autres moments, en tout cas on garde cette sensation agréable de l'esprit "vintage" qu'on ne sait plus faire aujourd'hui.

Bon sang regardez-moi ça, ces deux parties sont divisées en plusieurs sous-parties. Et à l'écoute, on évolue dans un monde de guitares, synthés et percussions (programmées). Sabre de bois j'en perds mon latin. TRUST NO ONE dit "Je ne fais que ce que d'autres ont déjà fait", mais mon grand tu peux, car il ne le font plus, et on est bien contents que tu sois là pour prolonger ce rêve. Car on rêve oui, dès les mesures introductives de la première partie, où un arpège délicat de guitare acoustique survole une nappe de mellotron. Classe, et avec une production encore une fois très adaptée s'il vous plait. Le reste se tient, la guitare électrique sort le grand jeu à tous les coups où elle passe, pour des soli torturés et vibrants, avec un son qu'on a déjà eu l'occasion d'entendre je sais plus où. Le pire c'est qu'il y a un autre son plus "clean" qu'on connait bien aussi, bref les clins d'oeil ne manquent pas, et l'on se délecte naturellement de ce foisonnement. C'est certes très imitatif, mais les idées servent pleinement à la construction d'une musique personnelle, aux changements courants, marqués sans être abrupts, pour des sous-parties pleinement abouties.

La partie 1 a donc cette intro majestueuse, ces superpositions de guitares folk et rock enivrantes, ces modulations harmoniques séduisantes. Les percussions rentrent dans la troisième sous-partie, le synthé-flûte dans la quatrième, la montée orchestrale à la fin de la sixième, et on a la progression assurée vers un final haut en couleur sur la septième. La partie 2 comporte notamment une deuxième sous-partie très dense, cette excellente sous-partie 4 sautillante où la guitare électrique joue comme un fiddle (violon irlandais), la sous-partie 5 avec le fameux "Digital Sound Processor" et ses percussions certes factices mais joliment choisies, la finale joyeuse avec ces marimbas et xylophones exotiques. Et bien sûr globalement, la guitare électrique lead toujours là où il faut. Mention spéciale également à ces nappes sublimes et cette basse caractérielle si... caractéristique de l'époque bénie.

Ondanuma réussit ainsi le pari premier album/hommage/chef-d'oeuvre. Vous allez trouver que j'y vais fort, pourtant c'est encore peu de choses par rapport à l'attachement que j'ai envers cet album, et plus généralement cette musique. Ca me rappelle tant ma découverte des cloches ch'sais pas quoi et de O-machin là... et ça devrait être la même chose pour vous.

Pour écouter l'album en morcelé : http://www.jamendo.com/fr/album/29220

Ou avec deux parties unies comme sur les vieux albums de Mike bidule : http://www.archive.org/download/Ondanum ... br_mp3.zip

Note réelle : 4,5

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   MARCO STIVELL

 
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- Trust No One (guitares, basse, claviers, programmations)


1. Ondanuma Part I
2. Ondanuma Part Ii



             



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